Parfois, l’actualité nous joue de drôles de tours,
la quasi-concomittance de deux actualités, qui résonnent l’une avec l’autre.
Dernière exemple en date : la
grêve des élèves d’un lycée de Loire-Atlantiques réclamant des sanctions plus
durs contre les fauteurs de troubles de leur établissement, suivie,
quelques jours après, par l’annonce
de nouveaux mauvais résultats de nos écoliers en mathématiques et sciences.
Bien sûr, Il
n’est pas nouveau que la situation de notre école est mauvaise, malgré les
résultats officiels du baccalauréat, qui
progressent tous les ans, comme les statistiques de l’URSS sur la fin…
Il y a quinze jours, nous
apprenions que des élèves de CM2 font 70% de fautes de plus que leurs parents
sur le même texte. Voici le résultat du manque de considération pour les
professeurs, trop peu nombreux, et plus encore, trop mal payés, comme
considérés, aboutissant
à une logique crise des vocations avec un nombre de candidats au CAPES parfois
inférieur au nombre de places… Mais on peut aussi y voir le résultat d’une
idéologie relativiste, rétive à toute autorité et toute sanction contre des
comportements qui devraient pourtant être punis, incitant à une moindre
discipline dans les études, et dégradant les conditions d’étude. Quand ce
sont les élèves d’un lycée qui le disent, c’est sans doute que l’on est allé
beaucoup trop loin.
