mardi 28 juillet 2015

Ce qui ne va pas avec le nouveau train de mesures en Grèce

Il y a quelques jours, les parlementaires Grecs ont voté un deuxième train de mesures et dimanche, la troïka est revenue à Athènes. Mais ce scrutin, présenté comme une modernisation bienvenue de l’Etat Grec, pose des problèmes démocratiques très révélateurs de cette construction européenne.



La colonisation ne se cache plus




Déjà, sur le principe, à considérer que les créanciers de la Grèce pourraient imposer leurs objectifs et le calendrier pour les atteindre, on ne voit pas ce qui pourrait justifier autre chose qu’un questionnement de la crédibilité des plans présentés par Athènes, mais en aucun cas le détail des mesures. Après tout, il n’y a pas qu’une version de l’austérité. Il devrait pouvoir revenir au gouvernement Grec de choisir sur qui faire peser cette austérité, les ménages, les entreprises, les plus riches… Mais non, dans le monde des créanciers de la Grèce, le détail des mesures ne saurait revenir au gouvernement Grec. Et cela est d’autant plus révoltant que tous les plans précédents de ces créanciers qui imposent jusqu’au détail des mesures que doit prendre le gouvernement Grec, ont complètement échoué.

Le règne de l’arbitraire néolibéral

Bien sûr, on ne peut pas exclure que, parmi les mesures votées la semaine dernière, certaines auront des conséquences positives pour les Grecs. Mais quand on voit la façon dont la Grèce est traitée, il est difficile de ne pas y voir une forme de colonialisme, où les plus forts imposent à leurs serfs des temps modernes jusqu’à la façon de vivre et d’organiser leur société. Outre le caractère profondément humiliant qu’il y a à chicaner sur la hausse du taux d’imposition des sociétés, on peut se demander si cela ne révèle pas un fond profondément totalitaire, tant du projet européen et que du néolibéralisme. Bien sûr, les eurobéats diront que la volonté d’une démocratie ne peut pas s’imposer à toutes les autres démocraties, mais pourquoi imposer jusqu’au détail des mesures et pas seulement des objectifs ?



C’est toute la contradiction qu’il y a dans le discours des eurobéats et des libéraux. Les premiers parlent de démocratie quand ils créent un système où un gouvernement se voit non seulement imposer une austérité contreproductive et inhumaine, mais où il lui est refusé de faire contribuer un peu plus les entreprises et les plus riches. L’UE comme projet totalitaire et aristocratique. Mais les vrais libéraux ne peuvent pas non plus se satisfaire d’une telle manière de faire, car toute liberté est niée dans le cas de la Grèce. Pourtant, le pays applique plus que patiemment, depuis plus de cinq ans, les potions amères exigées par ses créanciers, avec le résultat que l’on sait. Et bien évidemment, tout progressiste ne peut qu’être révolté par les fruits pourris de ses plans, qui ont provoqué un véritable massacre social.

Voilà pourquoi il est extraordinairement étrange que Yanis Varoufakis, qui a pourtant révélé les contours d’un plan B audacieux qu’il avait préparé en cas de blocage des négociations, ait choisi de voter ce plan, même si sa portée n’est pas la même que celui du 15 juillet. Porte-t-il une vraie alternative ?

49 commentaires:

  1. Faut quand même pas exagérer en parlant de colonisation, l'UE n'a pas envoyé l'armée et bombardé des villes.

    Quand aux réformes en Grèce, il n'y a toujours pas de cadastre et l'église orthodoxe n'est toujours pas taxée...

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    1. Si c'était le cas il y aurait au moins une Résistance grecque !

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    2. Anonyme28 juillet 2015 09:56 ;

      Merci pour la propagande des eurocrates... au sujet des églises autocéphales grecques.

      Pour info : ce sont les impôts grecs qui financent les églises grecques. En effet, les églises vivent sur fond public.

      En conséquence : Ça voudrait dire que Tsipras devrait allouer des fonds piochés dans les caisses de l'Etat grec pour les attributer aux églises en guise de budget impôt, pour pouvoir ensuite réclamer les fonds en question.

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    3. Abd_Salam28 juillet 2015 13:05

      Quelle ignorance, c'est à ça qu'on reconnait les propagandistes bas de plafond dans votre genre. Vous racontez vraiment n'importe quoi et vous vous ridiculisez en permanence.

      En quoi un état devrait subventionner la religion orthodoxe qui de plus, du fait d'un cadastre à peu près inexistant, ne paye quasiment pas d'impôt foncier ?

      Vous n'avez jamais mis les pieds en Grèce et vous vous permettez de débiter d'insondables conneries sur ce pays.

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    4. L'Etat grec "subventionne" la religion grecque orthodoxe... c'est comparable au fait que l'Etat français "subventionne" la religion catholique et protestante en Alsace-Moselle.

      Ça doit sûrement venir du fait que la loi française de 1905 de séparation deS égliseS et de l'Etat -qui déjà ne s'applique pas partout en France- ne s'applique pas du tout en Grèce.

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    5. @Abd-Salam : Vous me rappelez un autre troll, avec un pseudo analogue au vôtre, mais qui avait miséricordieusement disparu ; vous ne seriez pas sa réincarnation, par hasard ? Je vous pose la même question qu'à lui : pourquoi perdez-vous votre temps sur ce blog qui, à vous entendre, n'est fréquenté que par des débiles profonds ?

