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vendredi 1 septembre 2017

Le budget Bettencourt / Arnault

Bien sûr, le candidat avait annoncé la couleur. Mais devant les premiers éléments du budget pour 2018, il est reste révoltant de constater à quel point il favorise ces milliardaires que Macron érige en modèle : derrière les débats sur la taxe d’habitation et le transfert de cotisations sociales sur la CSG, les deux personnes les plus riches de France vont bénéficier d’une triple baisse d’impôts !


La présidence des milliardaires…

mardi 13 janvier 2015

Macron vante l’envie d’être milliardaire


L’actualité l’a fait un peu oublier, mais c’est une déclaration tellement révélatrice qu’il faut revenir dessus : le ministre de l’économie a dit à Las Vegas (sic) : « il faut des jeunes qui aient envie d’être milliardaires ». C’est le moment Rolex d’Emmanuel Macron, que l’actualité a bien protégé.



Dis-moi qui tu nommes à Bercy

Parler de milliards et non de millions a un sens : celui de la démesure d’une certaine élite. Pire, Macron est un énarque qui s’est mis en disponibilité à peine quatre ans après sa sortie de l’ENA pour devenir banquier d’affaire chez Rothschild. A quoi bon former sur fonds publics des hauts fonctionnaires qui partent aussi vite dans le privé ? Il n’est pas innocent non plus qu’il vienne de la finance. Dire qu’il y a cinq ans, les politiques dénonçaient les excès de cette finance qui nous avait plongé dans la pire crise économique depuis 80 ans. Aujourd’hui, ils tergiversent sur la taxe Tobin. Et faut-il s’étonner de la désindustrialisation quand on confie l’économie à un financier qui ne connaît rien à l’économie réelle ?

Son choix est également très révélateur d’un point de vue idéologique. En 2007, Emmanuel Macron a été le rapporteur de la commission pour la libération de la croissance française de Jacques Attali, mise en place par Nicolas Sarkozy. Quel meilleur exemple de cette proximité idéologique trop grande qui existe entre le PS et l’UMP que cet homme qui a servi un ancien conseiller de François Mitterrand qui servait Nicolas Sarkozy, puis qui devient ministre de l’économie quelques années après. Comment s’étonner ensuite que la loi qui porte son nom ressemble étrangement aux recommendations de la commission Attali, réalisant une partie de ce que l’ancienne majorité de droite n’avait pas osé faire.

L’impasse euro-mondialo-néolibérale