samedi 4 juillet 2015

Grèce : liberté, justice, dignité, humanité, nous chérissons vos NON #OXI


Visuel de Bettina David-Fauchier

Oui, à la tyrannie et au massacre social inutile

Vu de France, il pourrait sembler étonnant que moins de 90% des Grecs votent OXI dimanche. Après tout, le dernier plan des créanciers, outre une forme insultante, n’est qu’une nouvelle resucée des plans de la troïka qui ont tous échoué depuis cinq ans, la première restructuration ayant été suivie par une autre, qui devra tôt ou tard être prolongée par une troisième. Il y a quelque chose de désespérant à persister de la sorte dans l’erreur aujourd’hui. Autant on pouvait discuter les hypothèses il y quatre ou cinq ans, autant aujourd’hui, les preuvres abondent de la folie des politiques menées qui parviennent à l’exploit de rendre le massacre social parfaitement inutile, outre un aspect humain totalement révoltant.



Le plus effarant est que les « prix Nobel d’économie » Paul Krugman et Joseph Stiglitz sont venus en renfort pour clarifier le fait que ces plans, non seulement inhumains, sont irresponsables et ne fonctionneront pas. Plus d’austérité (pour augmenter l’excédent primaire), renverra l’économie en dépression et alourdira encore le poids de la dette. Dire oui à ce plan monstrueux, c’est persister dans une erreur qui a envoyé le pays dans une des crises les plus violentes des dernières décennies. Mais parce qu’il vient d’institutions qui les ont aidé pendant des décennies, et parce qu’il ont peur de se trouver seuls face à la Turquie, les Grecs hésitent à mordre la main qui les a aidé, même si elle les torture aujourd’hui. Et comme le souligne Romaric Godin, les créanciers utilisent tous les moyens pour peser sur le résultat.

Non à l’esclavage et à la descente aux enfers

En refusant le plan des créanciers, les Grecs changeraient le rapport de force entre eux et les créanciers. En effet, un « oui » représenterait une soumission au diktat de la troïka, qui ne comprend même pas le moindre élément sur la restructuration de la dette. En votant « non », les Grecs diraient simplement qu’ils refusent les oukases anti-démocratiques et qu’ils veulent mettre fin à une austérité insupportable et contre-productive. Et malheureusement, il est faux de dire que voter « non » revient à sortir de la monnaie unique. Il est probable que les négociations reprendraient, dans des conditions plus favorables pour Athènes, qui ajouterait un vote soutenant le gouvernement au défaut vis-à-vis des créanciers.

Le « non », c’est le choix de la liberté, qui ouvre le champ des possibles au lieu de retourner dans l’impasse, la Grèce pouvant choisir demain de négocier un nouvel accord, moins dur (même si cela serait illusoire), ou de reprendre sa liberté monétaire. Le « non », c’est aussi plus de justice, le refus de plans qui pèsent sur la population et épargnent largement les profits des entreprises. Le « non », ce serait aussi la dignité retrouvée d’un pays qui dirait enfin « non » à ses tyrans de créanciers et cesserait de se voir dicter ses politiques. Le « non » enfin, serait une victoire pour l’humanité, tant les politiques menées depuis cinq ans ont provoqué une casse sociale que l’on a trop souvent tendance à oublier.

Merci à Alexis Tsipras d’avoir montré que la démocratie peut encore avoir du sens dans cette UE qui a trop souvent tendance à la nier. Dimanche, les Grecs pourront choisir entre une impasse connue et une nouvelle voie, qui pourrait adoucir leur servitude, ou ouvrir la voie à une véritable libération.

74 commentaires:

  1. Ca m'étonnerait que le non permette à Tsipras d'obtenir plus, vu comment sa volte face a énervé les gouvernements des autres pays de l'Euro, ses créanciers. En cas de non, il ferait mieux d'annoncer unilatéralement un effacement de la dette ou version plus diplomatique, un moratoire de 50 ans dessus. Moyennant quoi la négociation serait terminée et il pourrait enfin montrer ce qu'il sait faire de concret pour s'occuper de son pays, au lieu de perdre du temps et d'en faire perdre depuis 6 mois dans des négociations qui n'aboutissent à rien.

    Quand à la zone Euro, la fin de ces négociations stériles lui permettrait également de se consacrer à d'autres problèmes.

