Billet invité
de l’œil de Brutus
Alors que la COP21 semble dans une incapacité
chronique à admettre que c'est tout le modèle de la mondialisation néolibérale
qui mène l'humanité au gouffre, je remets en ligne cet article de 2015 qui,
malheureusement, n'a pas pris une ride.
L’obsolescence programmée a connu un développement
phénoménal avec la société de consommation de massei dont on trouve les prémices dans les années 1920-1930.
Le constat est alors simple : si l’on réalise des produits trop fiables, une
fois tous équipés, les consommateurs n’en rachèteront plus et l’entreprise qui
les produit pourra mettre la clé sous la porteii. Il s’agit donc d’encourager la consommation en
réalisant sciemment des produits qui, au bout d’un certain temps, arriveront,
pour une raison ou une autre, à péremption et nécessiteront leur
renouvellement.
L’obsolescence programmée peut prendre différentes
formes. La plus simple consiste simplement à ne pas corriger le vieillissement
constaté d’un élément. Par exemple, le producteur d’une machine à laver peut
s’apercevoir que les vibrations induites par le fonctionnement de son produit
entraînent la casse de son moteur au bout de 5 à 6 ans de fonctionnement. Il ne
fera rien pour diminuer ses vibrations afin de vous contraindre à remplacer
votre machine. Le mécanisme peut être plus vicieux : le producteur pourra
également accroître artificiellement les vibrations afin que le moteur lâche au
bout de 4 ans, soit juste après la fin de l’extension de garantie à laquelle
vous avez souscrit à grands frais …