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    6. Pour la Grèce je n'en sais rien, mais pour l'Alsace-Moselle je confirme : les ministres du culte catholiques, protestants et peut-être même juifs sont rémunérés par l’État.

      Ivan

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    7. Si le principe de laïcité inscrit dans la Constitution est "conforme à la conception française de la neutralité de l'Etat en matière religieuse", il n'a pas pour but de "remettre en cause des régimes particuliers qui demeuraient applicables sur certaines parties du territoire de la République", selon les membres du Conseil constitutionnel.

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    8. Concernant la colonisation sans violence, il y a des tas d'exemples contemporains au sein de certaines démocraties. Par exemple comment le budget fédéral américain impose ses budgets aux responsables des réserves amérindiennes. Idem au Canada. Concernant ce dernier pays voir la politique budgétaire canadienne qui impose des coupures drastiques au budget provincial québécois sur ses politiques sociales.
      En 1995 une très mince majorité des Français ont librement choisi la paie et la paix européenne en effet. Mais je ne suis pas certain qu'ils en aient accepté toutes ses conséquences : devenir une province européenne.

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  2. Les liens du Monde.fr n'apportent rien en general. Sauf à la limite pour dénoncer leur parti pris anti service public ou pro-riche.

    @anonyme La Grèce à surtout besoin de sortir de l'euro c'est pas le cadastre ou les eglises grecques qui auront un effet significatif.

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    1. Si elle sort de l'Euro et s'abstient de faire les réformes nécessaires, ça sera encore pire que de rester dans l'Euro.

      Dévaluer la monnaie n'est une baguette magique.

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    2. Les réformes réclamés ne visent qu'à détruire les servies publics, et à enrichir les plus riches (privatisation).

      Rien qui ne permette d'améliorer l'économie grecque en vérité. Stop à la propagande.

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    3. Oui, stop à la propagande, le cadastre fait partie des réformes demandées aux divers gouvernements grecs, elle n'est toujours pas faite. La réforme d'un système juridique kafkaïen qui fait fuir les investisseurs, idem...

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    4. @ Anonyme 28 juillet 2015 11:44"

      Dévaluer la monnaie n'est une baguette magique."
      Exact, les baguettes magiques, même si elles existent, ne donnent des résultats tangibles que dans les contes de fée et les films hollywoodiens. Pour ce qui concerne la Grèce, une dévaluation ne réglerait certainement pas tous ses problèmes et elle présenterait d'autres inconvénients, mais elle lui permettrait de sortir d'un système dans lequel elle est condamnée à mourir, ce que les Allemands ont bien compris, contrairement à Flanbouille, notre Président aussi efficace que visionnaire. Une pointure, le gars !

      DemOs

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  3. Le terme "colonisation" est peut-être un peu fort, je pense que "protectorat" est plus indiqué. Mais l'histoire a montré qu'un protectorat se transforme en colonie dès que les indigènes deviennent trop turbulents.

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  4. J'ai du mal à gober l'idée selon laquelle les carences du cadastre (il est en voie d'établissement et un énorme travail a été fait malgré l'extraordinaire complexité de la tâche dans un pays qui a eu une histoire chaotique et n'est indépendant que depuis 1830) et la non-taxation de l'Église (qui joue un rôle social considérable que l'État n'est pas à même d'assumer) expliqueraient l'essentiel des difficultés grecques, notamment la perte de 25 % du PIB depuis le début des politiques d'austérité.

    Ce sont des éléments du problème, mais leur mise en avant systématique est juste un moyen de ne pas prendre en compte les données macroéconomiques essentielles. Les insuffisances de l'État grec sont incontestables mais n'ont pas pesé davantage que les erreurs d'appréciations colossales des experts mandatés par les créanciers du pays quant à l'impact récessif des politiques d'austérité. Les contempteurs de la Grèce persistent à les ignorer. Olivier Blanchard, pour le FMI, les a pourtant reconnues depuis plusieurs années. Mais la puissance du déni de l'UE en la matière est hors norme : voir ce qu'en dit Richard Koo, analyste de la banque d'affaires Nomura dans un rapport du 14 juillet dernier, qu'il a pris soin de transmettre à Y. Varoufakis pour soutenir son point de vue (https://varoufakis.files.wordpress.com/2015/07/koo-150715e.pdf).

    YPB

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    1. Mettre en avant certains éléments sert juste d'écran de fumée...

      Surtout quand certains éléments sont mensongers (cf. demander à taxer les églises grecques), mais bon, c'est pour poursuivre des buts eux-mêmes mensongers !

      Les insuffisances de l'Etat grec ne sont pas pires que les insuffisances de l'Etat allemand ou français. Là encore, on met en avant un élement de diversion.

      Les problèmes de l'économie grecque n'ont rien à voir avec les prétextes fallacieux que les fanatiques eurocrates mettent en avant.

      L'Etat grec fait le maximum pour récolter l'impôt !
      (par ex)

      Mais les ultra-libéraux ont toujours besoin d'inventer une sorte de personnage tête-à-claque pour que les gens soutiennent les mesures exigées par les eurocrates.