    En tous cas, les patrons d'entreprises en Grèce ne sont pas enchantés par l'idée de voir la Drachme revenir, malgré toutes les promesses d'économistes comme Sapir. Ca va être compliqué de maintenir la Grèce à flot dans ces conditions...

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    1. Je cite Romaric Godin :

      « Les entreprises grecques ont été exclues du système électronique de transferts intra-zone euro Target 2. Ceci conduit à une impossibilité quasi-totale d'importer ».
      « Pour beaucoup d'électeurs, la question n'est donc pas de voter pour ou contre les propositions, mais pour ou contre le retour à la normale en apaisant la fureur des créanciers et de la BCE. Le « oui » ne peut donc que profiter de cette asphyxie économique organisée. »

      Des entreprises favorables au « oui »
      "Dans cette situation, beaucoup d'entreprises font plus ou moins ouvertement campagne pour le « oui » afin d'obtenir ce retour à la normale. Selon la chaîne publique ERT, certains chefs d'entreprises inciteraient ouvertement leurs employés à voter « oui », d'autres feraient dépendre le paiement des salaires ou le maintien des emplois d'un vote positif. Rien d'étonnant à cela : sans rétablissement rapide de la liquidité dans l'économie et de la capacité d'importer, ces entreprises pourraient rapidement disparaître."

      http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/grece-un-referendum-sous-la-pression-de-l-asphyxie-economique-489316.html

      Les entreprises grecques sont maintenant asphyxiées par le blocus économique organisé par l’UE et comme des retraités grecques qui s’effondrent en larmes parce qu’ils ne peuvent plus retirer d’argent dans les banques, elles souhaitent un retour rapide à la normale.

      La situation actuelle est le résultat de la stratégie dangereuse du gouvernement grec qui a voulu abolir l’austérité tout en excluant de sortir de la zone euro. Sortir de l’euro dès son arrivée au pouvoir, avec défaut sur la dette et demande de renégociation de celle-ci et même en faisant les choses au plus vite et au mieux, aurait également amené un choc économique à absorber dans les premiers temps du fait de la forte dépréciation de la monnaie, de l’absence des pièces et billets en monnaie nationale durant les premiers mois de la sortie, et du fait pour certaines entreprises d’être très dépendantes des importations. Néanmoins avec la souveraineté monétaire retrouvée et une politique monétaire très expansionniste, on aurait pu limiter les dégâts liés au choc de sortie et profiter de cette souveraineté dans une optique de long terme ( à court et à moyen terme il y aurait eu un choc économique à absorber qu’on a aujourd’hui tout en resté dans l’euro et sans aucune perspective à venir).

      Retrouver un article : « Un consultant londonien primé pour son petit guide pratique de sortie de l’euro ». Si un contrôle des capitaux doit être mis en place dans le cadre de la sortie de l’euro, ce contrôle doit être aussi bref possible.

      http://www.letemps.ch/Page/Uuid/61c54854-d042-11e1-bf44-a414478ac49f/Un_consultant_londonien_prim%C3%A9_pour_son_petit_guide_pratique_de_sortie_de_leuro

      Saul

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    2. Tsipras n'a pas fait volte-face.
      Tsipras est toujours aussi naïf, il espère que les eurocrates vont se remettre en question ; Tsipras veut éviter l'affrontement, c'est pour cela qu'il n'a pas riposté à l'exclusion de Target2.

      C'est l'intransigeance des eurocrates qui confère à Tsipras un air de résistant.

      http://www.telerama.fr/medias/grece-quand-les-medias-prives-font-la-propagande-du-oui-au-referendum,128884.php :

      Alors même qu'Alexis Tsipras a rappelé que «le référendum de dimanche ne porte pas sur la place du pays dans la zone euro» mais sur la volonté des Grecs d'adopter ou non le nouveau plan d'austérité de la Troïka, les chaînes privées s'entêtent à réduire la consultation à cette interprétation grossière du problème.

      Pourquoi ? «Tous les propriétaires des chaînes privées en Grèce sont des hommes d'affaires qui possèdent des entreprises dans tous les secteurs, du bâtiment aux mines d'or, en passant par des compagnies maritimes, explique Nikos Smyrnaios, universitaire et spécialiste des médias grecs. Tous ont des intérêts à sauvegarder et ont beaucoup à perdre en cas de sortie de la zone euro.»


