dimanche 3 mai 2026

2027 : la dérisoire course des petits chevaux…

Le moins que l’on puisse dire, c’est que la fin des élections municipales a marqué le début de la campagne pour les élections présidentielles. Depuis, pas un jour ne passe sans une déclaration d’un ou plusieurs candidats. Mais, outre un trop plein stupéfiant de candidats, ce qui frappe, c’est souvent la superficialité et les postures caricaturales de tous ces prétendants à la présidence

 


50 nuances d’oligarchisme

 

Alors qu’il se fait distancer par Édouard Philippe, le prototype du candidat oligarchiste fort en thème avant la campagne qui explose ensuite, Gabriel Attal s’agite dans tous les sens. Nous avons donc eu droit à une campagne de presse toute sarkozyste où l’éphémère ministre de l’éducation et Premier ministre a pu étaler les malheurs de sa vie, comme si ses peines de jeunesse allaient susciter une adhésion des Français… Mais pourquoi les malheurs qui lui sont arrivés pourraient justifier qu’il devienne chef de la France ? Il confond sans doute l’élection présidentielle avec une émission de télé-réalité. Cet angle malhabile ayant surtout suscité la moquerie et la critique, il a même fini par admettre qu’il n’y aura pas affrontement avec Édouard Philippe, un moyen de préparer l’opinion à sa non-candidature

 

Mais l’arrogant suprême de la macronie est aussi revenu sur un terrain plus politique. D’abord il a confié au Point « penser savoir comment présider la France » et « repenser une doctrine d’influence de notre pays ». Puis, toujours plus sarkozyste, il a lancé une formule destinée à plaire au cœur de cible de son camp, la droite et toute l’oligarchie : « le droit du travail empêche trop souvent le droit au travail ». Il reprend le vieil argument de la complexité de notre droit du travail, dont le nombre d’articles aurait doublé depuis 20 ans, mais il oublie, ce faisant, que ses amis sont au pouvoir depuis… 14 ans. Pire, on aimerait lui rappeler que ses amis ont déjà réformé trois fois le code du travail : loi Macron en 2015, loi El Khomri en 2016, ordonnances Macron en 2017. Bref, ce n’est pas comme si son camp n’avait pas déjà travaillé sur le sujet. Cette prise de position ressemble surtout à une posture destinée à travailler son positionnement.

 

Mais outre les deux anciens Premiers ministres, l’oligarchie peut compter sur le duo de LR droitiers, critiques à l’égard de Macron, mais opposés à tout rapprochement avec le RN : Bruno Retaileau et David Lisnard. La différence entre les deux est infime, même si l’un a été brièvement ministre. Y-aura-t-il un espace entre la macronie et le RN ? Rien n’est moins sûr tant ce duo reprend la rupture sarkozyste démonétisée par le temps et la proximité entre l’ancien président et la macronie. Et même s’il semble y avoir quelques prétendants (Barnier, Bertrand, Wauquiez) dans la frange plus Macron-compatible de LR, l’espace semble encore plus limité. Même si le procès en socialisme du président sortant semble créer un espace à droite, beaucoup savent que Macron a dépassé Sarkozy par la droite sur bien des sujets… Enfin, il y a toujours Dominique de Villepin, que les non-candidatures depuis 2007 ne semblent pas freiner…

 

Le paysage à gauche n’est pas plus réjouissant. Raphaël Glucksmann, le Delors de 2027, ne semble pas susciter un grand enthousiasme. Difficile de voir la différence avec le président sortant... Le centre-gauche se sent pousser des ailes, du président qui n’a pas osé essayer de se représenter à l’éphémère Premier ministre, Bernard Cazeneuve, dont on se demande bien pourquoi il se positionne alors que son potentiel électoral semble encore plus dérisoire que celui d’Anne Hidalgo. Matthieu Pigasse semble également intéressé, au point de croiser le fer avec le héros des européennes. Les partisans d’une primaire de la gauche semblent se bercer d’illusions, tant les logiques d’appareil et d’ambitions personnelles s’imposent à date. Même si François Ruffin est le parlementaire que j’estime le plus, de loin, que pourrait-il faire de vraiment différent allié avec des écologistes et des socialistes qui ne rompent pas avec l’UE ?

