vendredi 29 août 2014

Pourquoi François Hollande persiste dans l’erreur ?


Cela pourrait passer pour un paradoxe, et pas le moindre : alors qu’il est en échec, dans l’opinion comme dans les faits (avec de très mauvais résultats économiques), François Hollande persiste sur sa politique et vient de nommer un gouvernement qui lève toute ambiguité sur sa ligne eurolibérale. Pourquoi ?



Une politique vouée à l’échec

Les raisons de l’échec de la politique menée par la majorité actuelle sont nombreuses. La première, sans nul doute, a été la volonté de réduire trop vite les déficits du fait de la crise de la zone euro (premier problème posé par la monnaie unique). En augmentant les impôts, comme Nicolas Sarkozy avant elle, la croissance a été étouffée, même le FMI le reconnaissant aujourd’hui que la réduction des déficits pèse sur le niveau de la croissance. Les hausses d’impôts ont réduit la demande. Mais ce n’est pas tout. La cherté de l’euro pénalise l’industrie, d’autant plus que nous avons ouverts nos frontières avec un niveau de salaire et de protection sociale bien supérieur à la moyenne. Et avec l’euro, nous avons aussi renoncé au levier monétaire, utilisé par les banques centrales de nombreux autres pays.
Compétitivité

Plus globalement, la mondialisation actuelle donne le pouvoir aux multinationales et aux actionnaires, d’où les profits énormes réalisés, la désertion fiscale et une forme de racket des actionnaires, par de nombreux mécanismes, comme les rachats d’action (pour lesquels certaines entreprises empruntent). Plutôt que de remettre en cause le contexte, les « socialistes » tentent de s’y adapter. Et comme le prix du travail est plus élevé en France qu’ailleurs, ils veulent le réduire de 40 milliards. Mais ce raisonnement est absurde. Parce qu’il est gagé sur 50 milliards de baisse de dépenses publiques, il hypothèque la croissance des prochaines années. Et les baisses du prix du travail en France sont totalement dérisoires quand il existe en Asie, en Afrique du Nord ou en Europe de l’Est des pays où le salaire mensuel tourne autour de 100 euros par mois. La course à la compétitivité est une impasse suicidaire.

Pourquoi Hollande persiste ?

La question qui se pose, c’est de savoir pourquoi nos dirigeants, et notamment ceux qui se disent socialistes persistent à ce point dans l’erreur vus les immenses dégâts sociaux de leurs politiques, qui font le miel du FN dans les classes populaires qui leur étaient autrefois acquises? Paradoxalement, la situation financière de la France n’est sans doute pas assez grave pour les pousser à remettre en cause le logiciel actuel. En effet, jamais notre pays n’a emprunté à si bas coût (à 1,23% sur 10 ans), ce qui réduit la pression sur Bercy. Et ce n’est pas tout : les objectifs de réduction des déficits budgétaires, après avoir été repoussés de 2013 à 2015 pour les 3% de PIB de déficit, devraient être à nouveau remis à plus tard, comme l’a indiqué Michel Sapin dans des jérémiades publiées par le Monde cet été.

Mais ce n’est pas tout. Le PS ferait sans doute comme le PASOK s’il le devait. De multiples phénomènes sont à l’œuvre. D’abord, il y a l’idéologie : tout le monde au PS fait de l’Europe, de la mondialisation et de la libéralisation des valeurs indépassables, qui ne peuvent pas être remises en question. Personne ne se pose de questions sur l’indépendance de la banque centrale, l’intérêt de la monnaie unique, la libéralisation de l’économie ou même la monnaie. Il y a un substrat idéologique très fort qui unit les élites du PS (et du centre et de l’UMP), renforcé par le fait que beaucoup de médias sont fermés aux idées alternatives, d’autant plus qu’elles n’ont même pas la curiosité de s’y intéresser. Il y a un conformisme effarant qui ne pousse pas à la remise en question. Enfin, parce que les élites ne souffrent pas de l’état actuel du monde, elles ne sont pas poussées à le remettre plus fondamentalement en question.

Mais en plus, Hollande fait sans doute le calcul qu’en se positionnant de la sorte, il pourrait éliminer l’UMP au premier tour de 2017 et être réélu face à Marine Le Pen. En l’absence d’une alternative solide, cela semble possible. Mais sans cela, il est probable que sa politique ne serait guère différente.

54 commentaires:

  1. l'erreur ??? le système ?

    Gilbert Perrin
    À l’instant ·

    Gilbert Perrin oui, moi aussi pour l'instant, je n'ai pas de problèmes avec les miens mais j'ai personnellement connu le chomage à 45 ans !!!, je sais ce que c'est et, c'est la raison essentielle de mes propositions ....dont je ne changerai pas une virgule. RESOUDRE le CHOMAGE passe par la compétitivité des entreprises, donc baisse des charges, sur le travail ... et celà passe par la baisse des DEPENSES PUBLIQUES ....IL N'Y a AUCUNE autre solution Gilbert Perrin

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    1. Vous ne comprenez définitivement rien aux excellents articles de notre hôte... Dans cet article Laurent Pinsolle explique bien (et pour au moins la dixième fois!) l'impasse de cette course mondialisé débile et sans fin à la compétitivité... la solution, c'est de sortir de la course et de relancer la demande. Vous êtes désespérant...

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  2. @ Laurent Pinsolle
    Toujours rien sur le fait que l'EIIL a plus de soutient en France que le président hollande ? 27% des jeunes, et c'est un sondage russe donc fiable non ?
    http://www.cnsnews.com/mrctv-blog/dan-joseph/27-french-youth-support-isis

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    1. D'après ce que j'ai lu sur @SI, le chiffre le plus exact serait 3% seulement.
      Il semblerait aussi que plus de la moitié français ne sachent pas ce qu'est EIIL exactement...

      Donc à relativiser selon moi.


      Olivier

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    2. Tien donc @si après avoir soutenu poutine quand il touche à l'islam redevient critique. Amusant.