      Donc forcément que les rentiers et les grands patrons ne veulent pas d'un abandon des politiques ultra-capitalistes qui se prétendent libérales.
      Les grands patrons ne veulent pas abandonner un système dans lequel ils gagnent tout pour un système plus juste.

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  2. Est ce que le non au référendum sur le TCE a permis de faire pression pour obtenir un meilleur TCE ? Non.

    Est ce que le non aux propositions de la Troïka permettront de faire pression pour obtenir de meilleures propositions ? Bah, non plus.

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  3. Plus de 200 économistes grecs pour le oui. Herblay devrait aller leur donner des cours d'économie...

    "Leaving the Eurozone, especially with this chaotic and superficial way, would likely lead to a process of leaving the EU too, with unpredictable and disastrous consequences for the national security and the democratic stability of our country."

    http://www.ekathimerini.com/198826/article/ekathimerini/news/declaration-of-professors-of-economics-at-greek-universities-on-the-referendum

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    1. Anonyme4 juillet 2015 10:02

      Combien 48 heures avant 2008 pour chanter les louanges du capitalisme mondialisé ? Ne serait-ce pas les 200 mêmes souhaitant aller plus vite encore vers le mur depuis 2008 ?

      Je ne crois pas pour ma part à la pertinence de la parole économique dans le domaine politique. Ce n'est pas aux experts de choisir, mais au peuple. Pour moi l'économie des économistes n'est d'aucune portée, d'aucune autorité en matière politique et n'est utile qu'à ces économistes eux mêmes.

      L'économie des économistes est le langage de l'idéologie du marché ; elle prospère avec cette idéologie et finira avec elle. Cette économie a-t-elle fait autre chose que de se tromper dans les grandes largeurs ?

      L'économie est le tout petit bout de la toute petite lorgnette par lequel malheureusement aujourd'hui est en partie structuré le débat public. Une vraie reconquête de notre liberté politique passe par une réflexion profonde sur les effets de la langue économique en tant que véhicule principale des réflexions politiques contemporaines. Le changement politique passe en premier lieu par la langue, c'est ainsi qu'il me paraît utile de réviser le langage politique contemporain en isolant de notre langue politique ce vocabulaire idéologique de l'économie contemporaine.

      On ne changera pas les choses en continuant à employer un vocabulaire qui nous a contraint aux mêmes réflexions et a conduit nos dirigeants à ces mêmes analyses aboutissant au réel de 2015. Pour sortir de l'impasse des économismes il va falloir sortir du piège et de l'impasse de leur vocabulaire et de leur "langue".

      C'est en changeant de vocabulaire, de langage, que l'ont peut changer de vision du monde et sortir de l'ornière contemporaine. Le retour d'une liberté pleine et entière dans le champ politique coïncidera aussi à mon sens avec la fin de la prééminence de la langue économique dans l'espace public.

      Si il y a bien une chose qui est sûr en 2015, c'est que les économistes ont échoué !

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  4. « POUR QU'UN GOUVERNEMENT DE TECHNOCRATES PUISSE ETRE FORME »

    Jeudi 2 juillet 2015, Martin Schulz, président du Parlement européen, exprime au quotidien allemand “Handelsblatt” son souhait « de voir la fin de l'ère SYRIZA en cas de victoire du 'Oui' aux réformes, pour qu'un gouvernement de technocrates puisse être formé. »

    Déjà vu.

    Nous avons déjà vu ce film en Grèce, en Italie, etc.

    Pour survivre, l'Union Européenne ne peut plus compter sur les élections.

    Pour survivre, l'Union Européenne ne peut plus compter sur les référendums.

    Pour survivre, l'Union Européenne ne peut plus compter sur les peuples, car les peuples votent de plus en plus pour les partis politiques d'extrême-gauche (en Grèce et en Espagne) et pour les partis politiques d'extrême-droite (partout ailleurs).

    Qu'est-ce qu'il lui reste ?

    Pour survivre, l'Union Européenne doit placer au pouvoir des technocrates.

    Ces technocrates ont été formés dans les universités des Etats-Unis, ils ont eu une expérience professionnelle aux Etats-Unis, ils ont été banquiers aux Etats-Unis, notamment chez Goldman Sachs.

