mardi 19 mars 2019

Les services publics privatisés deviennent de coûteuses rentes



Une privatisation qui n’a absolument aucun sens

Il faut le répéter ici : privatiser Aéroports de Paris est absolument fou. Une telle entité est l’exemple type du dit monopole naturel : il n’y a pas de véritable concurrence pour une telle infrastructure et son rôle si critique dans la gestion de nos frontières ou dans l’aménagement de notre territoire devraient largement suffire à rejeter toute éventualité de privatisation. Le piteux exemple de l’aéroport de Toulouse devrait achever de refroidir toute tentative concernant ADP. Et, comme l’ont montré David Cayla et Coralie Delaume dans leur pétition, l’argument du financement de projets d’avenir ne tient pas, tant ADP rapporte de dividendes à l’Etat, que le placement de l’argent de la vente ne couvrirait pas.

Bref, pas un argument du gouvernement et de la majorité ne tient, et seule une foi religieuse dans les privatisations permet de poursuivre ce funeste projet. Et cela est d’autant plus incroyable que tous les exemples de privatisation d’un possible service public montre que cela revient à accorder une très juteuse rente, au détriment de l’intérêt général, puisque toute la collectivité y perd. Le cas des autoroutes est particulièrement parlant, avec la rentabilité indécente affichée par les concessions, entre hausses continues des prix et suppression d’emplois pour toujours rapporter plus. Bref, toutes les expériences passées montrent qu’il ne faudrait pas vendre Aéroports de Paris.

Mieux encore, on peut même trouver des arguments contre cette privatisation dans les publications de l’Institut Montaigne ! En effet, la semaine dernière, il publiait un papier sur une étude du système de santé étasunien qui montre que « si les Etats-Unis dépensent en moyenne deux fois plus que les autres pays (comme la France) pour leur système de santé, ce n’est pas parce que les patients américains bénéficient de plus de soins, mais bien parce que tout est plus cher de ce côté de l’Atlantique », y compris les dépenses administratives. Bref, confier au privé un service public au privé est souvent seulement un immense cadeau aux actionnaires, comme cela l’est pour les autoroutes.

D’ailleurs le cas étasunien est particulièrement parlant dans le domaine de l’éducation supérieure, largement sous-traitée au privé. Une année à l’université peut coûter 50 000 dollars par an, et 30 000 en moyenne, un niveau qui reflète les limites du marché pour fixer le prix de certains services essentiels, The Economist ayant même dénoncé d’innombrables effets pervers, entre mur de l’argent pour les classes populaires, mais aussi envolée des dépenses administratives. Et plus fondamentalement, l’importance de ces infrastructures fait que l’Etat devrait de toutes les façons en garder le contrôle, même si les prix étaient encadrés et que la rentabilité de tels équipements était strictement encadrée.


Quel meilleur exemple de la superficialité, du dogmatisme et de l’absence totale d’écoute de cette majorité que sa persévérance à vouloir privatiser Aéroports De Paris, alors que tous les arguments montrent que cela n’a aucun sens. Malgré tout, je crois qu’il faut continuer à se mobiliser autour de cette pétition pour continuer à faire pression sur la majorité : les Gilets Jaunes ont réussi à la faire (un peu) reculer.

13 commentaires:

