Avant les
vacances, pour
Daniel Cohn-Bendit, Alexis Tsipras était un croisement entre le diable et un
clown. Surprise, pour
sa chronique de rentrée, il le consacre tout simplement « homme de l’été ». Un changement
d’opinion qui en dit long sur l’un, comme sur l’autre.
Une forme
de totalitarisme souriant ?
Le discours
de Daniel Cohn-Bendit n’est pas vraiment surprenant. Pour
quelqu’un qui critique VGE de dire qu’il aurait voté Cameron, parce que ce
dernier a promis un référendum sur la sortie de l’UE, soutenant qu’il aurait du
voter à gauche pour éviter de donner le choix aux citoyens, le 180°
d’Alexis Tsipras comble son
discours de dénonciation d’un peuple qui voudrait rêver. Pour lui, parce
qu’il voulait sortir de l’austérité et qu’il y a renoncé pour rester dans
l’Europe et dans l’euro, il a montré un « génie
politique ». Il serait même « le
seul pour changer son pays » et il voterait pour lui s’il était
Grec. Cohn-Bendit vote donc pour celui qui trahit ses engagements sur l’autel
de ce dieu européen qu’il adore, et qui rend fou, au
point de remettre en question les principes mêmes d’une démocratie qu’il n’aime
pas.
Le
chroniqueur d’Europe 1 pensait que
Tsipras était un idéologique. Il s’est révélé être un « vrai
politique qui peut changer son pays ». Quelle ironie qu’il dénonce
l’idéologie, lui qui est sans doute un des idéologues les plus bornés, avec son
adoration du dieu Europe ! Il est effarant qu’il dise que Tsipras va
changer son pays alors
que le Premier ministre Grec suit les pas de ses prédécesseurs. Le 13
juillet, il a choisi la continuité et non le changement. Et il est effarant
qu’il dise qu’il « va
pouvoir sortir de l’austérité », alors
qu’il a accepté un nouvel ajustement budgétaire de 3,75% du PIB en 3 ans.
Il n’est pas inintéressant de constater à quel point une partie de l’élite
s’éloigne de plus en plus des principes démocratiques et refuse le principe
même d’une alternance, jugeant qu’il n’y a que sa politique qui est possible.
Les
interrogations de la gauche radicale


