Aujourd’hui
commence à l’Assemblée l’examen
du projet de loi visant à sanctionner les clients des prostitués qui avait
déclenché le
pathétique appel de 343 salauds. L’occasion de se pencher plus sérieusement
sur un sujet complexe, en
essayant de prendre un peu plus de recul.
Une
question qui se pose ailleurs
Le débat sur
la prostitution n’est pas une particularité française. The
Economist rappelle de manière très utile que
d’autres pays se sont penchés sur la question. En 2001, en Allemagne,
la coalition de centre gauche a décidé de libéraliser la prostitution, pour
donner un statut légal au plus vieux métier du monde, permettant une converture
sociale complète (maladie, retraites). L’exploitation est restée illégale mais
cela a permis le retour de bordels légaux. En 1999, la Suède a pris la
direction opposée en criminalisant le fait de payer des prostitués, après
l’avoir déjà fait pour le fait de faire le trottoir.
Sans prendre
partie, l’hebdomadaire revient sur la situation en Allemagne, en disant que :
« la
prostitution semble avoir diminué en Suède, à moins qu’elle ne soit entrée dans
la clandestinité ». The Economist ajoute que l’Allemagne est
devenu un « bordel géant »,
qui aurait 400 000 prostitués, dont seulement 44 seraient enregistrés par la
Sécurité Sociale. Des associations de prostitués disent que les travailleurs du
sexe le sont de leur plein gré, que le nombre de cas de traite humaine aurait
été divisé par deux et que l’esclavage et la prostitution sont deux faits
distincts. Cependant, une
étude sur 150 pays affirme que la légalisation augmente la taille du marché et
également la traite des humains.
Que
faire aujourd’hui ?