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  3. Je ne vois qu'une seule raison à cette obstination : La PEUR. La peur de prendre le contrepied de l'idéologie dominante, la peur de la sanction des marchés. Je suis peut-être naïf, mais je ne pense même pas que François Hollande soit cynique. Je pense qu'il était sincère au Bourget, sincère en disant qu'il allait renégocier le TSCG. Une fois arrivé à l'Elysée, il a du se rendre compte du courage que cela exigeait d'aller ainsi à contre courant et d'oser défier à la fois Bruxelles, Berlin et Washington. Entre la peur de cette troïka et le reniement devant les électeurs, il a choisi d'éviter l'affrontement direct en pariant sur le désabusement d'électeurs, une fois de plus trompés et tellement habitués à l'être.
    En vérité, je ne pense pas exagérer en pensant que pour mener cette politique d'indépendance proposée par NDA ou Jean-Pierre Chevènement (lire son interview dans Marianne), il faut le caractère qu'a eu le Général de Gaulle en quittant le commandement intégré de l'OTAN. Regardez les réactions de l'époque, le scandale que cela a créé et l'angoisse d'avoir à décider seul plutôt que de s'abriter sous le parapluie américain.

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  4. Cher Laurent,
    tu es trop gentil :)
    Tu demandes : "Pourquoi Hollande persiste dans l'erreur ?"...

    Parce que ce n'est PAS une erreur, mais un projet,
    et que ce n'est PAS un échec, mais une réussite,
    selon le point de vue choisi : celui des 1% ou celui des 99%.
    Il faut arrêter de prendre les crapules pour des idiots.
    Les chefs de grands partis sont -manifestement- nos ennemis, ils sont en mission, contre nous, il n'y a aucune "crise": tout se passe comme prévu.
    Le PS et l'UMP, c'est l'extrême droite 2.0 au pouvoir.
    La seule définition qui vaille pour l'expression importante (et dévoyée) "extrême droite", c'est "les pires ennemis du peuple".
    [Mal nommer les choses, c'est ajouter au malheur du monde. Camus.]
    Le PS et l'UMP, c'est l'extrême droite au pouvoir.
    Et c'est nous qui votons pour eux !
    Le faux "suffrage universel" est une catastrophe politique qui donne le pouvoir aux riches (depuis 200 ans) avec une procédure de désignation et de contrôle des acteurs politiques qui DONNE TROP DE PRISES AUX ESCROCS, et qui ne tient donc aucune de ses promesses.
    Nous sommes trop vulnérables aux bobards, il nous faut une procédure de désignation et de contrôle qui ne donne pas de prise au escrocs, en ne s'appuyant pas sur notre volonté : avec le tirage au sort (équitable et incorruptible), on donne mécaniquement le pouvoir à n'importe qui (et pas seulement aux crapules), on déplace le contrôle PENDANT le mandat et on exerce ce contrôle A TOUT MOMENT.
    Mais si on veut une Constitution digne de ce nom, il faudra l'écrire nous-mêmes.
    En toutes matières, il faut prendre le mal à la racine, il faut être radical.
    Étienne.

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    1. Complètement d'accord. Un des problèmes majeurs de l'époque est bien le système de partis et de politiciens professionnels, qui satisfont leurs ambitions et leurs intérêts. Que peut-on imaginer de mieux comme perspectives pour réussir en associant honneurs et argent ?

      Demos

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    2. On dirait du Chouard, mon cher étienne :-)

      En tout cas, je partage complètement l'analyse déniaisée sur les intentions de nos "élites" politiques. Je m'apprêtais justement à faire un commentaire dans le même sens.

      L'explication de leur entêtement est sociologique. Les sociologues Pinson et Pinson-Charlot expliquent très bien la consanguinité de classe entre politiciens "réalistes" du PS et de l'UMP et la même proximité entre ceux-ci et les dirigeants des grandes entreprises et de la finance. Les mêmes écoles, les mêmes clubs, le pantouflage, les retours d'ascenseur, bref le même milieu.

      L'oligarchie c'est celà et c'est maintenant. Le capitalisme n'a pas disparu, il a seulement réussit son combat d'influence contre le marxisme au 20ème siècle.

      Il n'a fait qu'évoluer et se poser la question de pourquoi ils font celà c'est refuser de voir que la France est malade et qu'ils sont le cancer. Ils ont noyauté la Vème République à leur profit. Et depuis le général de Gaulle il n'y a eu aucun garde-fou parmi les chefs de l'Etat.

      C'est pourquoi j'invite à prêter attention à la dernière initiative de JL Mélenchon qui déclare vouloir impulser un mouvement uniquement tourné vers une Constituante pour une VIème République.

      La critique de la Vème République est aujourd'hui le meilleur service à rendre à la démocratie, tant celle-ci est devenue la forteresse du système UMPS.

      Notre souveraineté populaire a été peu à peu usurpée car la démocratie et ses exigences sociales est une entrave à l'accumulation du capital, même si celle-ci est une absurdité (que font-ils de leurs millions?) et pire une folie écologique.

      Nous avons le devoir d'essayer de faire chuter ce régime. Faisons-le tant qu'ils n'appliquent pas encore les mêmes méthodes qu'en Russie ou en Chine pour la contestation.

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    3. @ Gilco56

      Vous êtes désespérant. La baisse de la dépense publique, c’est ce qui se fait en Europe depuis des années et qui fait que le continent est dans la situation dans laquelle il est. Et vu les écarts de salaires et de modèle social, cela sera sans fin pour des décennies.

      @ Red2

      Merci

      @ Fiorino

      Je ne vais commenter tous les sondages…

      @ René

      Je pense que cela est plus compliqué que la peur. Je pense qu’il y a une vraie croyance qu’on ne pourrait pas faire autrement, mélange de conformisme, de manque de curiosité intellectuelle, mais aussi d’une certaine paresse, le tout favorisé par des médias qui ne laissent pas assez la parole aux alternatifs, du fait aussi des carences de ces alternatifs, dont certains tombent tellement dans la radicalité ou l’extrémisme qu’ils démonétisent les idées qu’ils disent défendre (sans compter un manque de maîtrise des dossiers pour certains d’entre eux). Je crois que Hollande fait ce qu’au fond de lui, il pense qu’il faut faire.

