jeudi 28 août 2014

Chômage, mise en chantiers, épargne : la triple faillite de l’équipe confirmée par Hollande


Ce n’est pas le moindre des paradoxes. Alors que François Hollande et Manuel Valls ont confirmé leur ligne en éjectant les quelques éléments un peu critiques du gouvernement, les derniers chiffres qui viennent de tomber sanctionnent la faillite complète de la politique menée depuis plus de 2 ans.



Une triple sanction dans les chiffres


Il faut dire que pas un secteur ne va bien, au premier rang desquels, l’immobilier, qui ne digère pas la loi Duflot, qui s’additionne au climat économique morose. Les mises en chantiers sont en recul de 10,8% sur un an, même si le nombre de permis de construire se stabilise. En 2013, 331 867 logements neufs ont été mis en chantier, en baisse de 4,2%, contre un objectif d’un demi-million, dans un secteur crucial pour l’emploi. Et assez logiquement, face à cette crise qui dure depuis 6 ans, les ménages épargnent davantage puisque le taux d’épargne est passé à 15,9% au premier semestre 2014 contre 14,7% au dernier trimestre 2013, selon les chiffres de la Banque de France. Mais cela pèse sur la croissance puisque qu’au manque de progression des salaires s’ajoute une augmentation de la part non dépensée…

L’impasse acclamée par le patronat

Il est donc pour le moins effarant que le patronat ait réservé un accueil si chaleureux à Manuel Valls, venu à l’université d’été du Medef, au point que les Echos ont évoqué un véritable « coup de foudre », confirmé par les éloges de Pierre Gattaz à l’égard du nouveau ministre de l’économie, Emmanuel Macron. Ce soutien est à double tranchant car, outre le fait de fâcher une partie de la gauche, il intervient alors que les résultats de l’équipe au pouvoir sont très mauvais. Dès lors, cela montre bien que, malgré l’absence de croissance, il est possible pour un gouvernement de mener une politique qui profite malgré tout à une petite minorité, à savoir le patronat, avec la baisse de 40 milliards des cotisations sociales.

Cette semaine agit comme un révélateur stupéfiant qui voit une majorité officiellement de gauche qui combine des résultats économiques désastreux, notamment dans le domaine social, comme le montrent les derniers chiffres du chômage, qui se fait acclamer par les grands patrons et qui s’entête sur sa ligne politique comme le montre le remaniement du gouvernement. François Hollande fait le pari extraordinaire de choisir le patronat contre les Français, en faisant le pari économique que les profits d’aujourd’hui seraient les emplois de demain, alors qu’ils ne sont que la richesse des actionnaires du jour, comme même la presse la plus libérale le reconnaît. Il amène la France dans le mur et décide d’accélérer.

Cette semaine mérite d’être inscrite dans le marbre de notre histoire politique. Alors même que sa politique eurolibérale est en échec depuis plus de deux ans, le parti « socialiste » persiste et va plus loin que jamais dans cette orientation, au point d’être acclamé par le Medef.

25 commentaires:

  1. J'ai toujours une forte opposition concernant la manière dont on voit l'épargne, qui serait un "gel" de monnaie non utilisée dans l'économie. En fait, de mon point de vue, l'épargne est bien utilisée quand même ... par un emprunteur: elle ne fait que "transiter" sur les comptes des épargnants, mais ceux ci l'ignorent car la dette de la banque envers eux corresponds à leur épargne et ne varie donc pas sur leurs relevés.
    (les emprunteurs à leurs tour seront titulaire d'une dette envers la banque, d'un montant équivalent au prêt).

    Ce point de vue est confirmé par un chapitre d"un livre de Pierre Aunac que l'on peut retrouver ici : http://postjorion.wordpress.com/2011/05/15/177-aunac/

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    1. Il ne me semble pas que les hétérodoxes ait affirmé que l’épargne soit un "gel" de monnaie, mais qu'il peut alimenter des investissements improductifs, comme l'immobilier et autres spéculation.
      Je pense que l'idée c'est que, plus la demande baisse dans l’économie et plus l'épargne est détournée de l'investissement productif vers le spéculatif créant des bulles et de la concentration de patrimoine jusqu'au prochain effondrement des cours. Voila la faille de la théorie de J.B Say à mon sens.