 

Car c’est bien sur la rupture avec l’UE que beaucoup se joue. Si les candidats habituels semblent se préparer, je crains que les aventures individuelles restent anecdotiques et ne parviennent pas à casser un plafond de verre pourtant fragilisé par le bilan de plus en plus clairement désastreux de cette expérience. Et c’est un rassemblement amont des différentes chapelles qui permettrait de changer la donne.

11 commentaires:

  1. Toute cette misère intellectuelle...
    Dans tout ce bruit de fond, les méЯdias cherchent très clairement à nous vendre Edouard Philippe. 🤡
    Mais le pire, ce sont tous ces imbéciles qui suivent, ces retraités égoïstes qui pour financer leur pension prise à 57 ans veulent mettre au turbin les autres jusqu'à 70 ans.

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    1. Croyez vous que la ville du Havre soit majoritairement habitée par des retraités égoïstes ?

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    2. Par beaucoup de crétins mais aussi par un appoint virtuel du vote électronique.

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  2. Comment un candidat pourrait avoir un programme alors que la France n'est plus un pays souverain? Nous sommes gouvernés par l'Union Européenne et nos dirigeants n'ont plus aucun pouvoir. Il ne reste que les ambitions personnelles...

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    1. Heureusement que la Commission européenne et la CEDH s’assurent que la France ne puisse pas faire trop de conneries, même dans le cas de l’élection d’un président populiste d’extrême droite!

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    2. @ Anonyme 9 mai 2026 à 09:30
      La commission européenne n'a absolument pas le pouvoir d’empêcher que la France fasse une connerie ce n'est pas une institution judiciaire. Quant à la CEDH c'est plus large que l'UE le RU en fait partie, et dernièrement elle est tout de même très sensible aux opinions publiques d'autant plus que des pays non démocratiques sont membres de la CEDH ...

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    3. La commission européenne peut retenir des fonds si la politique d’un pays ne lui plaît pas, demandez à Meloni!

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    4. La CEDH ne tient absolument pas compte des opinions publiques et c’est très bien ainsi!

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    5. Bien sur que si, justement concernant l'Italie la CEDH elle a autorisé l'exposition des crucifix dans les écoles publiques italiennes pour faire plaisir à l'opinion publique italienne. Quant à la France elle est contributeur net de l'UE, si la commission retient les fonds, il suffit de baisser la contribution et garder l'argent. Puis un chantage n'est toujours pas un pouvoir d'imposer quoi que ce soit, ils ont essayé de faire plier la Belgique sur les avoirs russes mais ça n'a pas marché. En fait ici vous jouer le rôle d'idiot utile pour les souverainistes intégristes avec votre haine obsessionnelle de la France au point que vous passez votre temps sur ce blogue pour la cracher, mais non l'UE ne gouverne pas la France, d'ailleurs en ce moment ce n'est pas une bonne situation en générale pour l'UE qui est marginalisé et n'a aucune influence sur les Evénements en cours tout en subissant les conséquences economiques

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  3. He Oui la France n'est plus souveraine, c'est une colonie Usa U€ et nos dirigeants ne sont que des gouverneurs serviles. Mais il ne faut pas le dire.

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  4. Ce discours sur la France qui n'a plus aucun pouvoir est non seulement faux me déresponsabilisant. Les dirigeants français prennent beaucoup de décisions néfastes pour la France en toute souveraineté. Interdiction de pesticides qu'aucun autre pays européens interdit car aucune preuve de leur nocivité et qui pénalisent les agriculteurs français non pas à cause de la concurrence mais parce que sans ces pesticides les récoltes sont tous simplement mauvaises. Aides en tout genre pour les immigrés clandestins qui n'existent pas dans la plupart des pays européens, subventions publiques à des militants qui diffusent la haine de la France, voir le cas du CNC, 35 heures, pression fiscale énorme, rabotement du quotient familiale de la parte de Hollande qui a cassé la fécondité, dont l'élection avait réjoui l'auteur du blogue. Non c'est trop facile de dire que la tout est la faute de l'UE

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