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samedi 14 janvier 2017

L’effarant retour du débat sur la légalisation du cannabis

Avec les élections à venir, les libertaires de service relancent le débat sur la libéralisation du cannabis, en évoquant la lutte contre les trafics, comme l’ont fait quelques Marseillais. Pourtant, plus le temps passe, plus des preuves solides démontrent la folie d’une telle idée, entre les dommages faits à la santé ou l’évolution de la situation dans les pays qui légalisent depuis quelques années.


La légalisation : une démission libertaire mortelle

vendredi 1 mai 2015

Eric Zemmour, pourfendeur des libéraux-libertaires

Avec « Le suicide français », il a signé un grand succès littéraire, qui a fait couler beaucoup d’encre. Si on peut saluer le succès d’un livre qui va contre la pensée dominante, son analyse est forcément bien plus complexe que ne le suggère la plupart de ses critiques, comme de ses amateurs.



L’étonnant surmoi marxiste de Zemmour

Natacha Polony, qui a sans doute signé une des meilleures critiques de ce livre, note que que ce livre est plus complexe qu’il n’y paraît. En effet, Eric Zemmour se fait parfois, à la grande surprise, quasi marxiste. Le voici qui soutient que « la machine idéologique infernale ne se grippera plus : toute réduction - même la moins justifiée même la moins légitime – des avantages sociaux se parera des atours de la réforme tandis que la défense des acquis sociaux par ses bénéficiaires sera diabolisé sous le terme de conservatisme » ! Il dénonce les entreprises du CAC 40, dont la moitié des capitaux, trois quarts du chiffre d’affaire et 85% de la croissance sont étrangers. Il souligne que PSA a paradoxalement moins délocalisé que Renault, dont les effectifs en France ont fondu de moitié de 1986 à 2005.

Pour lui, « c’est en fait le summum de la lutte des classes. Après avoir dépouillé de leur outil de travail les prolétaires made in France, on les traite de ‘racistes’ s’ils osent défendre leur mode de vie boulversé par la destruction de leur cadre, de leurs repères, de leurs références, jusqu’à leur modeste tranquillité ». Citant Martin Hirsch qui rapporte un dialogue avec Louis Schweitzer sur les raisons pour lesquelles les riches ne donnaient pas plus, l’ancien patron avait répondu : « Et bien, mon cher ami, je vais vous expliquer quelque chose. Les biens qui nous intéressent augmentent encore plus vite. Drouot, cela augmente, les montres de collection, cela prend de la valeur, l’immobilier aussi. En fait, on ne se rend pas compte quand on n’y est pas confronté, mais les biens qui intéressent les gens fortunés connaissent une forte inflation ». Il cite aussi Larry Summers qui dénonce ces « élites sans patrie qui ont fait allégeance à la mondialisation économique et à leur propre prospérité plutôt qu’aux intérêts de la nation où elles vivent ».

Et dans un curieux écho à la polémique sur la proximité entre le FN et le PCF des années 1970, il cite Georges Marchais, en janvier 1981 : « Quand aux patrons et au gouvernement français, ils recourent à l’immigration massive comme on pratiquait autrefois la traite des Noirs pour se procurer une main d’œuvre d’esclaves modernes, surexploitée et sous-payée (…) C’est pourquoi nous disons : il faut arrêter l’immigration sous peine de jeter de nouveau travailleurs au chômage ». Il rappelle qu’ « en 1846, Auguste Mimerel, filateur à Roubaix, fondait la première organisation patronale française. Il posait deux grands principes : 1, il faut qu’une permanente menace de chômage pèse sur l’ouvrier pour contenir ses revendications 2, il faut laisser entrer la main d’œuvre étrangère pour contenir les salaires » et dénonce l’alliance entre les patrons libéraux et les associations libertaires.

Une critique intéressante de la société