  1. Bonsoir Laurent,

    Merci pour cet article pertinent. Pour revenir sur votre paragraphe sur l'enseignement supérieur aux USA, je vous livre une petite anecdote :
    J'ai travaillé en Amérique un petit temps dans un cabinet d'avocats à Boston. Je ne suis pas avocat, je n'ai jamais passé le barreau. Je suis juriste (doctorat en droit des affaires et 1 DESS - comme on disait en mon temps - de juriste d'entreprise et un DEA - comme on disait en mon temps - en administration économique et sociale - option gestion des organisations). J'ai travaillé en cabinet profession libérale et comme directeur juridique en entreprise dont une entreprise américaine en France ce qui m'a permis de m'expatrier aux USA.
    Aux Etats-unis j'étais consultant et documentaliste juridique. Le cabinet pour qui je travaillais était spécialisé dans le commerce international notamment avec la CEE (UE depuis) et les pays de l'AELE. Mon rôle était de conseillé les clients du cabinet sur les procédures douanières, les règles de la concurrence etc...et tant que documentaliste pour le cabinet: veille réglementaire, représentation auprès de certaines instances etc...Je gagnais très bien ma vie (moins que les avocats mais plutôt pas mal). J'ai été recruté en doublant des diplômés de Harvard ou encore d'universités européennes bien vues aux USA (je pense aux Anglaises). Moi je suis arrivé avec Prais Assas ou encore Panthéon Sorbonne sur mes diplômes. Et des stages auprès des instances de la CEE ou encore des missions auprès de l'organisation mondiale des douanes sans compter mon expérience pro'. Donc je défends la formation universitaire française que nos politiques descendent chaque année suite au palmarès Shanghai (par exemple). Les Américains m'ayant recruté m'ont dit après coup qu'en tant que Français ma formation universitaire est solide, sérieuse et fondamentale. En plus, un doctorat, du DESS et du DEA....Le gars qui a bien cravaché à la fac'. Quand je travaillais, il y avaient des secrétaires et l'équivalent d'assistants juridiques et rédacteurs juridiques. Toutes et tous avaient fait des études universitaires niveau licence ou master. Toutes et tous avaient contracté des prêts étudiants (dont certains se trimbalaient encore). Toutes et tous avaient contracté ces prêts pour aller étudier dans des facs de seconde zone (il y avait une assistante qui parlait de second hand - deuxième main pour signifier le côté occasion des universités américaines pour ne pas dire secondes zones mais c'était cela qu'elle exprimait avec amertume). Ils ne pouvaient pas espérer un poste comme le mien car ces postes étaient offerts à des Européens bien diplômés et sérieusement formés dans les fac européennes (avec une préférence pour les facs françaises, anglaises ou allemandes).

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  2. .../...

    Et quand je leur ai expliqué que la secrétaire juridique en France passait par du BTS souvent en alternance, ou pour les assistants des licences pro' dans les métiers du para-juridique ou pour les rédacteurs souvent des maîtrise sans que cela n'engendre des prêts et que le salaire était plutôt pas mal avec en plus le système socio-professionnel à la française (j'ai expliqué que dans ma carrière en France j'avais croisé 2 assistants/rédacteurs qui avaient pu prendre un CIF l'une pour préparer le barreau qu'elle a eu et l'autre pour préparer les concours de catégorie A et qui a fini directrice de service catégorie A +)...Ca les a tué car elles et eux se sont endettés pour des diplômes mal reconnus et du coup recrutés sur des postes moindrement qualifiés par rapport à leur niveau universitaire. Reprendre des études pour améliorer la formation de base c'est très compliqué aux USA et quand cela se passe super bien...It is show business (selon encore un de ces employés). Donc...ne foutons pas en l'air notre système.
    Bonne soirée
    Joël
    PS: ah oui...j'allais oublier je suis fils d'un vendeur de grand magasin et d'une aide-soignant. Ces secrétaires, assistants ou rédacteurs bien souvent venaient de milieux sociaux supérieurs au mien : enfants de professeur, propriétaires d'agence immobilière dans des villes moyennes etc...

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    1. Merci Joël pour vos commentaires. J'adhère à ce que vous avez écrit car j'ai une expérience très, très proche de la vôtre. Bac' pro' force de vente, BTS force de vente, double licence pro' force de vente - management unités commerciales, master 1 pro' force vente option techniques de commercialisation, master 2 pro' marketing- option : prospective et stratégie commerciales. Et enfin un master 2 parcours recherche conseils et décisions en marketing.
      Tout ça dans des lycées pro' puis école de commerce et enfin fac' de province et parisienne. A part le M2 recherche, tout le reste à partir du bac' pro' en alternance. Etablissements totalement inconnus aux Etats-unis (même HEC dont je ne sors pas mais dont j'ai parlé lors de mon entretien de recrutement... mes recruteurs américains n'ont pas percuté c'est dire...). Je suis restée 5 ans aux US (abrégé pour aller plus vite) en travaillant comme formatrice en force de vente pour une marque...anglaise ! Pareil côte est à New-York ! Comme vous, j'ai coiffé au poteau des diplômés de grandes universités américaines, l'équivalent d'écoles de commerce anglaises et même un candidat HEC Québec (ou Canada me rappelle plus l'intitulé exact). Explications reçues par les recruteurs : formation à la française notamment en vente. La France serait réputée pour ses formations en force de vente (pas compris ????!!!!). Et comme vous, j'ai croisé des collègues américain.e.s qui ont payé des universités et autres écoles supérieures privées pour finir....au mieux directeur de magasin ou alors secrétaire commercial.e ou assistant de direction etc...quand moi j'assurais toute la partie formation : modules de formation, fiches techniques, stratégie de formation etc...alors que je n'avais que 4 ans d'expérience en France (animatrice réseau force de vente). Mes collègues étaient assez déçus, désorientés voire amers. Avoir demandé des prêts bancaires, qu'ils se traînaient sur des années pour avoir un diplôme "second hand" (l'expression est très bien choisie). Et voir une Française (métisse qui plus est) se pointer avec ses diplômes de villes qu'ils ne connaissent même pas (car trou paumé sur la mappe monde....à part Paris et la côte d'Azur...Alors Montpellier ou Toulouse...????). Je suis rentrée en France, totalement bilingue. Aujourd'hui, je suis installée en Belgique, même filière, bonne situation. Revenir en France ???????Car je suis mariée à un Belge et mon fils a la double nationalité....
      Salutations bruxelloises
      Marie