      D'ailleurs si c'était l’épargne qui créait de la croissance, la France serait en pleine expansion vu l'augmentation de la tendance à épargner ses dernières années

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  2. "il est possible pour un gouvernement de mener une politique qui profite malgré tout à une petite minorité, à savoir le patronat, avec la baisse de 40 milliards des cotisations sociales."

    Ca concerne une minorité du patronat qui de plus ne voit pas plus loin que le bout de son nez, puisqu'à terme cette politique va contribuer à effondrer leurs chiffres d'affaire. Une classe politique UMPS stupide qui ne comprend rien à rien doublée d'une oligarchie économique tout autant débile.

    Le problème n'est pas tant l'épargne, mais que cette épargne ne soit pas investie dans des projets de l'économie réelle, infrastructures et outils de production améliorés.

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    1. Méthodologiquement, l'épargne est bien une fuite hors du circuit monétaire, ce qui ne s'oppose pas à l'idée qu'elle puisse être réinjectée sous forme de crédit. La pure thésaurisation (épargne sous forme monétaire) ne disparaît pas en phase de déflation : c'est la préférence pour la liquidité; qui se traduit statistiquement par la baisse de la vitesse de circulation de la monnaie. L'erreur des monétaristes est de raisonner sur un "stock" de monnaie (qui est une illusion s'agissant d'une pure monnaie scripturale) alors que c'est le flux qui est déterminant (et que ses variations ne dépendent que très partiellement du stock).
      De ,plus; comme il est souligné plus haut, une partie des flux est détourné vers des opérations spéculatives, ce qui tarit le financement de l'activité productive.
      Au total donc l'épargne n'est pas une variable significative ; tout ce qu'on peut dire de la hausse de l'épargne des ménages est qu'elle témoigne d'une profonde inquiétude et aggrave les conséquences des politiques d'austérité. Elle pourrait être ramenée vers l'investissement si elle était drainée par un grand emprunt national dédié aux travaux d'infrastructure.

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  3. La minorité du "patronat" pour laquelle travaille le gouvernement Macron, et depuis 1983 toutes les équipes euro-libérales qui se succèdent aux affaires n'a aucun intérêt à développer "l'économie réelle" ni à améliorer les "outils de production" ... du territoire français, au profit à long terme du peuple qui y réside.
    C'est une aristocratie hors-sol, une oligarchie qui n'entretient qu'un vague lien culturel avec le peuple dont elle est issue ; ce lien lui sert uniquement d'assise identitaire à l'occasion des contacts noués avec les oligarchies des autres pays.
    Elle participe de cette vieille croyance, renforcée par la domination du système économique allemand sur le continent européen, que la croissance ne saurait venir que de la demande extérieure (deux milliards et demi de Chinois et d'Indiens etc). 65 millions de Français ne représentent alors qu'une goutte dans cet océan, c'est donc à négliger. On peut par conséquent, et même on doit faire de ces 65 millions une petite réserve de travailleurs pauvres sur le territoire desquels transitera de façon très temporaire et chaotique un ou deux chicots d'usine-laboratoire, buttes témoins d'un passé industriel révolu.
    Je pense résumer ici l'opinion d'ensemble que doit se faire de l'outillage productif strictement nécessaire à la France le ministre de l'économie financière choisi par F. Hollande lundi dernier.
    Le mensonge éhonté que l'on peut reprocher au président de la République est de continuer à faire croire que l'objectif de sa politique demeure de faire baisser le chômage. Dans une économie sans spécificité industrielle recherchée pour le présent et dans l'avenir, le niveau de vie d'une population active n'est plus un paramètre que l'on essaie de renforcer. Une société de chômeurs, de travailleurs pauvres dominée par une élite salariée bien formée et une caste de rentiers, c'est l'idéal et l'objectif de quelqu'un comme Macron, et auquel s'est ralliée depuis belle lurette la minorité dominante delorienne du PS.

