lundi 31 octobre 2011

Qui a vu les 1000 milliards du FESF ?


Mercredi dernier, Angela Merkel annonçait que l’Allemagne ne donnerait pas un mark, pardon, un euro de plus en garantie pour le fonds européen. Pourtant, surprise, jeudi matin est annoncée une augmentation drastique des moyens du FESF. Une annonce qui reste bien mystérieuse.

Un serpent de mer

Cela fait des mois que les dirigeants européens et les éditorialistes se posent la question d’une hausse des moyens du FESF. En effet, les 250 milliards d’euros qui restent après les plans grecs, irlandais et portugais paraissent bien légers si jamais il fallait participer au refinancement des dettes publiques espagnole et italienne (respectivement 700 et 1900 milliards d’euros). Pour l’instant, la question a été résolue par la BCE qui rachète ces dettes sur le marché secondaire.

dimanche 30 octobre 2011

Le roman de la fin de l’euro, partie 2 : le PS contre-attaque

Le 22, à la surprise générale, le candidat Charles Delacroix élimine Nicolas Sarkozy du second tour et va affronter François Hollande dans un débat dominé par les questions européennes puisque l’invité surprise du second tour est favorable à la sortie de la monnaie unique. L’après premier tour confirme la dynamique de sa campagne. Jusqu’à…

25 avril 8H : au micro de Jean-Pierre Elkabbach, Jean-Claude Trichet attaque violemment Charles Delacroix, le qualifiant de « nationaliste passéiste ». Il prédit une « apocalypse économique » s’il est élu, et dénonce l’ensemble de ses plans économiques comme totalement farfelus.


samedi 29 octobre 2011

Les bourdes et dérapages de Marine Le Pen


Beaucoup pensent que Marine Le Pen pourrait accéder au second tour de la présidentielle de 2012. Mais si cette option est naturellement possible étant donné le bilan de Nicolas Sarkozy, cette campagne pourrait aussi faire apparaître toutes les limites de la présidente du FN.

Une présidentielle, ce n’est pas une élection interne

Marine Le Pen a très bien réussi son lancement médiatique en début d’année. La plupart des médias ont sagement reproduit l’histoire qu’elle souhaitait voir passer, à savoir qu’elle serait plus modérée que le Front National, qui serait devenu plus respectable, un parti républicain et non pas extrémiste. De manière étonnante, de nombreux médias de gauche ont véhiculé cette histoire sans jamais remettre en question la sincérité de la nouvelle présidente du FN.

vendredi 28 octobre 2011

Le Sarkoshow tourne dans le vide


Hier soir, Nicolas Sarkozy est intervenu sur France 2 et TF1. Bizarrement, il a choisi un couple de journalistes bien mal assortis avec le pugnace et crédible Yves Calvi qui a totalement éclipsé un Jean-Pierre Pernault dont on se demandait bien ce qu’il faisait là.

Le service après-vente de l’accord européen

Entre mercredi soir et jeudi matin, les dirigeants européens ont conçu le 5ème plan « définitif » de sauvetage de l’euro, après le printemps 2010 (1er plan grec), l’automne 2010 (plan irlandais), le printemps 2011 (plan portugais), l’été 2011 (2ème plan grec). Nicolas Sarkozy a commencé par essayer de dramatiser l’enjeu de la réunion d’hier alors que même les marchés, pourtant très fébriles, n’avaient quasiment pas bronché avant les réunions de la semaine dernière et de mercredi.

jeudi 27 octobre 2011

Bienvenue dans l’Europe Allemande !


Après une dramatisation absolument ridicule de la réunion d’hier (en se mettant une telle pression, il était bien évident que l’accord était proche), les dirigeants européens sont parvenus à un nouvel accord, qui correspond peu ou prou aux désidératas Allemands.

Sarkozy : je cède donc je suis

Il y a dix jours, la France voulait que la BCE finance l’augmentation des moyens du FESF, que la dette grecque ne soit pas davantage restructurée et proposait une augmentation des garanties allemandes, tout en étant prête à un grand pas en avant fédéraliste. L’Allemagne refusait absolument que la BCE finance le FESF, souhaitait une restructuration forte de la dette grecque, refusait d’engager un mark de plus tout en étant peu ouvert à une évolution fédéraliste.

mercredi 26 octobre 2011

Le calvaire des professeurs


Il y a deux semaines, un professeur s’immolait par le feu dans son lycée de Béziers. Parallèlement, le Monde faisait un article sur une étude qui révèle que 17% des professeurs souffrent de « burn out », un grave épuisement physique et mental.