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    2. Au vu de ce qu'est devenu le Bac pro, un tel parcours sera de moins en moins envisageable. On a cassé la voie professionnelle.

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    3. Cela fait très longtemps que le bac' professionnel est dénigré, abandonné et complètement sous-estimé. A part quelques filières pour lesquelles les professionnels se sont mobilisés type restauration-hôtellerie-tourisme-métiers de bouche-traiteur, secteur vinicole ou encore esthétique-cosmétique ou commerce international une majorité de filières est depuis longtemps en décrépitude en France. Pourquoi ? Personnellement ayant choisi cette voie, j'ai compris que les 80% de bacheliers il fallait les trouver quelque part donc on a envoyé des pelletées d'élèves dans des filières pro' ou techno' au doigt mouillé car il fallait en faire quelque chose. On a crée des bacs pro' pour tout et n'importe quoi négligeant des secteurs qui aujourd'hui ne trouvent plus grand monde ou alors des élèves plutôt en difficulté ou décrocheur etc...Résultat: les élèves dont les parents suivent le parcours scolaire se sont tournés vers des écoles d'apprentis privés ou des instituts de formation pro' dont le financement est fondé sur l'alternance et l'apprentissage. Par ailleurs, pour les élèves qui comme Marie ont souhaité poursuivre au-delà du bac pro' en allant en BTS puis en licence pro' et plus loin, on leur a proposé quoi ? Le bac' pro' et basta aux entrées des BTS et licence ils se sont vu en concurrence avec les bacs généraux et certains bac techno'. Alors que les généraux et un peu les bac techno' entrent en BTS quasi comme ça, les bac pro' dont les BTS leur étaient destinés initialement, sont TRES souvent obligés de montrer patte blanche avec une sélection rigoureuse. Cette sélection va crescendo à bac +3 et au-delà car le discours est : filière pro' études courtes peu diplômées.

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    4. Personnellement j'ai voulu aller en filière pro' car les cours magistraux à la françaises avec devoirs savoir académique ne m'allaient pas bien du tout. En 3ème avec mes parents mais surtout un cousin germain plus âgé et lui aussi passé par la filière pro' j'ai fait les salons, les rencontres filière pro', je suis allé à l'ONISEP, au CIO etc...j'ai défini mon projet. Très vite j'ai su que je voulais au moins aller en licence pro'. J'ai choisi la logistique-le transport-le stockage- l’affrètement car métiers en plein essor dû à...la mondialisation ! Quand j'ai présenté mon projet d'orientation fin du 1er trimestre réponse de la professeure principale, du CPE et du CO: chauffeur-routier est un bon métier surtout si tu te lance à l'international. Donc privilégie l'option anglais renforcé si c'est possible ! Voilà le degré de connaissance en la matière de mon collège ! Après mes parents ont eu des problèmes car lorsque mon collège a découvert que je candidatais pour des écoles et instituts cela ne leur a pas plu car je n'allais pas dans le lycée pro' de ma zone scolaire qui est un lycée poubelle. Bah oui...85% de bacheliers avec une sélection de plus en plus forte sur les bacs généraux et techno il faut bien recaser les autres ailleurs dont les plus en difficultés !