    Francis Commarrieu.

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    1. La plupart d'entre nous est incapable de regarder la réalité en face. Il suffit pourtant de s'arrêter et de réfléchir deux secondes et demie pour prendre conscience qu'Hollande se fout du chômage comme de l'an quarante. Certains s'imaginent peut-être qu'il va avouer que ... ben ... euh, l'Etat n'y peut rien, comme l'a fait Jospin au moment de l'affaire de Vilvorde. Je rappelle, et il le faut s'en souvenir, que la liste des turpitudes et infamies des "socialistes" français est longue, très longue : du bradage des biens et services publics aux guerres coloniales et passant par la répression des manifestations ouvrières. Il ne s'agit, dans le fond, que d'une nouvelle pierre ajouté à leur édifice.

      Demos

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  4. Les difficultés de l'immobilier en France n'ont rien à voir avec la loi Duflot (dont la plupart des décrets n'ont même pas encore été publiés, à suppposer qu'ils le soient un jour)

    http://www.liberation.fr/societe/2014/08/25/immobilier-la-loi-duflot-a-bon-dos_1086855


    La loi Duflot ne change rien, ni en bien ni en mal, à la situation.

    Les problèmes conjoncturels du bâtiment viennent de la politique économique et (anti)sociale du gouvernement, les problèmes structurels viennent des normes d'urbanisme malthusiennes. Rien de nouveau sous le soleil depuis que Giscard a décidé de recréer de toutes pièces une pénurie de logements que de Gaulle et Pompidou avaient résorbés et que Mitterrand a décentralisé l'organisation de la pénurie.

    http://www.liberation.fr/societe/2014/08/10/des-hlm-trop-bien-places-pour-la-ville-de-chelles_1078689

    Si les professionnels du bâtiment n'ont pas les cojones pour dénoncer des ordures comme le nouveau maire de Chelles, les seuls vrais responsables de la pénurie de logements et de son cortège de misère, de désespoir et de chômage, alors au moins qu'ils s'abstiennent d'agresser la pauvre Duflot qui n'est pour rien dans tout cela.

    Ivan

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  5. Le problème existait avant Duflot, mais quasiment rien de sa loi n'arrange la situation. Ce n'est pas parce que les décrets n'ont pas été publiés que les acteurs du secteur n'anticipent pas leur application en désinvestissant.

    La plupart des économistes sont d'accord au moins sur l'immobilier et le fait que Duflot n'en a fait qu'à sa tête malgré tous les rapports d'expertise qu'elle a reçus. Si sa loi est détricotée c'est que le gouvernement commence à se rendre compte que l'immobilier plombe l'économie française depuis plus de 10 ans et que Duflot n'a pas arrangé les choses, ceci rajouté à l'austérité qui n'améliore rien non plus.

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    1. L'immobilier plombe l'économie française depuis 40 ans.

      On ne peut quand même pas soutenir que Duflot allait dans le mauvais sens :

      http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/05/03/loi-duflot-sur-le-logement-qu-est-ce-qu-un-recours-abusif_3170188_3234.html

      Les normes d'urbanisme malthusiennes sont tellement criminelles qu'elles étaient devenue une source d'enrichissement notable pour la mafia, comme cela arrive systématiquement avec les lois scélérates, et il fallait faire quelque chose.

      Autre exemple : si une loi scélérate pénalise l'homosexualité, le crime organisé ne manquera pas de s'en servir pour faire chanter les victimes.

      J'aurai préféré bien sûr que Duflot règle le problème à la source en abolissant les normes d'urbanisme malthusiennes, mais on ne l'aurait pas laissé faire et elle n'avait pas la carrure.

      De toute façon 5 mois après la promulgation de la loi pas un seul décret d'application n'a encore été publié. Ceux qui anticipent autre chose qu'un enterrement en catimini de la loi ALUR sont de bien mauvais pronostiqueurs.

      Ivan

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    2. @Yvan
      Les syndics et les Notaires appliquent la loi ALUR à ce que j'en sais, au moins en ce qui concerne les dossiers épais d'information aux acheteurs.