      @ Etienne

      Merci pour joindre le débat. La discussion que nous avons eue dans le Sud m’a sensibilité aux réformes qu’il faut faire pour améliorer le fonctionnement de notre démocratie. Il faut que je creuse cette question, mais j’ai quand même un point de désaccord fondamental sur la nature de la crise que nous traversons. Je pense que ce n’est pas une crise de régime, mais une crise politique et sociétale. Nos élites gouvernementales (PS et UMP) ne se soucient que d’eux-même et ne réfléchissent plus. Et le roman national a poussé certaines idées qui se révèlent toxiques pour la société, tout en parvenant à ce qu’une grande partie de la population soutienne ces idées (monnaie unique). « La dissociété » de Jacques Généreux est très bien vue. Si nous avions une crise de régime, alors la situation de la France serait bien pire qu’ailleurs, alors les phénomènes actuels sont largement répandus dans tous les pays dits développés, quels que soient les natures de leur régime politique, ce qui indique, selon moi, que le problème est plus large.

      Et je pense que l’immense majorité des élites qui soutiennent ces politiques ne le font pas en pensant qu’ils pourraient soutenir un modèle plus juste. Elles pensent sincèrement qu’on ne peut pas faire autrement. Ce qui doit nous amener à nous demander pourquoi elles pensent comme cela et comment les faire changer.

      Je pense que la 5ème République, même si elle doit être réformée pour éviter les phénomènes de pourrissement du PS et de l’UMP et permettre une plus grande pluralité (y compris dans les médias), n’est pas en cause et qu’au contraire, l’élection du président au suffrage universel et son pouvoir nous permettront de nous en sortir plus vite qu’avec d’autres régimes. Le problème est bien plus économique qu’institutionnel à mon sens, même si l’évolution du PS et de l’UMP montre qu’il faudra des ajustements.

      @ Jauresist

      J’ai téléchargé le discours de Mélenchon (j’en ai lu un gros tiers, le début est bon, mais je pense que je ne porterait peut-être pas le même jugement sur la suite). Ce n’est pas la 5ème République qui protège le PS et l’UMP, c’est une construction de notre société puisque c’est la même chose en Allemagne, en Espagne, en Grande-Bretagne, en Italie (Renzi n’est qu’une variation de Valls). Et je pense que nous devons nous focaliser sur la critique économique, même s’il y aura des choses à améliorer institutionnellement.

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  5. Gilbert Perrin
    À l’instant ·

    BONNET BLANC et BLANC BONNET....

    le système reste et restera le système, ils sont tous dans le coup ??? Tous partis confondus !!!ne, vous y trompez pas ????, faites comme 56 % des abstentionniste français ....

    Dévorer le gâteau à pleines dents


    Vous avez dit piston ??????

    En France, le chômage des jeunes frappe dur.
    > >
    > > Ces jours-ci, le service de communication du Conseil régional de Midi-Pyrénées va s'étoffer. La Région vient en effet de recruter Jérémie Martin, le fils du Ministre de l'écologie Philippe Martin comme chargé de mission. Il aura pour collaborateur le frère du ministre délégué aux Anciens combattants, Kader Arif, siégeant aux côtés de son père sur les bancs des ministres.
    > >
    > > Il y a quelques jours, c'était Salomé Peillon, fille du ministre de l'Education nationale, qui était embauchée au poste de chargée de mission culturelle à l'ambassade de France en Israël.


    > > Fin janvier, Thomas, le fils de Jean-Yves Le Drian, le ministre de la Défense, a été embauché par la Société nationale immobilière (1,3 milliard d'euros de revenus, 275.000 logements sociaux en gestion) à un poste très élevé pour cet élève moyen d'une école de commerce moyenne.
    > >
    > > Et Clémentine, la fille de Martine Aubry est administratrice de l'auditorium du musée du Louvre. Hé oui....souvenez-vous, du temps de Sarko, c'était très mal vu par la gauche !!!
    > >
    > > Faites tourner, tous le monde doit savoir ce qu'est "une gauche caviar" !!!!!

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  6. Gilbert Perrin
    À l’instant ·

    Ce matin sur RMC, Pascal LAMY a déclaré :

    "les politiques sont des administrateurs ....."

    Entendre celà de la bouche d'un "socialitste" conforte mon point de vue et mes déclarations intempestives depuis des années... Pour la plupart issus de la FONCTION PUBLIQUE, de l'E N A et des grandes écoles. Cette vérité n'étonnera personne.

    Le moment est venu : les citoyens doivent comprendre et s'organiser : demain, nous risquons de connaitre le renversement du gouvernement avec par conséquence de "nouvelles élections" que nous ne devons pas "rater"

    Nous devons être nombreux à réclamer que celles ci doivent se dérouler à la "PROPORTIONNELLE INTEGRALE et, à la PARITE SOCIO PROFESSIONNELLE"

    C'est le seul moyen de BRISER ce SYSTEME des PARTIS... Oui nous vivons sous la magouille des partis politiques, TOUS UNIS (sans distinction), pour la défense du CORPORATISME (ELUS, FONCTION PUBLIQUE, PATRONS et ENTREPRISES du CAC 40)

    CITOYENS, préparez vous, rapprochez vous de la société civile pour présenter des programmes communs "Anti-système"....pour lutter contre la gabegie de "DEPENSE PUBLIQUE" et, rendre de la compétitivité à nos entrepises locales,....

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  7. Il a dit son ennemi c'est la finance et celle ci va s'en apercevoir quand l'activité économique tombera comme une pierre dans l'eau, la finance suivra. C'est ça qui est drôle, le MEDEF va voir les carnets de commande de ses entrepreneurs se réduire comme peau de chagrin. Macron et Sapin vont voir les rentrées fiscales suivre le même mouvement et les taux obligataires monter, un magnifique feu d'artifice.

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    1. Et pourtant je suis sur que ça ne changera rien à leurs convictions absurdes. Ca sera surement la faute aux impôts la limitation du temps de travail ou une quelconque protection du travailleur.
      Je ne peux pas l'expliquer par du dogmatisme ou autre betise, je ne les crois pas idiots. Mais plutôt par solidarité de classe. Les autoproclamés "amis des entreprises" sacrifient les petites entreprises pour faire une politique pro capital. Le clivage n'est pas entre l'entreprise et le salarié, le salarié fait partie de l'entreprise.

