Certains
partisans de cet édifice artificiel et baroque qu’est l’euro osent encore
soutenir qu’il n’y aurait pas d’économiste sérieux qui y serait opposé. Mais outre
9 prix Nobel d’économie, toujours plus d’économistes le critiquent, au
point que l’on peut se demander s’il a encore des soutiens sérieux ?
Le refus
du cap eurolibéral
Bruno
Moschetto, secrétaire national aux questions économiques au MRC, et professeur
de sciences économiques à HEC, a publié une tribune dans Marianne, intitulée « Pourquoi
un changement de politique s’imposer à Hollande ».
Il n’est pas inintéressant de la relire après la
conférence de presse de François Hollande pour deux raisons. D’une part,
cela permet de constater à quel point la majorité actuelle prend une direction
totalement opposée à celle que juge nécessaire Bruno Moschetto, dans
la lignée du jugement, très critique sur le fond, émis par Jean-Pierre
Chevènement.
L’argumentaire
de Bruno Moschetto est clair. Il dénonce le manque de flexibilité de cette
construction monétaire, particulièrement évident dans cette crise. Il dénonce
également le fait que la monnaie unique contribue à augmenter les différences
entre les différences nations, au lieu de les homogénéiser. Pour lui, il
n’est pas juste que l’Allemagne concentre à ce point la production industrielle.
Il fait un parallèle entre la situation actuelle et celle de la France en 1958,
vis-à-vis de l’Algérie et il appelle à un
démontage de la monnaie unique et sa transformation en monnaie commune.
L’Allemagne
de plus en plus hostile