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    3. "Aucune mesure réglementaire prévue par cette loi n'a été prise par le Gouvernement"

      http://www.senat.fr/application-des-lois/pjl12-851.html

      Bien sûr il y avait aussi des articles qui ne nécessitaient pas de décret d'application. En ce qui concerne les dossiers d'information, ils étaient déjà très épais l'année dernière quand j'ai acheté ma maison, donc avant la loi ALUR.

      C'est vrai qu'on pourrait limiter l'information de l'acheteur aux vices cachés qu'un particulier ne peut pas repérer d'un simple coup d'oeil, comme l'amiante ou le plomb.

      Ivan

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    4. L'encadrement des loyers, c'était difficile à enterrer en catimini.

      https://fr.finance.yahoo.com/actualites/valls-sacrifie-lencadrement-des-loyers-140408656.html

      Ivan

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  6. Le plafonnement des loyers par Duflot est une aberration maximale et ne fait qu'empirer la situation par toutes sortes d'effets pervers.

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  7. Je suis contre le plafonnement des loyers car il serait susceptible de dissuader la construction...si on avait le droit de construire !

    En attendant comme on n'a pas le droit de construire le plafonnement des loyers ne peut faire aucun mal (ni aucun bien)

    Malheureusement les conditions de logement du peuple français sont tellement scandaleuses et les loyers si monstrueux que 74 % des citoyens se prononcent en faveur de leur encadrement, ce qui est énorme.

    http://www.lemonde.fr/societe/article/2012/06/28/les-francais-sont-favorables-a-un-encadrement-cible-des-loyers_1725545_3224.html

    Alors qu'il ne s'agit que d'un instrument de gestion de la pénurie qui ne servira à rien pour la résorber et ne permettra même pas d'améliorer les conditions de vie des locataires. Quand le vrai prix d'un bien (la valeur d'échange, pas la valeur d'usage, encore moins le coût de production) ne peut plus être affiché officiellement il faut quand même le payer, mais sous forme de dessous-de-table.

    C'est ce qu'on appelait la reprise avec les loyers 1948. Le montant de la reprise (bien entendu illégale) était même indiqué dans les petites annonces et tout le monde trouvait cela normal ! Quelle hypocrisie...

    On ne pourra rien espérer de mieux tant qu'on n'aura pas le courage d'abolir les normes d'urbanisme malthusiennes.

    Ivan

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    1. Peux-tu nous donner quelques exemples de ces normes d'urbanisme malthusiennes ? A ce propos, je pense qu'il y a beaucoup de Français qui disent payer trop cher leur achat immobilier ou leur loyer sans en comprendre la raison.

      Demos

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    2. Il y a les hauteurs limites de constructions, les coefficients maxima d'occupations des sols, les zones totalement inconstructibles et celles où d'autres constructions sont autorisées mais pas à usage d'habitation.

      La grande majorité des français ne comprennent pas comment fonctionne le marché du logement mais il faut reconnaître que les médias ne font rien pour les éclairer.

      Il y a aussi ce qu'on appelle l'inélasticité de la demande par rapport au prix, qui est énorme pour les biens vitaux comme le logement. Cela veut dire qu'en diminuant le parc de logements de 1 % on peut facilement provoquer une augmentation des prix et des loyers très supérieure à 1 % et inversement. Ce qui permet de s'enrichir personnellement en détruisant de la richesse pour la collectivité. Cela explique pourquoi les associations de "riverains" (de propriétaires et de bailleurs en place) se plaignent toujours que si on autorise un nouvel immeuble de logements dans la rue cela dévalorisera leurs biens.

      C'est la stricte vérité. Il n'y a aucun moyen de résorber la pénurie sans dévaloriser les biens de ceux qui en profitent.

      Ivan

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  8. Une politique de l’offre est nécessaire pour développer certaines filières, mais elle doit être relayée sur le court-terme par une politique de demande construite intelligemment afin d’éviter de développer les importations.

