La semaine
dernière, les manifestations des taxis contre
la concurrence déloyale des VTC ont dégénéré, malheureusement. Le
gouvernement a fait mine de réagir avec la plainte du ministre de l’intérieur
contre Uber et le souhait exprimé par le président qu’UberPOP soit déclaré
illégal. Dérisoire.
UberPOP,
l’arbre qui cache la forêt
Il est assez
effarant que le débat se concentre sur UberPOP, oubliant
le versant principal de la concurrence déloyale que mènent les VTC aux taxis.
Dans
un dossier très détaillé, la Tribune
explique bien les enjeux du dossier. UberPOP est l’offre à prix encore plus
bas du géant californien, officiellement du covoiturage rémunéré, avec des
conducteurs qui n’ont ni formation ni assurance spécifique… Les
autres offres d’Uber rentrent dans le cadre légal des VTC, qui inclut
désormais une formation, mais qui profite toujours d’une fiscalité complètement
décalée par rapport aux taxis, même si, passé un certain chiffre, il faut
passer en statut d’autoentrepreneur, le tout sans la moindre licence.
Pire encore,
comme
le souligne le directeur d’Uber France, les textes ne sont pas très clairs
puisque même si le gouvernement juge UberPOP illégal, « quatre
tribunaux indépendants (…) se sont prononcés, les uns après les autres,
refusant l’interdication, disant qu’il n’y avait pas de trouble manifestement
illicite » et la légalité de loi Thévenoud (sur les VTC) sera
étudiée par le Conseil Constitutionnel. Bref, le
cadre juridique qui encadre l’activité des VTC ne semble ni clair, ni
suffisant, permettant aux opérateurs de s’engouffrer dans la brèche grande
ouverte, rendue à peine moins grande par une loi Thévenoud d’autant plus
difficile à mettre en œuvre qu’il n’y a pas d’interprétation claire sur son
sens.
Un
gouvernement aux abonnés absents