      Pour les ultra-libéraux, il y a le personnage archétypal du "chomeur fainéant" et de "l'assisté professionnel", et "l'Etat grec incapable", qui méritent leur sort ! pas d'empathie pour ces "salauds" de personnages tête-à-claque imaginaires.

      Les ultra-libéraux sont les champions de la caricature et de la diversion.

      P.S. : les églises autocéphales grecques sont financées par l'Etat.

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    2. "Les insuffisances de l'Etat grec ne sont pas pires que les insuffisances de l'Etat allemand ou français."

      Pauvre cloche, prétendre que l'état grec fonctionne comme ceux allemand et français, c'est franchement tellement con que c'en est à hurler de rire. Putain, mais va t'acheter un cerveau, c'est pas possible d'être stupide à ce point.

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    3. Mais le problème est simple : il est possible de soutenir une monnaie forte quand l'économie et les structures financières vont avec .
      Sinon c'est la catastrophe .
      La Grèce ayant adopté l'euro , dans les conditions frauduleuses que l'on connaît , est dans ce cas avec aujourd'hui la majeure partie des pays européens , ceux qui ne vivent ni de l'industrie , ni de l'agroalimentaire industriel , ni de la finance .
      Et effectivement ici il s'agit d'un suicide pour une très grande partie des la population .
      Même le terme protectorat , en ce qui concerne la Troïka , est usurpé .
      Car les protectorats laissaient coexister deux monnaies ...
      La Grèce avait d'énormes rentrées grâce à l'industrie touristique ,fabrique de devises réparties .
      J'ai du mal à comprendre certains trolls qui nient ces évidences .
      D'autant que la Grèce est pionnière des catastrophes à venir .
      Prenons notre pays qui ne vit que sur l'emprunt depuis 20 ans ?
      A votre avis combien de temps ça va encore tenir avant que les "marchés" ne décident d' expéditions punitives pour faire cracher le populo au bassinet ?
      C'est absurde de parler de "fracture sociale" si on n'essaie pas de chercher qui sont les moteurs et les bénéficiaires d'un système et les autres, les perdants, sachant que si ce n'est pas notre génération qui court à sa perte c'est celle de nos enfants .
      Pc.

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  5. Jacques Sapir · 27 juillet 2015 : Grèce, Plan B et implications :

    http://russeurope.hypotheses.org/4148

    Jacques Sapir évoque le Plan B grec qui a finalement été rejeté par Alexis Tsipras. Selon, lui, le recours à l’article 16 de la constitution pourrait s’avérer nécessaire, en France, en cas d’arrivée au pouvoir d’un parti anti-euro, pour faire face au chaos bancaire.

    Saul

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  6. Stiglitz rentre dans le détail des mesures :

    http://www.nytimes.com/2015/07/26/opinion/greece-the-sacrificial-lamb.html?_r=1

    pour montrer que certaines avantagent les gros intérêts économiques, par exemple sur la labellisation du lait (qui favoriserait d'après lui notamment les néerlandais au détriment des producteurs grecs).

    Vous avez vu ? Brotte, manifestement à la fois non qualifié et en conflit d'intérêt flagrant, va être nommé à la tête de RTE :

    http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2015/07/24/97001-20150724FILWWW00166-bayrou-s-insurge-contre-une-nomination-de-brottes-au-rte.php

    Le conflit d'intérêt vient notamment du fait que la marche forcée vers les ENR, imposée par les Allemands et Bruxelles, est une absurdité du point de vue français, ce que les techniciens ont parfois pu souligné. Avec Brotte président, ils ne le feront plus...

    Que foutent les gaullistes ? On ne les entend pas.

    Ils préfèrent ressasser l'euro, gnagna gnagna où il leur est impossible de faire quoi que ce soit à 2% des voix.

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  7. Important : Reuters signale aujourd'hui que le Conseil allemand des experts économiques vient de recommander que la zone euro soit dotée d'un mécanisme d'insolvabilité et que la sortie de la zone puisse être envisagée en dernier ressort pour un pays en difficulté (http://www.reuters.com/article/2015/07/28/us-eurozone-greece-germany-bankruptcy-idUSKCN0Q20PS20150728).

    L'un des 5 membres du Conseil, Lars Feld, a notamment souligné qu'il était nécessaire de pouvoir envisager la sortie d'un membre de la zone euro, en vue d'éviter que ses partenaires ne puissent faire l'objet d'un chantage. Les membres du Conseil mettent par ailleurs en garde contre les risques liés à la mise en œuvre éventuelle d'un Ministère des Finances européen, d'un système d'assurances-chômage commun ou encore d'un gouvernement économique de la zone euro. Rendre collectifs les coûts potentiels de telles mesures sans avoir préalablement contraint les États membres à renoncer à leur souveraineté en matière fiscale ou de politique économique pourrait conduire selon eux à rendre l'union monétaire encore plus instable.