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  8. Solidaires de classe peut être, mais ils couleront solidairement. La politique de Valls, Macron et Sapin c'est de taper sur tout au lieu de cibler chirurgicalement, des réformes à la hache...

    "sur les 41 milliards d’euros prévus pour les entreprises, seul un tiers (12 milliards) va aux secteurs exposés à la concurrence internationale. Beaucoup d’argent dépensé mais mal ciblé s’il doit aider à renforcer la compétitivité de l’appareil productif."

    http://alternatives-economiques.fr/blogs/chavagneux/2014/08/29/hollande-valls-macron-ou-la-caricature-des-deux-gauches/

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  9. La France est devenue le 17ème Land de l'Allemagne.

    Wolfgang Schäuble en a marre que les salaires français soient aussi élevés.

    Wolfgang Schäuble est donc venu dans le 17ème Land pour donner ses instructions.

    Jeudi 28 août 2014, Wolfgang Schäuble est venu dans le Land de Frankreich pour demander la baisse des salaires français.

    Pour le moment, les dirigeants du Land de Frankreich ne lui ont pas répondu.

    Lisez cet article :

    Schäuble appelle le gouvernement français à appliquer ses promesses.

    Le ministre allemand des Finances, invité à l'université d'été du Medef, a plaidé pour "des réformes ambitieuses qui ne soient pas seulement des annonces".

    "Il faut impérativement produire des réformes structurelles visant le marché du travail", a-t-il ajouté. Il a plaidé pour "plus de souplesse dans la formation des salaires qui prennent en compte aussi la productivité", alors que depuis la crise de 2008, un écart se creuse en France entre la productivité du travail, qui tend à stagner, et les salaires, qui continuent de progresser pendant que le chômage augmente.

    http://www.lepoint.fr/economie/schauble-appelle-le-gouvernement-francais-a-appliquer-ses-promesses-28-08-2014-1858150_28.php

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  10. "Pourquoi François Hollande persiste dans l’erreur ?"... C'est une question que me posent sans cesse mes étudiants, et à laquelle j'ai beaucoup de peine à répondre.
    Nous avons tendance à croire que les dirigeants politiques sont des gens rationnels, et qu'ils défendent par conséquent efficacement des intérêts (les leurs ou ceux de leurs sponsors). Mais il faut aussi envisager que ces gens sont intellectuellement enfermés dans des rationalisations historiquement construites de leurs politique passées. Leur cadre cognitif s'est figé dans les années 80 et ils ont lié leur carrière aux croyances néolibérales : mondialisation, libéralisation des marchés, compression des salaires, etc.
    Cela ne marche pas évidemment et se crée une "dissonance cognitive" : leur logiciel n'est plus à même d'interpréter la réalité, mais l'abandonner serait sacrifier ce qu'ils croient et ce qu'ils savent (ou croient savoir). Alors, ils se contorsionnent pour sauver leur passé, surenchérissent dans l'erreur pour reporter encore et encore l'aveu de l'échec qui sera immanquablement aussi un échec personnel.

    Bien entendu, rentiers, bureaucrates et autres parasites de la configuration présente les appuient avec toute la conviction de leur portefeuille. Mais ils n'expliquent pas tout : la rigidité du cadre cognitif est une explication majeure de l'irrationalité économique de la trajectoire suivie.

    Cette analyse suggère aussi que la situation est peut-être moins désespérée qu'il y parait dans les partis traditionnels. Nombre de notables et de militants sont moins impliqués dans les désastes des 40 dernières années que les dirigeants et pourraient tirer les conclusions du naufrage. l’éclatement de l'UMP et du PS ouvrirait de nouvelles perspectives de recomposition.

    (c'est semble-t-il là-dessus que parie Sapir : http://www.marianne.net/Jacques-Sapir-Il-faudra-en-passer-par-un-eclatement-de-l-UMP-et-du-PS_a240818.html)

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    1. On l'a dit et redit et nous sommes nombreux. C'est connu et reconnu. Plutôt deux fois qu'une. Le système politique français actuel, est un processus, qui lutte contre l'intérêt général et aggrave les inégalités. Les partis politiques sont des structures parasitaires, qui promeuvent leurs propres avantages et ceux de leurs amis en permettant aux leurs de faire de formidables carrières, voire de s'enrichir. La démocratie est en train de mourir si ce n'est déjà fait.

      Demos

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  11. Ce n’est pas seulement Hollande qui persiste dans l’erreur, c’est toute la classe dirigeante européenne, médias compris.

    Ce n’est pas Roosevelt qu’il nous faudrait, c’est Gorbatchev.

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    1. Gorbatchev a ruiné son pays - et en plus les bureaucrates communistes sont restés en place en tant qu'oligarques capitalistes !! Je préfère Roosevelt qui s'est appuyé sur le peuple et l'industrie contre la finance...

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    2. Mais nous sommes plus dans la situation de l'URSS à la fin des années 80 que dans celle des USA au début des années 30... Nous devons sortir d'un système qui ne marche pas. Mais peut-être effectivement que nous n'en sortirons pas sans dommages.

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  12. Il faut lutter contre ce fameux argument "long terme" qui est dangereux.
    Les pretentions sur le "long terme" justifient des mauvaises politiques parce qu'on fera attendre la population sans révolte, en prétendant que c'est de l'assainissement pour le futur.

    Nous n'avons aucune garantie de l'efficacité de ces politiques pour perdre 10 longues années ainsi.

    Ce qu'ils appellent "reformes structurelles" n'a aucun sens. Les seules mesures structurelles que je considere touchent la structure productive du pays, l’éducation, le savoir faire...Ca, ça a un effet à long terme. Pas la finance ! C'est d'ailleurs le sens de certains propos de Keynes.
    Il faut refuser toute politique économique qui n'a aucun effet positif passé un an.

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  13. Syndrome de Stockholm et dissonance cognitive.

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  14. voilà ce qui nous attend avec cette "europe de merde" et ses apprentis sorciers français !!!


