La
destruction créative à l’œuvre
Il faut
nuancer en précisant que les chauffeurs de taxis ne sont pas des nantis,
puisque, selon
l’INSEE, ils gagnent 2128 euros net par mois en moyenne, une somme
supérieure à la moyenne, mais avec un temps de travail en général largement
supérieur à la moyenne, pour un métier qui présente un certain danger, qui plus
est. Devant certaines carences, des
entrepreneurs ont exploité les failles de la réglementation pour créer des
sociétés de VTC qui ne peuvent pas prendre de clients dans la rue, mais qui
sont commandés via les applications des téléphones mobiles, souvent de manière
très qualitative, avec belle voiture, chauffeur en costume, petite bouteille
d’eau, et presse à disposition.
Mais si ces
sociétés peuvent offrir un tel service pour un prix en général comparable, ou à
peine supérieur, c’est parce qu’elles bénéficient d’avantages concurrentiels
forts. Quand
une plaque de taxi se négocie plus de 200 000 euros, l’enregistrement d’un VTC
revient à 100 euros, sans limitation de nombre. Selon
France 2, cela peut représenter
une charge supplémentaire de 2 500 euros par mois, 40% des coûts des artisans
taxi. Et selon
le patron de G7, ils paient 800 euros de cotisations sociales de moins par
mois. Bref, la concurrence est totalement déloyale. En outre, le développement
des VTC risque de faire s’effondrer le prix des plaques de taxis, ruinant
certains artisans lourdement endettés.
Faut-il
plus ou moins de réglementation ?