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jeudi 15 octobre 2015

Le sens de la baisse des taux à 10 ans

C’est sans doute une des courbes économiques les plus importantes à suivre : celle des taux d’emprunts à 10 ans des Etats. Les soubresauts de la crise de la zone euro s’y lisent avec précision. Mais aujourd’hui, elle indique beaucoup d’autres choses, tout aussi cruciales.



Indicateur avancé de croissance



Ces évolutions récentes disent plusieurs choses intéressantes pour les prochains mois. En effet, des taux sous le cap des 1%, c’est la poursuite de la baisse de la facture des intérêts sur la dette publique pour l’Etat. Cela pourrait faciliter les équations budgétaires du gouvernement. Mieux, la baisse des taux peut apporter un soutien à la croissance en diminuant les coûts d’emprunts, des entreprises pour investir, des ménages pour investir dans l’immobilier comme pour consommer. Bref, cette information qui passe inaperçue est pourtant un élément déterminant pour la croissance des prochains trimestres. Et sachant que les derniers résultats confirmaient les hypothèses de Bercy, on peut juger que cette nouvelle baisse des taux, avec le faible niveau du prix des matières premières, les conforte.

Indicateur avancé de bulle

vendredi 12 décembre 2014

Chômage, taux d’intérêt : deux records qui en disent long


La semaine dernière, deux records ont été battus. Le taux de chômage, après une nouvelle forte hausse en octobre, a atteint un nouveau sommet, avec plus de 3,7 millions de demandeurs d’emplois sans activité et plus de 5,4 sur une définition plus large. En même temps, les taux sont passés sous les 1%.



Le travail toujours plus rare, le capital toujours moins cher

Elle est décidemment très loin l’inversion de la courbe du chômage, qui devait arriver en 2013. En octobre 2014, la France compte 27 300 demandeurs d’emplois de catégorie A en plus, soit un total himalayesque de 3,7 millions de personnes, nouveau record. Pire encore, si on compte les catégories A, B et C, on atteint le triste chiffre de 5,46 millions de personnes ! Nos dirigeants laissent depuis des décennies des millions de Français sans emploi avec toutes les conséquences que cela peut avoir pour eux et leur famille. Philippe Séguin avait bien raison de parler de « Munich social » mais le plus triste est qu’il n’y a pas eu de véritable réaction alors qu’il tenait ces propos il y a plus de 20 ans !

Et parallèlement, jamais les taux longs n’ont été aussi bas puisque l’Etat a emprunté à moins de 1% sur 10 ans, poussant les taux d’emprunt à un niveau historiquement bas, y compris pour les entreprises et les ménages, évitant sans doute un ajustement plus sévère des prix de l’immobilier, et permettant aux entreprises d’emprunter pour payer leurs dividendes ou racheter leurs actions dans ce monde fou du laisser-faire n’importe quoi. Soit dit en passant, le niveau des taux démontre la vacuité des alarmes lancées par les austéritaires. Si la situation de nos finances publiques était si dramatique, les marchés ne prêteraient sans doute pas à des taux aussi dérisoires à la France… CQFD

Le sens de ces records