    Voilà qui est Schäublien en diable…

    YPB

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  8. je me demande pourquoi on discute encore à l'infini de ce furoncle puruleux et coulant qu'est l'UE au cul de la France (et des autres pays, mais je suis français)..

    les mots n'ont plus d'importance, colonisation, ingérence économique ou/et politique, le fait est que nous passerons tous un jour sous les fourches caudines des petits comptables sans âme descendu des brumes de bruxelles ou d'ailleurs pour faire appliquer à la démocratie nationale les ordres techniques de crânes d'œufs en chef...

    bruxelles est devenu une banque avec des guichetiers qui reçoivent les demandes de prêts des clients (comme des PME) et des décideurs qui se trouvent à tatatouine et qui appliquent des ratios tout bête, décidant ainsi sur le seul business plan si la boite a un avenir ou non (je shématise mais l'idée y est...

    quand on réfléchit plus loin et bassement terre à terre, on se rend compte ce que la technique comptable d'entreprise appliquée à un état peut faire faire comme énormité.

    je vais prendre un exemple simple ci après et tâcher de ne pas être trop long

    Stan

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  9. suite... 1er acte...

    exemple donc à 50 semi remorque de patates (milliards)....

    1° l'euro à 1.3 dollar mini, plombe l'économie de la zone euro par sa parité débile avec les autres monnaies (rappel à sa sortie, l'euro était paramètré à 1.16 dollar...

    L'export va mal, l'état décide donc le CICE et le pacte, idée de transfert de fric public au privé de l'ordre de 45 milliards au titre de la compétitivité et de l'emploi...(je passe pour l'instant sur l'erreur de casting de la cible, sur le fait que le CICE était déclaré récessif deux ans s'il était accompagné d'une hausse deTVA et l'impossible traçabilité des sommes récupérées)... bref

    a) l'UE demande de baisser les dépenses publiques, on augmente les dépenses...

    b) on sait que l'effort de représente que 3 % maximum sur les coûts de production alors que l'euro est surélevé de 15 environ par rapport à une parité normale.....mais bon, on fait quand même...

    depuis l'euro est passé à 1.1 dollar et l'état verse toujours sa manne à des boutiques dont on cerne de plus en plus qu'elle part en dividende ou en autre chose que l'emploi en tout cas....ou ça se verrait. Sans compter que cela ne se justifie plus d'une point de vue strictement "comptable" dans son objectif...

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  10. suite acte 2

    dans le même temps il est prévu des restrictions budgétaire puisque l'état dépense trop (hormis le CICE et le pacte...) dont on ne saura jamais ce qu'est devenu le pognon)

    restrictions budgétaires de 50 milliards sur la territoriale, l'état etc....

    a) je ne sais pas si vous savez mais les départements qui sont les pourvoyeurs principaux de l'action sociale, ont des dépenses contraintes à 70 % environ, comme nombre de communes quand ce n'est pas plus. Or ce maillage, s'il dépense "trop" est aussi celui qui fournit les contingents de marchés publics aux PME. En taillant dans les budgets, on taille donc dans le travail des PME de nombre de secteurs...

    b) le système social et médico social dans son ensemble est tenu par le monde associatif, les coupes aux budgets d'ores et déjà annoncés cette année est de l'ordre de 30 % en pic ou de 20 % en moyenne. Nombre d'assoss vont crever...

    et les assoss et les PME, c'est le tissu local, les employeurs d'un secteur géograpique etc...


    patience j'arrive à la conclusion du circus barnum...même si je fais schématique

    Stan

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  11. suite acte fin...

    où est le problème. Il est à deux niveaux

    1° le prix de la création d'emploi

    - dans le cadre du CICE et du pacte, la création d'emploi théorique annoncée dès le départ est de l'ordre de 100 000 € par emploi à l'époque où l'euro était hors de prix.

    - un emploi territorial de base ou de fonctionnaire de base est de l'ordre de 25 000 € (je dis de base parce que le chômage touche plus les non diplômés...


    et nombre de gens nous disent encore que la territoriale et les fonctionnaires coûtent cher, mais j'ai rarement vu quelqu'un tousser sur les coûts des aides aux groupes aides déversées par tombereaux complets sans aucune garantie de quoi que ce soit, y compris une embauche de son gosse , de son voisin ..ou....et depuis deux mois pour rien du tout, si ce n'est remplir les poches des groupes ...


    2° l'arrosage débile et la restriction complètement con..

    autre noeud manifeste de bêtise crasse

    - on arrose à coups de milliards pour rien des groupes qui vont améliorer leurs bénéfices, donc leurs dividendes au lieu de créer de l'emploi, puisque la demande ne repart pas (contrairement aux messages de reprise mais c'est un autre débat) or l'emploi est créée quand la demande est là, pas parce que l'état arrose..

    - dans le même temps, on affame massivement les seules structures dont l'objet social n'est pas de faire du bénéfice mais au moins d'équilibrer les comptes ou d'investir pour donner du boulot localement aux PME et TPE

    voila où je voulais en venir ...

    excusez moins d'avoir été long, mais quand on nage dans un océan de connerie, il faut le dire...