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    AFP , 29/08/2014 10:01:18

    La raffinerie de gaz de Chebelinski près de Kharkiv, en Ukraine, le 5 août 2014

    Le ministre russe de l'Energie Alexandre Novak a mis en garde vendredi contre les risques qui pèsent sur la livraison de gaz russe vers l'Europe lors d'une conférence de presse avec le commissaire européen à l?Energie Günther Oettinger.

    "La situation est hautement critique à l'approche de la saison de chauffage", a déclaré le ministre russe, ajoutant qu'"il y a un risque que le gaz livré par Gazprom pour l'Europe soit illégalement prélevé par l'Ukraine pour ses propres besoins".

    La Russie a coupé mi-juin ses livraisons de gaz à l'Ukraine, qui refuse la hausse des prix imposée par Gazprom après l'arrivée au pouvoir de pro-occidentaux et accumulé selon M. Novak 5,3 milliards de dollars de dollars.

    Cette décision fait craindre des perturbations des livraisons de gaz russe vers l'Union européenne, dont près de la moitié transite sur le territoire ukrainien, comme lors des précédentes "guerres du gaz" en 2006 et 2009.

    L'Ukraine a reconnu récemment qu'elle ne disposait pas suffisamment de gaz en réserve pour répondre à ses besoins pendant l'hiver et a accusé Moscou cette semaine de vouloir couper le gaz à l'Europe.

    Le ministre russe a qualifié de "constructives" les discussions avec M. Oettinger qui ont duré environ deux heures et porté sur des questions "concrètes", sans pour autant annoncer de progrès tangibles.

    "Pour résoudre la crise, il ne faut pas utiliser le gaz comme un instrument de sanctions et d'escalade", a insisté de son côté le Commissaire européen, exprimant son "incompréhension" et sa "préoccupation" concernant les informations faisant état de la présence de troupes russes en Ukraine.

    M. Oettinger a estimé qu'un "calendrier de remboursement" de la dette devait être établi "dans les prochaines semaines" et que l'UE ferait une proposition sous peu à Kiev. Il s'agit de rembourser les dettes portant sur les livraisons de gaz en novembre et décembre, dont le prix n'est pas contesté, ainsi que partiellement celles pour avril, mai et juin.

    - la cour d'arbitrage saisie -

    M. Novak a estimé qu'en cas de remboursement de cette partie de la dette, une "restructuration" du reste des arriérés de paiement pourrait être envisagée.

    Cité par les agences russes, le patron de Gazprom Alexeï Miller, présent lors des pourparlers, a estimé que si Kiev remplissait ces conditions de remboursement partiel de la dette, les livraisons de gaz pourraient reprendre à condition de paiement à l'avance des volumes livrés.

    L'opérateur gazier ukrainien Naftogaz et Gazprom ont saisi la Cour d'arbitrage de Stockholm pour trancher leur différend.

    La Norvège, deuxième fournisseur de gaz de l?UE, pourrait en partie compenser une baisse des livraisons russes mais seulement à titre provisoire.

    "Sur le court terme, dans une situation de crise, on peut augmenter un peu (nos livraisons, ndlr) mais, dans la durée, si on devait fournir plus de gaz naturel à l?Europe, on aurait besoin de plus de capacités en matière de pipelines et que le marché veuille acheter ce gaz", a déclaré le chef de la diplomatie norvégienne, Boerge Brende, lors d?un séminaire ce vendredi à Oslo.

    © 2014 AFP

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  15. Ça me fait penser à George Stigler, "Nobel" (ou plutôt "en l'honneur d'Alfred") d'économie 1982, école de Chicago, qui a dit :
    « Eh bien, ce n'est pas la science économique qui est fausse, c'est la réalité ! ».

    Nos élites sont des idéologues fous qui sont prêts à faire souffrir beaucoup de monde alors que tous les jours la réalité leur rappelle l'énormité de leur délire.

    Et comme la majorité de la population les laisse continuer inlassablement, bah on est mal. Et on a encore rien vu...

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  16. Tout simplement parce qu'il y est contraint par Bruxelles. Les traités européens actuels ne permettent pas une autre politique sauf à ne pas respecter notre signature.Par ailleurs,comment voulez-vous avoir une emprise quelconque sur l'économie en France lorsque l'on a été d'accord pour que tout se décide ailleurs ? ( taux d'intérêt, taux de change, budget soumis à l'approbation, création monétaire etc...etc...)
    BB

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  17. "Il y a un substrat idéologique très fort qui unit les élites du PS (et du centre et de l’UMP), renforcé par le fait que beaucoup de médias sont fermés aux idées alternatives, d’autant plus qu’elles n’ont même pas la curiosité de s’y intéresser."

    Vous avez superbement résumé le problème !
    Dans les années 1780, si le roi n'a rien vu venir c'est parce que la vie intellectuelle et philosophique avait quitté la cour de Versailles depuis longtemps.
    Aujourd'hui, j'ai l'impression qu'on assiste à une coupure similaire : la vie intellectuelle et les vrais débats d'idée émergent sur les médias alternatifs (internet) que la "cour" politico-médiatique ne voient pas, ou si peu.

    Et eux aussi ne voient pas venir cette explosion sociale inéluctable.


    Olivier

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    1. C'est vrai. La grande presse est entre les mains des grands patrons, la télévision privée aussi et celle publique suit un phénomène de cour où les journalistes carriéristes doivent faire allégeance au dogme et surtout éviter les questions qui fâchent.
      La politique audiovisuelle d'ailleurs c'est de remplacer l'info par la météo des plages, les faits divers et le divertissement.

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  18. "Les élites ne souffrent pas de l’état actuel du monde".
    Laurent, non seulement, elles ne souffrent pas de l'état du monde, mais, au contraire, elles en profitent. Les opportunités sont aujourd'hui meilleures que jamais pour ceux qui ont de l'argent.

