Billet invité de Michel Colas
En quelques jours, nous venons d’assister à des
scènes de violences urbaines comme nous n’en avions pas eu depuis longtemps.
L’objet de ce billet n’est pas d’attribuer à tel ou tel camps la responsabilité
de ces faits, mais d’essayer d’y voir plus clair sur la manière dont les
autorités les ont appréhendés.

Tout d’abord, pour ceux et celles qui ne le savent
pas, les manifestations sont soumises non à une demande d’autorisation, mais à
une déclaration préalable dans laquelle, les organisateurs doivent mentionner
un certain nombre d’éléments (coordonnées des organisateurs, nombres de
personnes attendues, trajet emprunté, motif, etc.), qui permettront à
l’administration de prendre les dispositions nécessaires au bon déroulement de
la dite manifestation ou, dans le cas d’un risque grave à la sécurité des
personnes et des biens, de l’interdire. Dans le cas de la manifestation pro palestinienne interdite,
la décision ne peut être que politique, le problème de sécurité ne pouvant être invoqué (les violences ont été
perpétrées en fin de manifestations comme dans la majorité des cas par une
petite partie des participants).