Après
avoir étudié la guerre des mots que nous devons mener pour s’opposer à la
signature du traité transatlantique, il ressort également de ce traité tous
les poncifs néolibéraux pour défendre le laisser-faire et le laisser-passer,
auxquels il faut également faire un sort.
Maquiller
la jungle
Libéralisation :
c’est un des termes les plus employés pour défendre les politiques économiques
menées depuis quarante ans. Mais derrière ce terme, se cache en réalité la
promotion de la loi de la jungle, la loi du plus fort, une anarchie
néolibérale, que les démocraties ne pourraient plus maîtriser. En
réalité, il s’agit d’une forme de retour à l’état de nature, une déconstruction
de ce qui fait l’humanité. Car il s’agit d’une vision extrême de la liberté,
jamais encombrée par les principes d’égalité et de fraternité notamment.
Une plus
grande ouverture : voici un mot utile pour les néolibéraux. Qui peut
vouloir être pour la fermeture plutôt que l’ouverture ? Un bon moyen de
biaiser les débats. Mais en réalité, dans
le traité transatlantique, il s’agit en fait d’une moindre protection,
et du règne de l’argent, du laisser-faire et du laisser-passer
Intégration
économique : forcément, dire que l’on va autoriser la vente du bœuf
aux hormones étasunien en Europe n’est pas très motivant. La normalisation des
normes est un terme trop technique, un peu effrayant. Les néolibéraux ont donc
trouvé le terme d’intégration, porteur de valeurs positives, pour maquiller les
desseins du
traité transatlantique. Et si on disait restriction de notre possibilité
de choisir ce que nous mangeons et consommons ? L’intégration devient
alors beaucoup moins souhaitable.
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