Affichage des articles dont le libellé est tripartisme. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est tripartisme. Afficher tous les articles

mercredi 1 avril 2015

Tripartisme et conséquences

C’est le fait politique majeur des élections européennes et départementales, qui confirment de facto le bilan de l’élection présidentielle de 2012. Notre pays voit s’installer une forme de tripartisme, où 3 partis dominent notre vie politique. Une nouvelle équation qui n’est pas neutre pour l’avenir.



Trois points cardinaux

L’élection présidentielle de 2012 reposait sur une dynamique différente. Après que les médias aient renoncé au quintette avec l’effondrement du vote écologiste, la campagne s’était centrée sur quatre partis : PS, UMP, FN et FG. Nicolas Sarkozy, François Hollande, Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon étaient les principales figures de cette élection, les deux premiers se détachant vite des deux suivants, après quelques sondages à l’automne 2011 plaçant la candidate du FN au second tour. Un temps, le FG semblait en mesure de prendre la troisième place au FN. Les résultats des européennes et des cantonales, où le second pèse 4 fois plus que le premier, signe l’échec actuel de la gauche radicale en France.

Alors qu’en Europe, l’alternative est incarnée par la gauche dite radicale, en Grèce ou en Espagne, dans notre pays, Jean-Luc Mélanchon ne semble pas réussir à date. L’incarnation de l’alternative aux deux partis qui dominent notre vie politique depuis si longtemps est de plus en plus clairement le FN. La vie politique de notre pays s’organise depuis 2012 autour des trois pôles dominants que sont le PS, l’UMP et le FN. Cela ne signifie pas que les Français en sont satisfaits ou même qu’ils ont une bonne image de ces partis, y compris ceux qui votent pour eux, comme le montrent les sondages. Ce faisant, les résultats des départementales pourraient bien démontrer que ces trois partis font le vide autour d’eux.

L’UMP en position centrale ?