    Ces technocrates ont une obsession : créer une Europe fédérale.

    Loukas Papadimos :

    Loukas Papadimos accomplit l'ensemble de ses études supérieures au Massachusetts Institute of Technology (MIT). Il y passe avec succès une licence de sciences physiques, en 1970, puis un master de génie électrique, deux ans plus tard.

    En 1978, il obtient un doctorat de sciences économiques.

    Il commence à enseigner les sciences économiques dès 1975, à l'université Columbia, et devient, en 1980, conseiller économique de la Federal Reserve Bank de Boston.

    De 1994 à 2001, il dirige la banque centrale de Grèce.

    C'est sous son mandat qu'a commencé le trucage des comptes publics de la Grèce, au moyen d'instruments financiers proposés par la banque d'affaires américaine Goldman Sachs, qui a conduit à la crise de la dette publique1. Il sera par la suite nommé à la tête du gouvernement grec pour mettre en place une politique d'austérité supposée résoudre cette crise.

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Louk%C3%A1s_Papad%C3%ADmos

    Mario Monti :

    Mario Monti est diplômé de l'université Bocconi de Milan en économie et management, ainsi que de l'université Yale (États-Unis).

    Dès 2005, il est « International Advisor » pour Goldman Sachs.

    De novembre 2011 à avril 2013, il est premier Ministre.

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Mario_Monti

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  5. Le gouvernement grec de Syriza-Anel sous l'égide d'Alexis Tsipras est en train de faire l'expérience à ses défauts que cette UE n'est pas réformable! Il faudra la quitter ou vous mettra dehors de la pire des façons puisqu'il n'ose pas suivre les conseils avisés de Jacques Sapir préconisant, notamment, la réquisition de la Banque de Grèce pour fournir au gouvernement autant d'euros qui lui faudra. Sachant que chaque banque "nationale" a gardé le pouvoir d'émettre des euros cela renverrait le problème à la BCE qui serait obligé de refuser ces euros grecs. En attendant le résultat dimanche soir, espérons un résultat de type 29 mai 2005 avec 55% de Non !

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    1. à ses dépens, évidemment ! Qu'il lui faudra faire défaut sur les dettes du pays.

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  6. "Jacques Sapir préconisant, notamment, la réquisition de la Banque de Grèce pour fournir au gouvernement autant d'euros qui lui faudra"

    Sapir est impayable, il mérite une place de choix au cirque Pinder.

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    1. C'est à dire. Vous pourriez préciser ? Ou non ?

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    2. Votre place est à Sainte-Anne.

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    3. Cet argument de Sapir montre une fois de plus que c'est le respect de l'euro qui est la clé de l'esclavage de la Grèce. Renoncer à l'euro, c'est perdre le rêve creux d'une Europe fédérale, mais reprendre les instruments de la souveraineté. Quel que soit le résultat du référendum, le choix s'est clarifié. Mendier après de la Troïka ou retrouver la voie d'un développement autonome.

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  7. Anonyme4 juillet 2015 11:05

    Et un autre clown pour le cirque !

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  8. Discours de Tsipras le 05/07 :
    https://oulaviesauvage.wordpress.com/2015/07/04/la-liberte-demande-de-la-vertu-et-de-laudace-alexis-tsipras-3-juillet-2015/

    Beau discours mais qui témoigne toujours de la même méconnaissance des enjeux et du rapport de forces. Ce mythe du "changer l'Europe" est de moins en moins crédible.

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    1. Mais Tsipras est à fond dedans...

      Tsipras est dans cette illusion jusqu'au cou.

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  9. L'argument de Sapir est grotesque, soit la Grèce retourne à la Drachme et ne compte plus sur les pays de l'Euro pour emprunter, soit elle accepte les exigences de ses créanciers de l'Euro.

    Mais proposer que la BC grecque fasse tout simplement de l'émission de faux Euros, c'est vraiment le meilleur moyen de faire passer les grecs pour des pieds nickelés et les ridiculiser pour des décennies. Les pauvres grecs n'ont pas besoin d'ennemis avec des amis comme Sapir, qui a pété un câble.

    Si la Grèce décide de sortir du système de créances de l'Euro, qu'elle le fasse dignement et n'ajoute pas du burlesque au dramatique de sa situation. Qu'elle démontre qu'elle peut ne pas empirer, voire améliorer, sa situation sociale en prenant un autre chemin, mais pas en voulant le beurre, l'argent du beurre et le postérieur de la crémière.

