lundi 21 septembre 2026

Automobile, textile, agriculture… : l’UE suicide notre économie

Il y a quelques jours, l’UE a demandé poliment à la Chine de limiter ses ventes de véhicules hybrides rechargeables à 15% du marché européen. Inutile de préciser que le marché chinois est verrouillé aux importations, qui restent négligeables. Quel meilleur symbole du caractère totalement destructeur de la politique commerciale de l’UE, cause racine de l’appauvrissement des pays européens.

 


Faire des pays européens un terrain vague commercial

 

Le sujet ne devrait même pas faire débat : les voitures fabriquées en Chine ne devraient pas pouvoir entrer dans les pays de l’UE. C’est d’ailleurs la voie choisie par Washington, avec le virage protectionniste de Donald Trump, une de ses rares bonnes décisions, aussi désordonnée, et mal conçue soit-elle. Le marché chinois est fermé aux importations. Nous ne devrions pas ouvrir notre marché aux importations chinoises. Il suffit de voir ce qui s’est passé avec le Japon et la Corée du Sud : ces pays se sont emparés de 10% de notre marché, alors qu’ils sont restés largement fermés aux importations. Cette ouverture asymétrique créé du déficit commercial et conduit à nous appauvrir très directement. Et avec un pays-continent comme la Chine, le risque est beaucoup plus important : où s’arrêteront-ils ? 30% ? Plus ?

 

Il faut reconnaître que les autorités chinoises ont été très habiles : en ouvrant partiellement leur marché aux constructeurs occidentaux, elles ont pu réclamer en compensation l’ouverture des marchés occidentaux. En contre-partie, la Chine a imposé un modèle d’association avec un futur constructeur local à 50/50 pour assurer une formation accélérée à ses industriels. Pendant longtemps, le marché n’a été constitué que de véhicules de marques occidentales, avant que les marques chinoises ne percent, et finissent par le dominer en quelques années. Les ventes des constructeurs allemands s’effondrent là-bas et ne sont plus assez importantes pour faire hésiter les autorités allemandes à demander des mesures protectionnistes en Europe et se protéger de la déferlante des voitures chinoises. Mais c’est bien tard…

 

Dans le cas de l’automobile, on peut rappeler que pendant longtemps, la France subventionnait l’achat de véhicules électriques venus de Chine. Subventionner des importations (qui nous appauvrissent) montre à quel point nos décideurs peuvent prendre des décisions calamiteuses. Et si ces subventions ont disparu, elles persistent au niveau européen avec les mécanismes de compensation du montant moyen d’émission, où les constructeurs européens paient les constructeurs chinois pour échapper à des amendes… En clair, les constructeurs européens financent leurs adversaires. Les panneaux photovoltaïques sont un autre exemple de l’absurdistan normatif et destructeur de cette UE qui subventionne des producteurs qui s’équipent en Chine, alors que nous pourrions imposer un équipement européen… On peut rappeler ici que l’Europe dominait la production, mais qu’elle a laissé la Chine détruire son industrie.

 

Malheureusement, les exemples sont innombrables : pourquoi donc laissons-nous encore les plateformes Shein ou Alibaba vendre en France ou dans l’UE alors que des contrôles montrent qu’elles commercialisent des produits qui ne sont pas à nos standards ? On peut voir un lien direct entre l’explosion de Shein et le nombre calamiteux de chaines d’habillement qui ont fait faillite. Bien sûr, beaucoup produisaient ailleurs, mais au moins, elles avaient un réseau de boutiques qui employait des salariés. En laissant Shein se développer, nous avons accepté que l’enrichissement de la Chine se fasse au détriment des Français. Nous pouvons également penser à l’agriculture, où nous laissons entrer des produits qui font une concurrence déloyale à nos agriculteurs avec des règles bien plus permissives, comme ces bananes américaines, qui se disent bio, alors qu’elles comportent des pesticides interdits dans nos Antilles..

 

En somme les dogmes du laisser-faire et du laisser-passer mènent notre pays et la plupart des pays européens à l’appauvrissement. Non seulement l’UE laisse déconstruire des pans de notre savoir-faire productif capté par la Chine et d’autres, mais elle nous pousse à une course sans fin au moins-disant social et salarial. Il n’y a qu’une seule solution : la sortie de ce monstre techno-oligarchiste.

4 commentaires:

  1. Si les ouvriers français pouvaient enfin faire quelques efforts pour devenir compétitifs par rapport aux ouvriers chinois, ce serait une excellente chose!

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    1. Soyons francs à 350 euros environ par mois on ne vit pas dans cette UE tellement prospère qu'elle choisit d'exporter sa richesse : mettre une telle responsabilité sur le peu d'ouvriers qu'il reste en France n'est pas raisonnable. Peut-être que nos politiques qui se sont lancé sans réfléchir dans le libre-échange débridé sont nettement plus responsables de la situation.

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    2. Le libre échange veut simplement dire que le meilleur gagne, pas surprenant que ceux qui sont nuls ou paresseux ne soient pas en faveur du libre échange!

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  2. d'après Eurostat, les ouvriers français représentent moins de 3% de la population. Croyez-vous vraiment que leur rétribution joue un rôle important dans l'économie ?

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