    Demos

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  19. La politique monetaire ne depend pas de Hollande, mais de l'Europe et Hollande tente de guider le navire dans le bon sens dans ce domaine donc pourquoi pas l'encourager sur ce point?
    Si on parle du chomage affreux qui tetanise la France, il depend de l'environnement macroeconomique certes, mais au niveau micro, il depend des risques juridiques associes et accessoirement du cout. Et la Hollande en effet ne s'attaque qu'a ce qui est accessoir, et pas a la regulation du travail en france qui est un vrai probleme fondamental. Quand on doit embaucher un avocat pour reorganiser son entreprise il y a un probleme. Il faut dire aux entreprises: si vous devez vous reorganiser vous avez le droit de licencier avant d'etre devenu une entreprise en perte. Les pays qui ont un chomage bas ont des regulations simples a comprendre et a appliquer y compris par des petits artisans. Autres boulets: les comites d'entreprise, les 35heures, les syndicats "dits representatifs" qui sont devenus des parasites comme par exemple dans la formation professionelle. (sur ce dernier point: le dialogue social est effectivement peu developpe en france).

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    1. Ah et quand vous dites que Hollande assainit les finances de l'Etat "trop vite" j'ai un probeme: il devrait continuer a gaspiller l'argent des impots et a prelever sur les generations futures? Cela n'aide pas la croissance certes mais une croissance basee sur de l'argent confisque aux generations futures non merci!
      Je pensais que De Gaulle se voullait (au moins par sa taille) au dessus des partis mais je ressens comme un "parti" pris anti-Hollande dans vos commentaires: ne voyez vous pas qu'il se fache avec ceux qui l'ont elu et ruine ainsi sa carriere pour mener une politique economique au moins aussi profitable a l'economie francaise sur le long terme que celle de Sarkozy? Et sur le plan moral, un cran au dessus sans conteste (CF depenses de l'Elysee par exemple).

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    2. Dernier point: vous pretendez qu'on peut se permettre d'emprunter car les taux sont bas! Ne vous rendez vous pas compte que les taux sont bas justement parceque le gouvernement actuel tente d'etre responsable? Rejouissons nous des taux bas car sinon il faudrait augmenter les impots encore plus! L'endettement est un probleme et non une solution surtout avec les ratios d'endettement de la france.

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    3. Au sujet de la formation professionnelle, des syndicats et de bien d'autres sujets, on pourrait parler du patronat rétrograde. L'UIMM et Gautier-Sauvagnac, ça vous dit peut-être quelque chose ?

      Demos

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    4. Demos vous aces raison le patronat francais comporte peut-etre plus d'heritiers managers sans vision que de veritables entrepreneurs... Me reve francais c'est malheureusement de Dr trouver une planque de fonctionnaire ou de patron grassement paye dans une grosse boite Que de prendre des risques Dans sa carriere... Sans prises de risque a tous les niveaux le pays va decliner, car risquer c'est innover.

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  20. La réalité, c'est que nos "politiques" suivent, depuis 40 ans, un programme de destruction du pays, et hollande continue dans la même veine.

    Inutile d'aller chercher des réponses pseudos économiques, si nos présidents avaient cherché à améliorer la situation, ça se serait vu.

    Pas une seule des décisions (depuis de Gaulle) qui ont été prises ont abouti à un mieux, tout abouti/ssait à une catastrophe. Ils ne vont pas nous faire que ce n'était pas voulu.

    La question est : Pourquoi veulent ils détruire ce pays?

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  21. Hollande peut-il faire ce qu'il veut? Il applique la politique que lui dictent la Commission de Bruxelles, les dirigeants allemands ou les dirigeants américains. Et ces gens là se foutent bien de l'état de la France! Au contraire, plus la France sera en crise, plus leur pouvoir sera grand. De leur point de vue, la politique imposée à la France est un succès...
    Les politiciens français (PS et UMP confondus) ont un sentiment anti-national tellement fort que cette soumission ne les gêne pas...

    Antoine

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  22. David Thevenon, REALTOR

    Les taux sont bas, parce que les liquidités ne savent plus où se placer, bravo, vous avez rien compris. Un livret A tourne à 1% en France dont tout le monde prétend qu'elle est dans un état de mort subite, ca vous pose pas des questions ?

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  23. Je vois pas ce que le livret A vient faire la dedans mais bon... J'ai un petit travail pratique pour votre bien: faites un peu de recherche et trouvez pourquoi l'allemagne emprunte a un taux moindre Que la France.

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    1. Mais plus élevé que le Japon.
      Et aussi comparez les taux US et espagnols.

      Alors, votre théorie?

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  24. @ Gilco56

    Vous tombez un peu dans le poujadisme sur les enfants de hiérarques socialistes. Ils pourraient mériter leur place aussi. Pas d’accord sur la proportionnelle. Le système de la 4ème République serait bien pire sans doute.

    @ TeoNeo

    Ce n’est pas une solidarité de classe consciente. Je crois que c’est un mauvais procès qui nous éloigne de notre combat.

    @ Anonyme

    Cette fois-ci, Chavagneux a sans doute raison

    @ BA

    Le coup du 17ème land est un peu outrancier, mais merci de m’indiquer cette déclaration de Schäuble, que j’avais raté.

    @ J Halpern

    Merci d’être une voix raisonnable. Complètement d’accord sur le cadre cognitif. Bien d’accord sur Roosevelt.

    @ Démos

    Ce ne sont pas les institutions qui sont coupables, puisque la situation est partout la même…

    Et les élites souffrent quand même un peu de l’état du monde. La pression au travail est sans doute plus forte qu’il y a 30 ans, les inquiétudes pour les enfants… Mais il est vrai qu’elles souffrent beaucoup moins que la grande majorité de la population. Mais elles ne pensent pas que l’on puisse faire autrement.

    @ Bip

    Cela prend du temps de changer de vision du monde

    @ BB

    Mais ces liens ne sont que de papiers. Ils les acceptent, et les ont même conçus…

    @ Olivier

    Oui, mais la plupart des journalistes écrivent ce qu’ils pensent (et soit dit en passant, il y a des signes très positifs avec Lenglet, Polony, les auteurs d’inévitable protectionnisme). La coupure vient du phénomène de bulle et du fait que l’explosion des très très hauts revenus fait que les cadres supérieurs se pensent aujourd’hui plus proches de la moyenne qu’ils ne le sont.