    Qu'elle envoie paitre ses créanciers, libre à elle de le décider, mais alors qu'elle coupe net le cordon ombilical et assume ses responsabilités.

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    1. Vous serait-il possible d'échanger avec cordialité, sans indiquer qu'untel est un clown, l'autre grotesque. La dérégulation de la civilité n'est-elle pas le meilleure moyen de rendre impossible le débat démocratique et républicain ? Non à l'hubris politique, non au néo-libéralisme appliqué aux règles de civilité.

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    2. si l'ECB ne fait pas son boulot the Banque centrale ( pretteur de dernier ressort ou support de resolution des banques, c'est a la banque de grece de le faire)

      Ils feraient mieux d'emettre des tax credits convertibles en euros (comme l'a fait Reagan en son temps), c'est authorise par le traite de Lisbone (mais pas par Maastrich)

      Les pieds nickeles sont actuellement du cote de la ECBUBA.

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    3. si l'ECB ne fait pas son boulot the Banque centrale ( pretteur de dernier ressort ou support de resolution des banques, c'est a la banque de grece de le faire)

      Ils feraient mieux d'emettre des tax credits convertibles en euros (comme l'a fait Reagan en son temps), c'est authorise par le traite de Lisbone (mais pas par Maastrich)

      Les pieds nickeles sont actuellement du cote de la ECBUBA.

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    4. Votre première phrase concernant l'argument de Sapir illustre votre méconnaissance de ses analyses qui se fondent aussi sur une répudiation de la dette illégale et illégitime. Ainsi la Grèce n'a plus de créanciers! Son budget est excédentaire! Le retour à une drachme dévaluée de l'ordre de 25% lui permet de retrouver une compétitivité perdue à cause d'une monnaie surévaluée d'autant plus que la Grèce n'est tributaire de ses échanges extérieurs de l'ordre de 25%, donc tous les produits grecs seront meilleurs marché au niveau national et international.

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  10. "La dérégulation de la civilité n'est-elle pas le meilleure moyen de rendre impossible le débat démocratique et républicain ?"

    Comme disait Audiard, les cons ça ose tout, Audiard était évidemment un épouvantable libéral, tout comme Lino Ventura.

    Tu nous emmerdes avec tes règles de civilité et tu peux te les carrer dans le fondamental.

    Tu passes ton temps à traiter à tort et à travers les gens d'infâmes libéraux et il faudrait rester poli avec toi ?

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    1. Tu n'est pas seulement un malotrus, tu es un pitoyable opportuniste.
      Tu ne fais que profiter de la tolérance, et même la gentillesse, de Laurent, même si je ne suis pas toujours d'accord avec lui.
      Les types comme toi pullulent sur le web mais dans n'importe quel autre blog ou forum tu n'aurais pas duré un jour.

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    2. Anonyme4 juillet 2015 12:55

      Tout d'abord je n'ai jamais parlé d'infâmes libéraux. Je critique l'idéologie libérale, les idées, par les personnes. Je note qu'une fois de plus vous faites usage de mots peu amènent, mais c'est vous que cela regarde.

      Vos posts ne démontrent-ils pas que le manque de mesure, l'esprit de la dérégulation, mène au conflit ? N'êtes-vous pas pris vous-même dans cette violence du libéralisme qui porte à la confrontation, à la concurrence sans limite, à l'effacement de toutes formes de frontières (politesse, civilité...) ?

      Vraiment, le libéralisme, la dérégulation, on le voit encore, produisent la fin de la cordialité et de l'échange bienveillant, et ce n'est ici qu'un exemple. Cette idéologie - je ne personnalise pas pour ma part vous pouvez encore le noter - distribue le malheur et la tristesse, en Grèce aujourd'hui le malheur de tout un peuple. Il est clair que le libéralisme traîne avec lui la douleur et les larmes et, à mon avis, il est aussi porteur de la guerre. Cette machine de guerre économique qu'est le libéralisme ne rapproche pas les individus et les peuples. Il suffit de se rappeler la manière avec laquelle les grecs ont été traités ces derniers mois (déclarations dans la presse par exemple).

