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jeudi 24 décembre 2015

Uber, c’est le retour au Moyen-Age social




Barbarie économique pseudo moderne


En réalité, le succès d’Uber tient au fait que les marchés acceptent de payer ses pertes abyssales (l’entreprise a perdu autant d’argent qu’elle a fait de chiffre d’affaires en 2014) en pariant sur le fait qu’une fois arrivé en position dominante, elle pourra alors dégager des profits colossaux, qui compenseront toutes les pertes passées. Pour y arriver, il faut attirer un maximum de clients, par des promotions, et faire le vide dans la concurrence. En baissant les prix de 20% (alors qu’il perd de l’argent – signe de la folie du modèle de cette entreprise), Uber vise les deux, tout en étant assuré d’une perte limitée de chauffeurs étant donnée sa forte position déjà acquise. Et une fois la concurrence liquidée, alors, Uber et ses actionnaires pourront alors augmenter les prix et pressurer davantage les chauffeurs.

La déconstruction de la civilisation ?

samedi 15 mars 2014

Les taxis victimes d’une concurrence déloyale




La destruction créative à l’œuvre

Il faut nuancer en précisant que les chauffeurs de taxis ne sont pas des nantis, puisque, selon l’INSEE, ils gagnent 2128 euros net par mois en moyenne, une somme supérieure à la moyenne, mais avec un temps de travail en général largement supérieur à la moyenne, pour un métier qui présente un certain danger, qui plus est. Devant certaines carences, des entrepreneurs ont exploité les failles de la réglementation pour créer des sociétés de VTC qui ne peuvent pas prendre de clients dans la rue, mais qui sont commandés via les applications des téléphones mobiles, souvent de manière très qualitative, avec belle voiture, chauffeur en costume, petite bouteille d’eau, et presse à disposition.

Mais si ces sociétés peuvent offrir un tel service pour un prix en général comparable, ou à peine supérieur, c’est parce qu’elles bénéficient d’avantages concurrentiels forts. Quand une plaque de taxi se négocie plus de 200 000 euros, l’enregistrement d’un VTC revient à 100 euros, sans limitation de nombre. Selon France 2, cela peut représenter une charge supplémentaire de 2 500 euros par mois, 40% des coûts des artisans taxi. Et selon le patron de G7, ils paient 800 euros de cotisations sociales de moins par mois. Bref, la concurrence est totalement déloyale. En outre, le développement des VTC risque de faire s’effondrer le prix des plaques de taxis, ruinant certains artisans lourdement endettés.

Faut-il plus ou moins de réglementation ?