Quand l’Etat abandonne les professeurs

L’étude révélée par le Monde est proprement effrayante. Un professeur sur six serait dans un état très difficile. En clair, n’importe quel élève de collège ou de lycée a un ou deux professeurs qui souffrent d’un grave épuisement physique et mental. Cela est doublement révoltant. Tout d’abord, il est inacceptable que l’Etat laisse ainsi les personnes en charge de l’éducation de la jeunesse à l’abandon, mal à l’aise dans leur métier, 30% souhaitant même le quitter.

mardi 25 octobre 2011

Les Argentins votent pour la démondialisation


Dimanche, les Argentins ont réélu triomphalement Cristina Kirchner par plus de 53% dès le premier tour des élections présidentielles. Une belle victoire pour la dirigeante d’un pays qui montre que la démondialisation, cela marche, avec une croissance de 8% par an depuis 2003.

Le triomphe de Cristina Kirchner

La présidente de l’Argentine a donc été réélue triomphalement puisqu’il n’y aura même pas besoin d’un second tour. Elle a devancé le candidat socialiste, qui, avec 17%, a devancé pour la première fois le candidat radical qui n’a rassemblé que 12% des votes. Les Argentins ont donc choisi de prolonger le bail de la famille Kirchner puisque la présidente avait succédé à son mari Nestor en 2007, qui ne pouvait pas alors se représenter avec les lois électorales de l’époque.

lundi 24 octobre 2011

L’Europe repousse la sortie de la crise


Hier, les dirigeants européens se sont de nouveau réunis pour essayer de trouver une solution à la crise qui secoue la zone euro depuis deux ans. Les annonces ont été repoussées à mercredi. Encore une fois, ils semblent vouloir acheter du temps sans véritablement régler les problèmes.

Une nouvelle victoire pour Angela Merkel

Comme d’habitude, la France est venue avec des propositions qui ont été retoquées par l’Allemagne. Les équipes de Nicolas Sarkozy souhaitaient en effet transformer le FESF en une banque et lui faire emprunter à la BCE pour démultiplier sa force de frappe. D’abord, on peut s’interroger sur une solution qui consiste à ajouter une couche de dettes européennes en plus des dettes nationales alors que les marchés sont méfiants à l’égard des dettes souveraines.

dimanche 23 octobre 2011

Le roman de la fin de l’euro, partie 1 : la surprise du 22 avril


22 avril 19H : les mines déconfites des représentants de l’UMP sur tous les plateaux laissent augurer un très mauvais score de Nicolas Sarkozy…

22 avril 20H : à la surprise générale, François Hollande affrontera Charles Delacroix au second tour de l’élection présidentielle. En effet, le président de la République sortant a été éliminé. L’heure du bilan a été très dure pour lui, les Français se rappelant toutes ses outrances, ses promesses non tenues, et ses contradictions. Avec seulement 17% des voix, il termine en 3ème position. Mais l’immense surprise vient du second finaliste, que les sondages n’attendaient pas si haut, et clairement pas au second tour. La campagne officielle lui a donné une forte couverture médiatique qui l’a amené à 18% des voix. François Hollande est arrivé en tête avec 26% des suffrages.

samedi 22 octobre 2011

Pourquoi la libéralisation fait monter les prix


Il y a une dizaine d’années, on nous vendait la libéralisation des services publics comme un moyen de faire baisser les prix. Mais depuis, on constate qu’au contraire, les prix ont largement tendance à progresser, démontant l’argument principal des tenants du recul de l’Etat.

Un problème d’économie d’échelle

Il ne s’agit pas de remplacer un dogmatisme par un autre. Si la libéralisation n’est pas la solution dans bien des domaines, tout ne relève pas non plus du service public. Et si le marché a ses imperfections, l’Etat les a également. Néanmoins, pour de nombreux secteurs économiques, il est plus pertinent de les conserver dans le giron de l’Etat. C’est le cas pour les « monopoles naturels », les secteurs qui nécessitent d’énormes investissements qui conduisent à des oligopoles.