    Stan

    -

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  12. une dernière pour la route.

    quand vous exportez un produit, vous faites payer à l'étranger qui vous l'achète le prix de revient plus une marge pour faire le prix de vente

    dans le prix de revient il y a le coût de production qui comprend entre autre, salaires et charges sociales payées par l'employeur..

    donc quand vous exportez, vous faîtes payer une partie des charges sociales par le client étranger qui consomme le produit français...

    donc l'état français règle une partie des charges sociales à l'entreprise exportatrice, les clients étrangers prennent une autre partie en achetant le produit français

    aujourd'hui que l'euro est redescendu, et que les milliards tombent toujours de l'état, la France doit faire des miracles à l'export


    et cette politique débile est inspirée de bruxelles, relayée par nos bites de politiques...ne cherchez plus pour que ces cons travaillent, c'est manifeste..

    Stan

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    1. @ Stan

      Si j'ai tout compris, les riches deviennent de plus en plus riches, les pauvres de plus en plus pauvres et ceux qui ne l'étaient pas basculent dans cette dernière catégorie. De plus, les dirigeants français seraient aussi stupides que cyniques et intéressés, pour ne pas dire plus. Incroyable ! La concurrence libre et non faussée, la libre circulation des capitaux, la suppression des barrières douanières et tout le reste ne serviraient qu'à ça. Je n'arrive pas à le croire d'autant qu'on n'a pas encore tout vu si j'en crois les mauvais esprits qui ne font rien que nous inquiéter : traité transatlantique, renforcement de la gouvernance européenne, austérité renforcée ... Ah, au fait, j'avais une question : quand est-ce qu'on va se décider à appuyer sur le bouton "stop" ?

      DemOs

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  13. Important aussi : http://yanisvaroufakis.eu/2015/07/27/for-an-alliance-of-national-liberation-fronts-by-stefano-fassina-mp/

    L'ex vice-ministre italien de l'Économie et des Finances Stefano Fassina (économiste de formation) vient d'appeler à une alliance des progressistes et des souverainistes pour une dissolution concertée de l'euro.

    J'en ai traduit rapidement quelques passages, pour les non-anglicistes :

    « […] le mercantilisme néolibéral dicté par et centré sur Berlin est insoutenable. La dévaluation du travail, en alternative à la dévaluation de la devise nationale, comme instrument privilégié des ajustements réels débouche sur une insuffisance chronique de la demande agrégée, un chômage élevé et persistant, la déflation, une dette publique croissante. Dans ce cadre, par-delà les frontières de l’État-nation dominant, l’euro conduit à un effacement de la démocratie, et la politique tourne à l’administration au profit d’un tiers et au divertissement.

    Ce chemin est-il réversible ? […] Il est difficile de répondre par l’affirmative. Malheureusement, les nécessaires corrections en vue de rendre l’euro viable apparaissent irréalisables pour des raisons culturelles, historiques et politiques. Les opinions publiques nationales ont des vues opposées et des positions conflictuelles, rendues plus distantes encore par l’agenda dominant dans l’eurozone depuis 2008. Les vues et positions dominantes parmi les Allemands sont ce qu’elles sont. Les Allemands méritent méritent le respect comme n’importe quel autre peuple. En Allemagne, comme partout ailleurs, les principes démocratiques reposent sur la seule dimension politique pertinente : l’État-nation.

    […] Nous devons reconnaître que l'euro était une erreur de perspective politique. Nous devons admettre que dans la cage néolibérale de l'euro, la gauche perd sa fonction historique et dépérit en tant que force vouée à la dignité et au poids politique du travail et de la citoyenneté sociale comme véhicule de la démocratie effective. Le manque de pertinence ou la connivence des partis de la famille socialiste européenne sont manifestes. Continuer à opposer, comme ils le font, les « États-Unis d'Europe » ou une « réécriture en faveur des travailleurs » des traités est un exercice virtuel conduisant à une perte continue de crédibilité politique.

    […] Pour une désintégration planifiée de la monnaie unique, nous devons bâtir une large alliance de fronts de libération nationale, en partant de la périphérie méditerranéenen de l’eurozone, sur la base des forces progressistes ouvertes à la coopération avec les partis souverainistes démocratiques de droite. Le temps presse. ».

    YPB

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  14. La sortie de l’euro est presque toujours présentée comme une sorte de baguette magique permettant d’échapper à la domination du capitalisme financier, ainsi qu’aux contradictions internes entre capital et travail. Comme si la sortie de l’euro équivalait à la sortie des politiques néo-libérales. Les grandes firmes et les riches Grecs vont-ils par miracle cesser leur évasion fiscale à grande échelle? Les armateurs grecs vont-ils par miracle accepter de financer les retraites?

    Cette fixation sur la question de la monnaie est donc dangereuse dans la mesure où elle fait passer au second rang toute une série d’enjeux qui ont à voir avec des rapports de classes qui ne s’arrêtent pas aux frontières. La Grèce n’est pas une «nation prolétaire» soumise au joug de l’euro, c’est une formation sociale structurée par des rapports de classe. Le total cumulé des fuites de capitaux depuis 10 ans est du même ordre de grandeur que le total de la dette grecque, cela n’a rien à voir avec l’euro et le retour à la drachme n’y changerait rien.

    http://alencontre.org/europe/grece/la-bonne-drachme-modeste-contribution-au-debat-sur-la-grece.html

