L’actualité
l’a fait un peu oublier, mais c’est une déclaration tellement révélatrice qu’il
faut revenir dessus : le ministre de l’économie a dit à Las Vegas (sic) :
« il
faut des jeunes qui aient envie d’être milliardaires ». C’est le
moment Rolex d’Emmanuel Macron, que l’actualité a bien protégé.
Dis-moi
qui tu nommes à Bercy
Parler de
milliards et non de millions a un sens : celui de la démesure d’une
certaine élite. Pire, Macron est un énarque qui s’est mis en disponibilité à
peine quatre ans après sa sortie de l’ENA pour devenir banquier d’affaire chez
Rothschild. A quoi bon former sur fonds publics des hauts fonctionnaires qui
partent aussi vite dans le privé ? Il n’est pas innocent non plus qu’il
vienne de la finance. Dire qu’il y a cinq ans, les politiques dénonçaient les
excès de cette finance qui nous avait plongé dans la pire crise économique
depuis 80 ans. Aujourd’hui, ils
tergiversent sur la taxe Tobin. Et faut-il
s’étonner de la désindustrialisation quand on confie l’économie à un
financier qui ne connaît rien à l’économie réelle ?
L’impasse
euro-mondialo-néolibérale