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    5. .../...
      Mes parents convoqués par le proviseur du lycée pro' avec menace de signalement si je n'étais pas inscrit là-bas. Mon dossier a été littéralement caviardé pour me faire louper mes candidatures (cela a marché sur 1 école sur les 3 sélectionnées...c'était une école publique !!!!! en revanche les 2 autres privées elles avaient l'habitude de voir ce type de réaction donc elles regardaient les notes et pas les appréciations, la réussite au brevet moi mention assez bien et entretien + tests). Bac pro' en poche je vais pour m'inscrire en BTS double filière (Logistique etc...+ commerce international). Et là sélectionné : dossier, résultats au bac, entretien + tests. Car...bac pro' tous les bacs généraux et techno' de ma promo' se sont inscrits sur simple demande selon le classement de leurs choix !!!!!!!!!!!! J'étais dans une session de 43 étudiants: 23 bacs généraux (dont seulement 9 avaient choisi la double filière), 11 bacs techno (eux à part 2/3 tous en double filière) 9 bacs pro seulement (tous en double filière). A la fin : aucun échec aux exam du BTS pour les bacs pro' et techno', 5 bacs généraux sur le carreau (dont 2 décrocheurs et 3 qui n'avaient pas bien choisi leur filière). Par la suite, rebelote sélection pour la licence pro' alors que les bacs généraux et techno' non ! Test anglais + présentation motivée du dossier et du projet de l'étudiant. Voulant continuer après et voyant la façon dont j'étais sélectionné l'année de licence a été terrible car en plus de ma licence pro' j'ai suivi une licence universitaire classique par enseignement à distance en gestion. Ric-rac l'année mais c'est passé licence gestion mention assez bien et licence pro' juste ! Mais comme le master I professionnel que je visais n'acceptait pas de licence professionnelle mais des licence universitaire parcours académique....Génial pour un master pro' stratégie logistique et gestion des flux des organisations alors que depuis l'après 3ème je n'ai fait que ça (en plus de la gestion !). Après en master 2 cela s'est carrément détendu car je suis passé à l'alternance (master 2 management gestion des projets et processus logistiques). Sur ma session de BTS les 9 BACS PRO' qui avaient été sélectionnés ont tous fini avec un bac+4, parmi les 9 nous sommes 3 à avoir poussé au bac +5. Les bacs techno ont tous fini bac +3 parmi les 11 5 ont eu bac +4 et une seulement a fait un master 2 non pas professionnel mais parcours recherche (mais elle est partie plus sur l'aspect relations internationales, elle s'est fait plaisir). Les bacs généraux : sur les 18 lauréats BTS 13 sont allés en licence aucun n'est allé au-delà ! Alors que tout leur était ouvert ! Sur les 13 en licence 5 ont choisi la licence AES administration publique pour préparer les concours de la fonction publique. 2 de mes copines dont une qui a suivi cette licence ont réussi les concours de catégorie A (une les IRA, l'autre les impôts). Les autres ont eu leur licence mais pas les concours.

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    6. .../...
      Après on parle d'inégalité, d'inéquité à l'école française....Oui ! mille fois oui !!!!!! On est d'accord tous les élèves en pro' ne finiront pas avec bac + 5 mais une grande proportion peut finir à bac+ 2/3 voire 4. Mais bon....comme les bacs généraux mangent tout et tout est fait pour eux....Ce qui à la base devait s'adresser de la 3ème jusqu'au master 2 aux pro' est totalement détourné. Quel gâchis ! Comment après former des techniciens, des employés en études pro courtes et insérantes sur le marché du travail, comment parler d'égalité des chances quand ceux qui veulent aller plus loin sont découragés par une sélection injuste !
      J'ai 29 ans, j'ai fini mes études il y a 6 ans maintenant (parcours sans faute ni redoublement). Je suis responsable clientèle chez une grosse société de transitaire en douane-logisticien-affréteurs. Je gagne pas mal ma vie. Je suis dans le milieu pro' que j'ai choisi depuis longtemps.
      Voilà pour cette petite parenthèse !