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    1. L'argument est manipulateur : personne n'a jamais écrit ici ou ailleurs que la sortie de l'euro était une recette miracle, cela, on l'a écrit, dit, expliqué cent fois, mille fois. Il existe des problèmes à résoudre, des défis à relever pour chaque régime politique, comme il y en a toujours eu et comme il y en aura toujours, mais la monnaie unique est un instrument de déstabilisation d'abord, puis de destruction des systèmes politiques, sociaux, économiques en place entre les mains d'apprentis sorciers au service des riches - particuliers et multinationales. Les Allemands ont si bien compris que la zone euro n'était pas viable pour une grande partie des pays de l'UE qu'ils proposaient la sortie de la Grèce. N'importe quel imbécile est capable de comprendre depuis le début de l'aventure que la zone euro ne peut pas fonctionner avec des économies hétérogènes comme le fait qu'on ne peut pas confier le pouvoir à une banque centrale soi-disant indépendante sous peine de mettre fin à la démocratie. N'importe quel imbécile, oui, mais pas des ânes comme Giscard ou Delors hier et comme Sarkozy ou Hollande aujourd'hui.

      DemOs

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    2. Husson fait semblant de ne pas savoir que les anti-€uro disent que la sortie de l'€uro est nécessaire mais pas suffisante.

      Et ce fumiste Husson fait semblant de ne pas comprendre que l'on peut très bien parler des torts de l'€uro surtout pour souligner qu'en vertu des traités qui définissent les modalités de l'€uro, aucune politique alternative est possible.

      Et si jamais, miracle ! des pays se rendaient compte que l'ordolibéralisme ne fonctionne pas et que lesdits pays en aient marre et souhaitent réviser les traités pour remettre en question la monnaie unique ; c'est l'Allemagne qui sort !

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    3. Sans vouloir le moins du monde défendre les inventeurs de l'euro, leur erreur a été aidée aussi par une réflexion universitaire de haut niveau (ou qui se présentait comme telle…) qui a contribué a diffuser beaucoup d'illusions.

      L'une de ces erreurs, cardinales, a été l'hypothèse de l'endogénéité des critères de convergence au sein d'une zone monétaire optimale : voir Jeffrey Frankel et Andrew Rose, The Endogeneity of the Optimum Currency Area Criteria, NBER Working Paper 5700, 1996 (http://www.nber.org/papers/w5700). En résumé, cette hypothèse part du constat que les pays avec des liens commerciaux forts tendent à harmoniser leurs cycles économiques ; il en résulte que des pays sont censés être plus aptes à entrer dans une union monétaire après avoir engagé les premiers pas d'une intégration économique. Bref, entrer dans un processus d'intégration, même lorsque les divergences économiques sont fortes au départ, produira des conditions favorables à une meilleure intégration future.

      L'hypothèse d'endogénéité est fragile, mais pas totalement absurde, pour autant que toutes sortes de conditions soient réunies (synchronisme des cycles, tendances à la convergence préexistantes à la constitution de l'union monétaire, etc.). En gros, l'on peut juste dire que si des économies convergent déjà fortement, leur entrée dans une zone monétaire tendra à renforcer cette convergence. Quant à avoir la garantie d'en tirer rapidement une ZMO, c'est une autre affaire… Mais Cette théorie a été accueillie avec peu d'esprit critique comme une bénédiction du ciel pour des motifs évidents : elle donnait une rationalité économique apparente à un objectif essentiellement politique, celui consistant à réaliser l'intégration européenne en utilisant le levier de l'union monétaire.

      YPB

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    4. @ YPB,

      Une ZMO se crée volontairement -ça tombe pas du ciel-... selon la "théorie" ; et ça s'organise AVANT de mettre en place une monnaie unique.

      En l'occurrence, il était hors de question de créer une ZMO ! pour justement pièger les Etats.

      Il s'agit justement de pouvoir mettre en concurrence des pays et pour qu'il y ait concurrence, il faut qu'ils soient différents, surtout pas "homogènes"...

      Et il s'agit également de ne pas informer les peuples des sacrifices qu'ils auraient dû consentir avant d'être enfermés dans une monnaie unique.

      Désormais on leur sert la propagande que vu qu'ils sont pris dans la toile de la monnaie unique, ils ne peuvent plus en sortir... ou ça coûterait plus cher que d'y rester. Malin.

      Manipulatoire. Mais malin.

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    5. Pour ce qui est du texte de Husson, il n'apporte rien au débat qui ne soit déjà connu. Sapir polémique avec cette gauche radicale européiste (Harribey, Husson…) depuis presque une décennie. Ce que Husson et ses camarades ne peuvent pas admettre, c'est la nécessité d'une sortie, via la rupture avec l'euro, de l'ordre européen. Ils voudraient pouvoir sortir du capitalisme sans sortir de l'euro, parce qu'au fond, l'idée d'un ordre européen transnational, post-national, dont l'euro serait l'avant-garde, s'accorde avec leur vision du monde. Husson le dit textuellement : la sortie de l'euro rabat les enjeux sociaux sur « une logique nationale-monétaire ». Et le gros mot (pour Husson) est lâché : nation…

      C'est là-dessus que s'opère la véritable rupture. Sapir comme Lordon croient que le cadre national est encore de nos jour le cadre naturel de l'expression de la souveraineté populaire, c'est-à-dire de la démocratie. Ou comme le dit Lordon, « […] le principe fondamental de la démocratie, tel qu’il est mis en œuvre dans les institutions formelles, à savoir la loi de la majorité, ne se soutient pas de lui-même, mais n’est opératoire que sous des conditions de consistance communautaire préalable, dont il faudrait être fou pour les imaginer réunies dans l’Europe d’aujourd’hui. » (http://blog.mondediplo.net/2015-06-01-Les-taches-aveugles-de-l-autre-euro-possible).

