Comme
le note 20 minutes, « à partir de juillet, les prestations
familiales seront divisés par deux à partir de 6000 euros de revenus nets par
mois, et par quatre dès 8000 euros ». Mais même en étant favorable à
plus de progressivité fiscale, cette
mesure est une grosse faute du gouvernement.
Bricolage
anti-familial
A
première vue, on peut se dire que rabotter quelques centaines d’euros à des
ménages gagnant plus de 6000 euros net par an n’est pas injuste et que cela
contribue à remettre un peu de progressivité dans notre système fiscal global.
Après tout, il s’agit ici des personnes qui gagnent le plus. Mais
cette mesure pose de nombreux problèmes. D’abord, il ne s’agit pas d’une
augmentation globale de la progressivité de l’impôt sur le revenu, par une
augmentation de la tranche supérieure, qui s’appliquerait de manière uniforme à
ceux qui gagnent plus qu’une certaine somme, comme avec l’introduction de la
tranche à 45%. Ici ne sont ciblés que les familles, ce qui est paradoxal étant
donnée leur importance.
Ensuite,
dfficile de ne pas y voir un nouvel épisode du bricolage fiscal et législatif
de nos gouvernements, qui, pour trouver quelques millions, rabottent par ci et
par là, sans presque jamais se poser la question du projet d’ensemble. C’est
exactement le même phénomène qui était à l’œuvre avec l’éphémère taxe à 75%, qui
comportait des exceptions effarantes visant les clubs de football. Nos
gouvernants, de droite comme de gauche, ne cessent d’empiler les mesures pour
réagir sans jamais véritablement mener des réformes de fond, créant un
mille-feuille extrêmement complexe. C’est exactement la même logique qui est à
l’œuvre avec la
réduction d’impôt sur les investissements annoncée il y a peu.
Démontage
de la Sécurité Sociale