    @ David Realtor

    Hollande ne cherche qu’à changer d’1° la trajectoire du Titanic européen, alors qu’il faut tourner à 90°. Sur le chômage, oui certaines lourdeurs et le mode de financement de la protection sociale pèsent, mais aussi la baisse des déficits, le libre-échange, la libre-circulation des capitaux, la monnaie unique, l’anarchie financière. Et sur tous ces sujets, Hollande ne fait rien ou des mesurettes.

    Sur les déficits, on voit partout ailleurs dans le monde qu’il y a des marges de manœuvre avec une banque centrale qui monétise… Et si les taux sont bas, c’est aussi parce que les banques centrales ont déversé un flot de liquidités sur la planète et que la France s’en tire un peu moins mal que d’autres grâce à son modèle social.

    @ JJP

    Mais ils ne veulent pas le détruire. C’est une constuction intellectuelle plus complexe

    @ Antoine

    Non, je pense que ce que lui dit Bruxelles correspond largement à ce qu’il pense qu’il faut faire

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    1. Ça peut prendre du temps s'il y a un minimum d'honnêteté intellectuelle.
      Pas sûr qu'ils en soient tous pourvus.

      Ce sont des croyants. Ils ne renieront pas leur foi. L'effondrement du catholicisme, couplé à l'amour de l'argent, a fait de certains des adeptes du dieu "marché".


      Extrait du texte Dangereux dirigeants, par Alain Garrigou (http://www.les-crises.fr/dangereux-dirigeants-par-alain-garrigou/#n4) :
      "Comment peut-on nier l’évidence ? En étudiant les mécanismes de dissonance cognitive, Leon Festinger a élucidé ce mystère [1]. En s’attachant aux communautés millénaristes annonciatrices de la fin du monde, lesquelles refusaient d’admettre — sinon sur un calcul — s’être trompées lorsqu’elle n’advenait pas, il pointait des individus auxquels on attribue au moins un soupçon de folie [2]. Son analyse des dénis de réalité conservait un parfum d’irrationalité finalement rassurant. Il faut cependant convenir que la défense opposée par l’homme de foi à la réalité qui le dément s’applique très généralement à l’homme politique : « Supposons qu’un individu croit de tout cœur à quelque chose. Supposons aussi qu’il est engagé et a commis au nom de cette conviction des actes irréversibles. Supposons enfin qu’on lui fournisse la preuve incontestable et sans équivoque du caractère erroné de sa croyance. Que se passe-t-il bien souvent ? Non seulement l’individu ne sera pas ébranlé mais il en sortira plus convaincu que jamais de la “vérité” de sa foi. Peut-être ira-t-il jusqu’à montrer une ardeur nouvelle à convaincre et à convertir des profanes [3] »."


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    2. Ils ne veulent pas détruire la France?

      Prouvez le!

      Donnez une seule mesure depuis pompidou (1969!!!) qui ait favorisé la France? Je précise "favorisé les français ou l'économie française", et non pas pour l'état qui est contre la France, ou encore une décision qui soit un moindre mal.
      Essayez de trouver une seule décision vraiment bénéfique pour la France ou l'économie française, parce que je peux vous en citer des tonnes de décisions complètement catastrophiques.

      Je peux déja répondre, il n'y en a pas, nos maîtres veulent vraiment détruire la France.

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  25. Gilbert Perrin
    1 min ·

    Appel à la MOBILISATION ....

    DEMAIN, il y aura dissolution de l'assemblée nationale !!! il peut difficilement en être autrement !!!

    Nous nous dirigeons vers des élections anticipées : SI RIEN NE BOUGE, on se dirige tout droit à retrouver les mêmes dans le désordre !!! et une COHABITATION, C'EST A DIRE le MAINTIEN du SYSTEME....

    QUE FAIRE ? Positionnez vous ANTI SYSTEME, c'est à dire ANTI PARTIS POLITIQUES, car, ils sont tous "SYSTEME", pour la défense des intérêts CORPORATISTES !!!!

    COMME MOI dites le, nous ne sortirons de cette situation qu'en votant anti-système.... Personnellement, je ne VOTERAI pas pour un membre des partis concernés (y compris le FN) qui ne se déclarent pas et le prouvent contre cet "abus de pouvoir de nos élus". Ils sont tous sur la même ligne ...

    L'abstention et le "vote blanc" ont de beaux jours....

    Seul un rassemblement "anti-système" aux prochaines élections locales et nationales, et, un scrutin à la proportionnelle intégrale PEUT CHANGER la FACE des CHOSES....

    REAGISSEZ, c'est le moment.....

    PS :permettez moi de vous dire mon que, contrairement au baratin qui consiste à critiquer le régime des partis et nous rappeler la 4è république ?... UNE REFLEXION, ne vivons nous pas depuis 40 ans sous un "REGIME des PARTIS" antidémocratique (démocratie dirigée disent ils tous !!!), mais nettement plus grave et tendancieux que sous la 4è !!! car il y a complicité ????

    Préparons des candidats PATRIOTES, justes et honnêtes pour demain !

    Gilbert Perrin

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  26. @Gilbert Perrin

    Complètement d'accord: il faut se rassembler pour penser une candidature "anti-système". A travers elle, il faut profiter de la crise de régime qui se profile (plus personne ne fait confiance aux gens issus du système actuel pour remédier à la situation) pour fédérer le peuple sur un unique objectif: REDEFINIR LA REGLE DU JEU.

    Ensemble pour une 6ème République!

    C'est la dernière proposition très lucide de JL Mélenchon.

    Et je ne crois pas qu'il cherche par là à se positionner lui-même.

    La Vème République est noyautée par des élites qui sont en connivence d'intérêt (que se soient les politiciens, les grands médias ou les gens d'affaires). Ils s'efforcent de faire tenir le système qui leur rapporte le plus longtemps possible. Sans se soucier de notre avenir collectif.

    Il est temps qu'on les dégage et qu'on établisse de nouvelles garanties constitutionnelles pour la conduite de l'Intérêt Général (l' INDEPENDANCE vis-à-vis d'intérêts privés puissants me semble le maître-mot).

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    1. Le pb n'est pas le système, mais les gens.

      On se rassemble pour virer TOUS les politiques quelque soit la couleur, et les frères la truelle par la même occasion.

