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mardi 21 février 2017

Brexit : l’indécent appel de Tony Blair

Il ne nous manquait pas, mais l’ancien Premier ministre britannique, théoricien de la conversion de la gauche aux idées de droite les plus rétrogrades, a pris la parole pour appeler à résister contre le Brexit. Après avoir soutenu une agression militaire injustifiée qui a fait des centaines de milliers de morts, le voici qui défend une agression contre la démocratie de son propre pays !



Mépris aristocratique et anti-démocratique

mercredi 6 janvier 2016

Hollande et Merkel : les enfants politiques de Tony Blair

L’ancien premier ministre britannique, longtemps très populaire au pouvoir, a depuis acquis une odeur de souffre du fait, notamment, de son soutien aux opérations désastreuses en Irak. Et si 2015 avait révélé à quel point il est la source d’inspiration d’Angela Merkel et François Hollande ?



De Tony Blair à Angela Merkel…

Comme le rappelle Le Figaro, en politique, la triangulation consiste à reprendre des propositions phares de ses adversaires politiques pour les mettre en difficulté. Même si cela choque son camp, en général, ceux qui sont choqués continuent en général à préférer la copie à l’orginal. Et cela perturbe doublement l’opposition : cela peut attirer une partie de son électorat, favorable à ces idées, et qu’ils voient mises en œuvre par la majorité, puis, cela peut la pousser à se radicaliser pour se différencier de l’équipe au pouvoir, devenue trop proche dans les idées qu’elle soutient. Le soutien à la guerre en Irak pourrait bien représenter un cas de triangulation en Grande-Bretagne. En général, l’équipe au pouvoir choisit de telles transgressions sur des sujets qu’elle sait populaires, pour ne pas y perdre électoralement.

Comme le rappelle The Economist, Angela Merkel s’est faite une spécialité de reprendre certains éléments des propositions de ses adversaires. C’est ainsi qu’elle a promis de mettre en place un salaire minimum, avant de devoir former à nouveau une grande coalition, privant le SPD d’un argument fort. De même, en ouvrant les portes aux migrants, la chancelière a pris une position plus proche des sociaux-démocrates, au point d’irriter une bonne partie de son parti et de devoir faire en partie marche arrière. Pour l’instant, elle maintient que les migrants sont une chance pour l’Allemagne, ce qui peut se défendre dans un pays à la population en baisse et proche du plein emploi, mais pourquoi vouloir imposer à ses partenaires européens, dans une situation différente, de faire de même par des quotas ?

… puis à François Hollande

samedi 26 septembre 2015

Les travaillistes passent de Macron à Mélenchon

Certes, cela ne s’est pas fait d’un seul coup. Après Tony Blair, il y avait eu Gordon Brown, puis Ed Milliband, qui marquaient déjà une inflexion à gauche progressive après le théoricien de la gauche de droite. Mais il y a quinze jours, les adhérents du Labour ont choisi la rupture, avec Jeremy Corbyn.



Cette rupture venue de la gauche

Le résultat de l’élection du leader du parti travailliste a été une véritable surprise. Après la victoire de David Cameron et la défaite d’Ed Milliband, beaucoup pariaient sur un candidat centriste, un retour de flamme des années Blair, où le parti travailliste avait dominé la vie politique britannique, pour affronter des conservateurs qui semblent en partie suivre ce même chemin. Certains attribuaient justement la défaite au positionnement trop à gauche d’Ed Milliband, qui avait battu de peu son très centriste de frère lors de la précédente primaire. Au printemps, la candidature de Jeremy Corbyn, parlementaire depuis trente ans, à la gauche de la gauche du parti travailliste, semblait une anecdote de cette élection. Mais finalement, il a écrasé les autres candidats en réunissant 59% des voix des votants dès le premier tour !



Pourtant, Jeremy Corbyn est l’anti-thèse complète de Tony Blair, « le plus dur des gauchistes les plus durs » pour The Economist. Il propose des nationalisations, une augmentation des dépenses publiques financée par la banque centrale, un « assouplissement quantitatif pour le peuple », un contrôle des loyers, la gratuité des universités. Pour la bible des élites globalisées, il serait coupable d’une admiration coupable pour Hugo Chavez, Vladimir Poutine, Syriza ou le Hamas et serait carrément « anti-américain, anti-Israël, anti-OTAN et même anti-Union Européenne, ‘une conspiration du marché dérégulé’ ». Au final, c’est un peu comme si Jean-Luc Mélenchon revenait au Parti Socialiste et en prenait le contrôle en rassemblant près de 60% des suffrages des adhérents dès le premier tour de la primaire !

Que penser d’un tel choix ?