      YPB

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    6. Le propos foireux de Husson : la sortie de l'euro rabat les enjeux sociaux sur «une logique nationale-monétaire» rejoint en fait la position de Tsipras :

      Sortir de l'€uro déchainerait les forces obscures de l'Europe (de mémoire).

      Evidemment, dans retour aux monnaies nationales... y'a "nationale" (le gros mot ! quoi !)

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    7. @ Abd_Salam 29 juillet 2015 00:15

      Cent fois d'accord. L'objectif des libéraux repose sur une stratégie politico-économique qu'ils déroulent depuis plus de vingt ans : créer un bloc libéral sur le plan économique rendant impossible le retour au socialisme, pas celui du PS naturellement (cf. la déclaration de Madelin en 92 qui a déclaré qu'on en avait fini avec le socialisme) et solidaire des Etats-Unis, si on peut dire, car supplétif conviendrait mieux, sur le plan géostratégique face à la Russie. Les Etats-Unis veulent d'une Europe unie, oui, mais d'une Europe, qui leur soit inféodée, d'une Europe incapable de lui faire de la concurrence et les dirigeants et technocrates sont tellement stupides ou/et corrompus qu'ils s'apprêtent à se jeter dans la gueule du loup avec le traité transatlantique. Quel adjectif pourrait-on utiliser, sans être injurieux, pour qualifier leur attitude dans cette affaire ? Je ne vois pas.

      DemOs

      DemOs

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  15. @ Anonyme

    Toujours la même rengaine sur l’Etat Grec, qui perd en crédibilité quand on observe :
    1- que la Grèce, selon la Commission, est le pays de l’UE qui a réalisé l’ajustement budgétaire le plus important depuis 2010, avec le Portugal
    2- que les prélèvements obligatoires sont à 46% du PIB
    3- la vitesse d’organisation du référendum et du passage des nouvelles mesures

    Par d’armée ni de bombardement, mais prise en otage du système financier, coupe de 22% du salaire minimum et conséquences sociales pas si éloignées d’un bombardement

    Les réformes, ce pourrait être remettre le salaire minimum au niveau de 2010.

    @ Abd_Salam

    Merci. Bien d’accord sur les écrans de fumée. Et bien d’accord sur les insuffisances de l’Etat Grec, que l’on peut trouver dans tous les Etats du monde

    @ YPB

    Merci pour votre réponse, mesurée et factuelle, qui montre que notre camp est celui de la raison.

    Et merci pour tous vos liens

    @ Saul

    Merci pour le lien

    @ Anonyme 13h53

    Merci pour les liens. La monnaie unique a un rôle fondateur important, ce qui n’exclut pas de s’intéresser à d’autres choses, quand on en a le temps

    @ Stan

    Vous devriez faire un blog !

    @ Démos

    Très juste

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  16. Mr Herblay

    comme je ne sais que penser de votre remarque, je vous prie de m'excuser si je vous ai offensé en prenant tant de place chez vous.

    Je ne saurai pas tenir un blog aussi bien que le vôtre ou d'autres que je vais lire

    Je vais donc faire attention à l'avenir. Promis

    Stan

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    1. @ Stan

      Ce n'était en aucun cas une critique. C'est juste que quand on parvient à écrire souvent, de manière qualitative, je me dis qu'il ne serait pas inutile de pousser les vocations de bons éléments.

      Pour l'instant, je suis heureux d'accueillir votre prose, aussi abondante soit-elle

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    2. Mr Herblay

      Venant de vous et compte tenu de votre niveau d'analyse, j'apprécie le compliment.
      Je vous remercie de me laisser m'exprimer chez vous.

      Cadre dirigeant d'une PME, je n'ai pas le temps de tenir un blog et de plus je suis assez nul en informatique difficile donc d'imaginer faire quelque chose de correct dans ces conditions

      Stan


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  17. Mais c'est malheureusement toujours comme ça, en cas d'exigence des créanciers d'un rééquilibrage du budget d'un pays :

    -soit on mise sur la hausse des impôts, ce qui suppose un État capable de les faire entrer sans trop de pertes en ligne, et sur une politique d'investissements susceptibles de faire redémarrer la croissance, ce qui suppose un État capable de se réformer en profondeur,

    -soit on ne fait pas confiance à cet État, et c'est une politique d'austérité générale dans laquelle ce sont surtout les petits qui trinquent, destinée à dégager les sommes dues ad vitam æternam, sans se préoccuper de l'avenir du pays et de ses habitants .

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    1. D'où viennent ces prodigieuses foutaises de m... ?

      C'est un choix de faire souffrir les pauvres... pour que les riches n'aient pas à payer d'impôts ou de cotisation. C'est un choix !

      Rien n'oblige à mettre en oeuvre une politique d'austérité sans demander d'effort aux riches. Et mieux encore, en faisant des câdeaux aux plus riches.

