« Ubi solitudinem faciunt, pacem
appelant »[i]
Dans la dernière ligne droite
précédant les élections européennes du 25 mai 2014, la « grande »
presse européiste s’est lancée dans une belle campagne de propagande. De
Libération au Figaro en passant par le Monde, du Nouvel Obs au Point[ii],
du pathétique « Roman de l’euro »
de France2[iii]
aux sophismes de BFMTV et consorts, les mots et les tribunes n’ont pas manqué
pour défendre la monnaie unique et la construction européenne[iv].
Nouvelle preuve, s’il en est, après la débâcle du référendum de 2005, de
l’irrémédiable fracture entre le peuple français et l’oligarchie
politico-économico-médiatique qui le gouverne, de plus en plus malgré lui. Et
dorénavant contre lui.
Parmi ce fatras propagandaire
teinté de novlangue absconse, ce prosélytisme de supermarché aux accents de
chantage, j’ai retenu un billet, un seul (dommage pour lui). Tant il est vrai
que d’un seul, on les lit tous. De Calliclès à Delhommais et consorts, la
filiation est directe, l’hypocrisie gémellaire et la rhétorique au même niveau
que la profondeur de la pensée. C’est-à-dire pas bien haut.
Lire La
zone euro sur le chemin de la résilience de Pierre-Antoine Delhommais
permet donc de s’affranchir de dix bonnes années de rétrospectives des
rubriques « Europe », « politique » et
« élections » d’à peu près toute notre bonne et grande presse. Pour
cela, au moins, on peut lui en être gré. Car pour le reste …