      Bonjour Laurent,
      Désolé pour ce squat sur la filière pro' mais c'était intéressant d'échanger sur ce point !
      Je reviens sur votre sujet et notamment les USA.
      L'Amérique a repris en main (renationalisation ? réétatisation ????) leurs aéroports, leurs ports et aussi leurs gares de marchandises suite au 11 septembre. Pas qu'avant l'état fédéral ne faisait rien mais c'était très laissé aux intérêts privés et aux corporations (je pense aux dockers). Depuis 2001 pour des aspects d'abord sécuritaires, le gouvernement a repris la main. En reprenant la main ils se sont aperçu qu'ils pouvaient aussi jouer sur les questions du commerce international, de la douane (flux de marchandises), concurrence internationale etc...Ils ont compris le danger que représentaient notamment la Chine en matière de commerce et d'économie ouverte (l'UE ne les a jamais beaucoup effrayé !). Et sous les mandats Bush et pas mal Obama avec beaucoup de subtilité, ils sont entrés dans une logique protectionniste "au nom des intérêts américains" et qui pour "sauver" ces intérêts si ce n'est la sphère publique et fédérale ?! D.Trump n'a rien inventé, il ramasse les graines semées par Bush et Obama, et n'a plus qu'à arroser. Sauf qu'ua lieu d'arroser avec un jet bien dirigé, bien mesuré et sans gâchis, lui il arrose avec une lance à incendie. Quel manque total de connaissance des flux et de la concurrence internationale, de finesse dans les négociations ! Mais bon....les Chinois restent très méfiants et flippent tout de même face à la force de frappe américaine (aussi imprécise est-elle devenue). En Europe....à part la Russie, la Suisse, la Norvège ou encore l'Islande...L'UE rien on ouvre à tout et à tout le monde ! Au mlieu d'aider les Grecs à garder le Pirée grec on les pousse à concéder la gestion des marchandises à une société chinoise qui pour même pas 300 millions d'euros rachète des actions et devient à plus de 51% actionnaire du port. Au passage, elle prête à la Grèce pour rembourser sa dette....une belle spirale ! Le Portugal est dans la ligne de mire de la Chine. Ainsi va la vie dans l'UE ! en tant que professionnel je trouve cela TRES INQUIETANT !
      Jean-Baptiste

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    7. Et quand on voit le tapis rouge déroulé et nettoyé quasiment à la pince à épiler pour recevoir le président chinois....Je trouve aussi cela TRES INQUIETANT !
      Bon WE
      Sylvie

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    8. Moi ma fille après son bac' pro assurance-banque n'a pas cherché plus loin, elle s'est inscrite au CNED BTS en assurance. Elle est en 2ème année. Elle a entamé toutes les démarches pour une licence pro' dans le domaine en alternance. Et c'est bien parti. Elle a sûre une entreprise qui la prendrait et une autre qui la met sur sa liste. Elle regarde aussi pour une licence classique à distance type AES ou gestion car elle veut continuer au moins en master I et comme raconté sur le présent forum, elle sait qu'elle va se faire blackbouler face à des licences de droit ou de sciences éco' avec sa licence pro' alors qu'elle est dans la filière depuis l’après 3ème elle sait que cela ne suffira pas.
      Donc il y a bien un problème de détournement ou autre chose avec la filière pro' !

      Sinon pour parler de la Chine notamment, je partage les inquiétudes. Et plus encore lorsqu'on sait que l'OMC négocie pour normaliser les relations commerciales avec la Chine afin de l'intégrer complètement dans cet organisme. Le problème: peut-on contourner la Chine ? Peut-on l'ignorer ? NON...Maintenant on devrait pouvoir la contrer, c'est le jeu du commerce international . Sauf que...l'UE n'est pas sur cette ligne car entre les pays qui ne voient pas la solidarité communautaire jouer en leur faveur, les EM comme l'Allemagne ou la France ne pensant qu'à leurs exportations vers la Chine....Nous sommes mal barrés. L'Amérique n'a pas ce problème, c'est un seul et même pays. Et puis c'est une force de frappe (je ne sais plus qui a dit cela dans son post). L'UE n'est pas une force de frappe, elle est apeurée, divisée . Ne fait pas bloc. Donc la Chine a un boulevard devant elle. Sans compter son obsession du libéralisme éco, commercial et financier...
      Soso

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  3. Pour info, vu que les USA sont une référence du néo-libéralisme, il faudrait signaler que 100% des aéroport US sont public.
    Et sont parmi les meilleurs du monde...

    Laurent MICHEL

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    1. Hé hé... peut-être ces aéroports ont ils été construit même partiellement sur des terrains acquis par voie d'expropriation...

      Et les américains ne sont pas du genre à accepter que leur voisin puisse appeler l'oncle Sam à la rescousse pour les obliger à lui vendre leur maison et leur terrain s'ils n'ont pas envie de le faire.

      Pas d'expropriation pour utilité privée, donc l’aéroport doit rester public.

      Ivan

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  4. Capitalisme de connivence, Macron et sa bande en attendent des retours personnels juteux :

    https://www.atlantico.fr/decryptage/3531545/privatisations--pourquoi-il-n-y-a-pas-de-rationalite-economique-a-vendre-un-actif-d-etat-rentable-alexandre-delaigue

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