      Et rien n'oblige à demander des efforts inhumains aux plus pauvres !

      Y'en a marre de chez marre de ces croyances pourries des ultra-libéraux comme quoi, c'est l'Etat qui doit se réformer... pour que l'appareil économique privé soit plus performant.

      Y'en a marre de chez marre des foutaises des ultra-libéraux qui consiste à caricaturer ! en l'espèce l'Etat grec et à la présenter comme incapable de récolter l'impôt.

      L'Etat grec récolte tout l'impôt qu'il est légalement possible de récupérer moins l'évasion fiscale qui est parfaitement légale (et la triche qui existe partout).

      L'Etat grec ne fait ni mieux ni pire que les autres pays membres de l'Union fachiste européenne.

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    2. Une politique d'investissement n'est pas forcément une bonne manière de dépenser les recettes fiscales ni une bonne raison d'augmenter les impôts. Quand il y a de la main-d’œuvre inemployée et des capacités de production inutilisées la priorité doit être de réanimer la demande.

      Quand les transporteurs ont des camions qui ne roulent pas et des chauffeurs au chômage technique ils n'ont pas besoin que l’État les aide à acheter de nouveaux camions puisqu'ils en ont déjà trop. L'argent des impôts doit être utilisé pour permettre aux plus pauvres qui se privent sans cesse d'augmenter leur consommation, et cela réglera au passage le problème des transporteurs et des chauffeurs inemployés.

      Je ne comprends pas pourquoi on essaye de nous faire croire que l'investissement c'est le bien et le salaire, la retraite ou l'indemnité chômage c'est le mal. On ferait mieux de se poser la question de l'efficacité économique.

      Ivan

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  18. Si vous relisez ce que j'ai écrit : une politique d'austérité ne se préoccupe pas d' efficacité économique.
    Elle consiste à faire immédiatement la poche des gens, et il est bien plus rentable de faire celles des classes pauvres et moyennes que celles des très riches, parce qu'elles représentent beaucoup plus de monde avec beaucoup moins de possibilités de dissimulation de revenus .

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  21. Bernard GIRAUD1 août 2015 à 21:41

    Mario Draghi est un « économiste » et un banquier, ancien haut fonctionnaire italien.
    Il a été le Vice-président de Goldman Sachs pour l'Europe entre 2002 et 2005 puis, gouverneur de la Banque d'Italie entre 2006 et 2011.
    Aujourd'hui, il est président de la Banque Centrale Européenne (BCE) depuis le 1er novembre 2011.

    Cet homme porte donc la lourde responsabilité criminelle, avec les anciens responsables de l'État grecque, de la déloyauté ayant conduit la Grèce aux portes de la faillite. Par sa complicité, il a aidé à dissimuler le déficit public via un procédé présenté comme relevant de « l'inventivité comptable ». Lors de sa prise de fonction chez Goldman Sachs, il poursuivra les échanges de flux financiers toxiques qui conduiront des États à se retrouver en difficulté.
    Sa responsabilité est donc bien réelle dès lors que Goldman Sachs lui avait donné pour mission de travailler avec les gouvernements et les agences gouvernementales (acteurs publics) et du développement stratégique en Europe avec les principaux dirigeants de la firme.

    Goldman Sachs a camouflé la dette de la Grèce puis, parié sur son défaut de paiement !
    Le cynisme de ces financiers a encouragé la Grèce à s'endetter en cachette au-delà de toutes limites fixées par Bruxelles, les montages financiers complexes et toxiques similaires aux subprimes ayant engagés la pire crise mondiale de ces dernières années, pour Goldman Sachs l'expression "déontologie" n'a aucune signification !

    Dans ces conditions, comment Mario Draghi, Vice-président de Goldman Sachs pour l'Europe, peut-il prétendre ne pas être responsable de sa gestion ?

    Alors, vis-à-vis de l'attitude de ceux et celles qui ont fermé les yeux pour que la Grèce entre dans la zone Euro, de la mauvaise foi évidente visant à réagir comme si la Grèce est la seule responsable de ce qui lui arrive, je me pose trois questions ; peut-être pourriez-vous m'y répondre :

    - Pourquoi la Grèce ne diligente t-elle pas une enquête contre la banque Goldman Sachs et les anciens dirigeants de la Grèce car, de part et d'autre, il y a eu forcément enrichissement ? Ce qui permettrait aussi de mettre en évidence de degré de complicité de l'Europe !

    - Pourquoi la Grèce n'ouvre t-elle pas une procédure judiciaire à l'encontre de Goldman Sachs et particulièrement contre Mario Draghi et ses complices ?

    - Pourquoi la Grèce ne lance t-elle pas un mandat d'arrêt international à l'encontre de Mario Draghi et ses complices ?

    Il me semble que, seule une telle formule permettrait de trouver les bonnes réponses à apporter pour résoudre le « problème » de la Grèce. Les banques ne doivent plus être « les maîtres du jeu » de la gestion des États (et payer les conséquences de leurs actes [ajout]).

    Lorsque les formules diplomatiques ne suffisent plus à trouver des consensus raisonnables, donner un bon coup de pied dans la fourmilière des mafias financières peut être la solution miracle.

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