Déjà trois
semaines que Jean-François Copé et François Fillon se disputent la présidence
de l’UMP. Pourtant, alors que tout le monde (y compris moi) annonçait que
les autres partis allaient en profiter, ses
candidats ont fait de bons résultats aux élections législatives partielles.
Jeux de
massacres
J’ai
sous-estimé la persévérance de François Fillon à contester la victoire de
son adversaire à la présidence de l’UMP. Il a franchi le Rubicon de la
constitution de son groupe, de manière à garder un véhicule pour son ambition.
En fait, c’est justement tout le problème des deux protagonistes. Ils se sont
tellement avancés qu’il leur est difficile aujourd’hui de reculer, sans
paraître totalement capituler en rase campagne, dans un engrenage qui pourrait
leur être mortel si
on en croit les sondages.
Dans ce jeu
mortifère, Jean-François Copé ne semble pas dans une position si solide que
cela. Certes
il a arraché la présidence de l’UMP et semble prêt à s’y barricader coûte
que coûte pour la conserver, quitte à faire pourrir la situation, en espérant
que François Fillon se lasse avant lui. Le problème est que cette tactique ne
semble pas forcément gagnante. Déjà moins populaire que l’ancien premier
ministre, le maire de Meaux semble encore plus souffrir de la bataille en cours
dans l’opinion.
En outre,
une partie de ses soutiens (Hortefeux, Jacob) commencent à évoquer l’option
d’un nouveau vote… Bref, la
situation du président (auto) proclamé de l’UMP ne semble pas si solide que
cela. Mais l’image de François Fillon a également largement pâti de cette
guerre des chefs, qui a atteint des sommets jamais atteints dans la vie
politique récente, sans pour autant qu’un recours solide n’ait véritablement
émergé, Nicolas Sarkozy ne parvenant pas à remettre de l’ordre.
Quelle
issue pour l’UMP ?