    Par exemple, on aurait ainsi pu utiliser ces 30 milliards mal ciblés, pour mettre sur pied et financer un plan « logement sociaux » relançant ainsi l’activité « construction/bâtiment » dont on sait qu’elle utilise beaucoup de main d’oeuvre locale et de produits issus des fabrications nationales.

    http://alternatives-economiques.fr/blogs/godard/2014/08/28/entreprises-la-grande-confusion%E2%80%A6/

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  9. "La France compte pas moins de 3 689 500 chômeurs de catégorie A et 5 386 600 toutes catégories confondues, soit 27 400 et 43 500 personnes de plus en un seul mois."
    Vous me décevez énormément. Vos références sont "Le Monde". Etes vous comme tous ces journalistes qui lisent les journalistes qui lisent les journalistes qui lisent les journaliste fainéants ?
    Moi, je vous affirme que le nombre d'inscrit à Pôle Emploi N'EST PAS de 5 386 600 toutes catégories confondues, mais de 6 080 200 demandeurs d'emploi TOUTES catégories confondues !!!
    Et, MES sources sont tout simplement celles de Ministère du Travail même, de la DARES !!! Pas celle du Monde !!!
    MAIS, non pas celles du petit compte-rendu de deux pages destiné aux journalistes (tient, tient...), mais le rapport COMPLET !!!
    Vérifiez vos références et vos chiffres : il suffit de se rendre à la page 15 du rapport !!! Et vous verrez que TOUS vos chiffres (et donc ceux du blog du Monde) sont TOTALEMENT farfelus !!!
    6 080 200 demandeurs d'emploi !!!
    http://travail-emploi.gouv.fr/IMG/pdf/PI-Mensuelle-PPBVN18.pdf

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  10. Ne croyez pas qu'on pourrait améliorer les choses en allégeant les taxes ou les normes techniques qui s'appliquent à la construction, seules comptent les normes d'urbanisme malthusiennes. Ceux qui nourrissent cette illusion n'ont pas osé regarder en face la manière dont fonctionne le marché du logement.

    Prenons l'exemple de la dispersion aux enchères des toiles d'un peintre disparu. Le prix de départ de la 1ère œuvre est fixé à 100 €. A 1000 € le 2ème enchérisseur le plus solvable M. X doit jeter l'éponge, la toile est donc adjugée 1000 € à M. Y.

    Maintenant imaginons que l’État change la règle du jeu et ajoute une taxe de 50 € en + ou en -. Le commissaire priseur fixera donc le prix de départ à 50 ou 150 € au lieu de 100. Cela n'empêchera pas la toile d'être adjugée 1000 € à M. Y comme dans le cas précédent. L’État n'aura réussi à changer que la répartition de la recette de la vente entre lui-même, le commissaire priseur et le vendeur.

    Or le marché du logement fonctionne de la même manière puisque les normes d'urbanisme malthusiennes interdisent de construire les logements qui manquent.

    Ivan

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  11. C'est quand même étrange de parler de manque de construction de logements, alors qu'il y'a plus de 2 millions de logements vacants.

    J'ai l'impression qu'avec toute cette masse d'epargne qui ne sait plus ou se placer on couvrirait notre pays de logements qu'ils seraient accaparés comme placement... Ca deviendrait la véritable monnaie nationale : le m² de foncier.
    Plus sérieusement, Il devrait être interdit de spéculer sur des biens de première nécessité, que ce soit par un impôt foncier dissuasif sur les logements vacants ou simple interdiction de posséder plus de 2 logements peu importe...

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    1. @ TeoNeo

      La définition de l'INSEE est vraiment très large :

      "Un logement vacant est un logement inoccupé se trouvant dans l'un des cas suivants :
      - proposé à la vente, à la location ;
      - déjà attribué à un acheteur ou un locataire et en attente d'occupation;
      - en attente de règlement de succession ;
      - conservé par un employeur pour un usage futur au profit d'un de ses employés ;
      - gardé vacant et sans affectation précise par le propriétaire (exemple un logement très vétuste...)."

      http://www.insee.fr/fr/methodes/default.asp?page=definitions/logement-vacant.htm

      Et cela ne nous dit rien sur la localisation de ces logements...