      D'accord sur cette ligne.

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  27. @ Bip

    Bien d’accord. Ce sont des croyants

    @ jjp

    Je pense qu’il ne le font pas de manière complètement consciente (à savoir qu’ils ne pensent sans doute pas qu’on puisse faire différemment).

    @ Jauresist

    On parlera prochainement ici de cette idée.

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    1. C'est bien ce que je disais.

      Arrêtez, il y en a marre de leur trouver des excuses.

      La réalité est celle-ci .................... c'est la caste de nos maîtres ou nous.
      Quand les drogues (antidépresseurs, drogues illégales, film, musique, télé, jeu, roman, bouffe, matérialisme ... ) ne seront plus disponibles les masques tomberont et cette réalité sera celle de tout le monde.

      En attendant, on attend que les drogués se réveillent.

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  28. JJP, les elites francaises sont certes arrogantes, deconnectees du peuple par le jeu des grandes ecoles issues d'un projet bonapartiste de justement creer des "elites" a grand renforts de deniers publics.
    Ce systeme a fait son temps et ne sert plus l'interet general donc je suis favorable a ce que ces ecoles deviennent des universites comme les autres. Les gamins intelligents se feront toujours une place dans la societe qu'ils passent par l'X ou non. Et d'etre confronte a des gens in peu differents leur fera du bien.
    Personellement je n'adhere pas aux theories d'un vaste complot. Je pense plutot Que la France est victime d'un deni de realite a tous les etages.

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    1. C'est votre lecture, elle est respectable.

      Si vous pouviez prouvez votre opinion, ce serait mieux.

      Je crois qu'il faut arrêter de prendre les gens pour des idiots, ni eux, ni nous.

      Ils ont patiemment (donc consciemment) sapés les fondements de notre culture (pas seulement l'économie), et ça va loin parce que même l'EdNat n'enseigne plus (plus vraiment quand on regarde le niveau des élèves hors de la capitale).

      On ne peut décemment pas appeler ça une "déconnexion avec le peuple" ou alors, on cherche à cacher la réalité.

      Le pb est bien plus vaste qu'une série de mesures à l'école ou sur les bancs de l'Assemblée Nationale. Depuis plusieurs années, on a bien compris que leurs intérêts étaient l'exacte inverse des nôtres.

      Minimiser la crise civile en France n'est pas la bonne façon d'aborder le pb.

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  29. Gilbert Perrin
    À l’instant ·

    Débat CAMBADELIS APPARU ..... BFMTV 31 08 2014 à 19 heures....

    Qui a dit qu'il n'y avait pas complicité ????

    CAMBANDELIS a déclaré qu'opposition et majorité trouvaient toujours un terrain d'entente !!!!

    Du dialogue ressort le COMPROMIS, c'est démocratique...

    - Concernant les statuts de ces messieurs les politiques, aucun débat, aucun dialogue : depuis 40 ans il y a le système pour leurs privilèges et leurs avantages : c'est ANTI DEMOCRATIQUE, c'est de la CONNIVENCE !!

    Bien dit M. CAMBADELIS ??? APPARU n'a pas contesté leur belle entente. Et n'oubliez pas tout de même que tous les partis politiques sont concernés....

    Gilbert Perrin

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    1. Ne jamais oublier qu'hors des caméras, ils s'appellent entre eux frères et soeurs (la truelle).

      Alors l'entente, c'est un secret de polichinelle.

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  30. @Jauresist le 31 08 2014 à 14 h 34.

    Merci pour votre réflexion... nous sommes d'accord, les élites qui se sont payé notre tête sont foutus ! si ce n'est qu'ils vont tenter de monopoliser le terrain avec leurs partis "tous corporatistes"...

    Il faut s'unir sur des idées et NON sur des idéologies...

    Je suis prêt à travailler dans dans ce sens, mais en aucun cas je ne veux être "otage" des politiciens.. Il y a à faire, le peuple peut et doit le faire, il doit retrouver la démocratie et le langage de la vérité et de la justice...l"AVENIR de la FRANCE en dépend.

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  31. "Il faut s'unir sur des idées et NON sur des idéologies... "
    Voila qui est simple a mettre en oeuvre!

    Le probleme que je vois est l'exces d'humilite des electeurs, et leur tendance a accepter la fatalite que forcement c'est un membre de la caste dirigeante qui a fait l'ENA qui doit gagner l'election.

    C'est sur que des gens brillants font l'ENA, mais le probleme est que la cocon dans lequel ils ont grandi entre 18 et 25ans les protegeait du chomage et ne les exposait pas assez aux realites economiques des petites entreprises, de l'Artisanat qui est la premiere "entreprise" de france.

    Je n'adhere pas aux theories style antimassoniques qui disent que "de toutes facons ils sont tous freres"...

    Quel que soit le style de la republique, son numero, des petits amenagements constitutionnels, la solution viendra de politiques economiques qui font du sens, et on peut y arriver sans revolutions hasardeuses.

    Laurent P tu disais "il faut tourner le navire de 90 degres et hollande ne fait qu'un degre". Si Hollande reussit a faire tourner le navire d'un degre ce sera une victoire, et il ne restera qu'a l'encourager a en faire plus. Pour moi il est tres cretin de lui dire de tout lacher au pretexte qu'il ne va pas assez vite!

    Je rejoins nombre de lecteurs de ce blog pour etre en faveur d'une politique monetaire inflationiste en Europe car cela donnera un bol d'air aux pays surendettes comme la france et remettra du pognon dans les poches de ceux qui travaillent. Mais la France ne peut pas se priver de reformes structurelles qui n'ont que trop tarde. L'Allemagne s'est reformee il y a 10 ans deja et depuis la france decroche, ce n'est pas bon pour l'equilibre en Europe.

    Arretons de nous plaindre, concentrons nous sur ce que nous pouvons faire de positif. Etre exemplaire tout seul ca l'a l'air de rien, mais si ca entraine d'autres personnes alors c'est beaucoup.

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    1. Et pourtant si, ils sont tous frères .....

      Est-ce si difficile à comprendre? A mon avis, ce qui est dur, c'est de l'accepter.

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