      Ivan

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  12. Normal que le MEDEF soit content.Ils ne veulent SURTOUT PAS que le chômage baisse(voir le NAIRU).Le plein emploi et tout ce qui s'en approche est une calamité pour les patrons(hors quelques PME).Car les salaires doivent alors augmenter,donc avec ce PSMEDEF c'est parfait,comme ils font tout de travers,c'est champagne et caviar tous les soirs.A la limite ils vont ne plus vouloir de l'UMP,qui par le plus grand des hasards serait bien capable de faire baisser le dit chômage(rires)..par accident.Une horrible perspective.Ce beau monde mondialisé ayant quant même besoin de clients,disons qu'ils peuvent 'tenir' jusqu'à 25 pct de chômage(voir Grèce,Espagne etc)..aucune révolte ou si peu,dévaluation interne etc
    C'est pour cela qu'ils vouent un tel culte à l'Euro.Car tout cela n'aurait jamais été possible avec le franc. cqfd

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  13. Le NAIRU est une théorie à la con. La Suisse a un faible taux de chômage et des salaires élevés, une industrie et recherche florissantes.

    Pour augmenter la productivité, il faut améliorer les conditions de travail et ça coûte pas cher :

    http://www.hcamag.com/hr-news/opinion-the-rise-of-the-chief-happiness-officer-189986.aspx

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  14. @ A-J H

    Pas faux, c’est plus complexe, mais aujourd’hui, cela revient sans doute en grande partie à cela.

    @ J Halpern

    Merci

    @ Francis

    Je suis d’accord sur le phénomène oligarchique, mais je crois qu’il est largement inconscient et partagé dans la société, ce qui explique qu’il dure aussi longtemps, malgré les évidences (voir « La Dissociété » de généreux).

    @ Ivan

    Les problèmes étaient anciens, mais la loi ne les a pas corrigés, voir les a légèrement accentués. Bien d’accord pour dire qu’il y a beaucoup de choses à faire. Merci pour toutes les précisions apportées, qui mériteraient un article. Je suis preneur si cela vous intéresse pour le diffuser sur le blog.

    @ CanluCat

    Merci pour la précision. Désolé, j’aimerais bien avoir le temps de faire des recherches plus approfondies à chaque fois, mais je n’en ai pas le temps. Mon activité de blogueur étant désintéressée, il faut bien que je travaille à côté.

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  15. Statut
    De Gilbert Perrin
    QUI EST RESPONSABLE ? le saura t'on jamais ?
    1°) de l'avion malaisien abattu au dessus de l'UKRAINE ?
    2°) de l'avion Algérien abattu au dessus du MALI ?

    3°) Quelles sont les motivations ? en UKRAINE au MALI ?

    L'HEURE EST GRAVE, la FRANCE a aussi ses responsabilités qu'elle doit assumer sous la pression des américains et de l'Europe . Elle est sous tutelle !!!!!! de l'étranger ? et, elle est envahie !

    la GUERRE est déclenchée !!!! il faut comprendre que nous sommes pris dans le piège européen lui même "vassal" des Etats Unis. Tous ces gens là veulent en découdre ....

    QUI EST DONC RESPONSABLE ? de la décision de la FRANCE d'annuler la livraison des "mistral" à la RUSSIE ? HOLLANDE, MACRON, VALLS, FABUIS ? pas du tout, ce ne sont plus que des hommes de paille, c'est l"EUROPE et CE SONT LES ETATS UNIS. Nous avons donc choisi notre camp celui des "va t'en guerre"

    ECONOMIQUEMENT, avions nous besoin de celà ? 2 fabrications de navires l'un terminé, l'autre en cours qui vont nous rester sur le dos ? des salariés au chomage etc... etc.....moins de RECETTES et plus de DEPENSES à cause d'incompétents, de partisans, à la tête de ce pays...

    MAIS demain ? En l'état actuel des choses, nous serons toujours gouvernés par le système, celà, ce n'est pas l'esprit républicain, nous ne sommes plus la FRANCE .....

    Gilbert Perrin

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