      Je pense enfin que vous aussi vous subissez ce libéralisme et la violence qu'il porte. Vos mises en cause de nature personnelle traduisent-elles pas cet état de fait ? Qu'en pensez-vous ? Je souhaite vous dire en tout cas que si je suis en profond désaccord avec vous sur le sujet de l'UE, de l'euro, du libéralisme, j'ai par ailleurs le plus profond respect pour l'individu que vous êtes, pour votre personne.

      Je pense que vous finirez par prendre vos distances avec le libéralisme et tout le malheur que cette idéologie propage. Il nous faut vraiment sortir de l'UE et de l'euro pour sortir de la tristesse, et renouer avec la liberté et la démocratie. Pour ma part je ne doute pas que c'est là aussi votre souhait.

      Amicalement.

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  11. Si le gouvernement Tsipras n'a pas prévu de parade au blocus organisé par la BCE est il compétent pour rétablir une monnaie nationale ?
    C'était prévisible pourtant, il faut que les gauchistes arrêtent d'être naifs et descendent dans le monde réel ou c'est les rapports de force qui priment pas les arguments.

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    1. Tsipras est naïf, il espère que les eurocrates vont se remettre en question ; Tsipras veut éviter l'affrontement, c'est pour cela qu'il n'a pas riposté à l'exclusion de Target2.

      C'est l'intransigeance des eurocrates qui confère à Tsipras un air de résistant.

      Tsipras ne veut pas sortir de l'euro ; vous ne comprenez pas ?
      C'est pour ça qu'il n'a pas saisi la perche tendu par la fermeture du robinet ELA.
      Il ne répondra à aucune provocation ou agression caractérisée.

      Tsipras ne veut pas sortir de l'euro, et c'est pour cela qu'il n'a rien préparé non plus en cas de "grexit".

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  12. @ Laurent Herblay

    Quelques bémols, tout de même, à l' opportunité de ce référendum sans campagne électorale :

    http://www.marianne.net/elie-pense/referendum-grec-democratique-pas-100235133.html

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    1. Cet article est un véritable torchon !
      Faut être une sacrée pourriture pour commettre ça.

      Un seul exemple : la saloperie de manipulation qui consiste à faire croire que c'est une question de pauvres grecs profiteurs contre les autres pauvres slovénes !
      Alors que tout le truc est justement de mettre un terme aux efforts des très pauvres au bénéfice exclusifs des très riches de tous les pays d'Europe.

      Les eurocrates prêtent de l'argent à la Grèce... pour qu'elles remboursent les banques privées.
      Pas pour sauver les retraites grecques ou le niveau de vie de qui que ce soit en Grèce.

      Soit les Grecs se soumettent et on augmentent la dette public de l'U.E. pour sauver les banques privées.
      Soit les Grecs nous lâchent, et on augmentera la dette public pour sauver les intérêts privés.

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    2. P.S. : dans les années 80, les pays n'étaient pas encore dans la nasse, du coup les responsables mentaient face aux quelques personnes qui s'inquiétaient de la nature des traités ;

      les responsables n'hésitaient pas à dire que ça ne changerait rien ! que ça ne couterait rien en niveau de vie à personne...

      Et certains croient ou font mine de croire que les traités ne diminuent pas la souveraineté des Etats membres.

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    3. et oser parler de concession de la part des salauds de la troïka ; c'est de l'humour ?

      Tyrans qui n'ont justement jamais rien lâché !
      Qui on scrupuleusement refusé toutes pistes alternatives suggérées par Tsipras dés lors que ça taxait les riches (taxation des jeux en lignes, augmentation des impôts sur les porfits) !

      La troika a imposé non seulement les buts mais la manière !

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    4. Je vous aurais volontiers répliqué de façon précise, mais je me refuse à échanger avec les gens qui sont incapables de porter la contradiction sans injures.
      Allez vous faire soigner.

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    5. Ce commentaire a été supprimé par son auteur.

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    6. Monsieur Arié,

      Ce n'est pas une injure, c'est un constat : c'est l'auteur du torchon qui se montre être une sacrée pourriture.

      Vous êtes un affreux manipulateur ! simple constat.
      Votre article est de la saloperie pure.

      Vous auriez besoin de vous faire soigner pour oser étaler de telles horreurs.

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  13. Le feuilleton grec commence à sérieusement gonfler, une élection, une dissolution, un référendum menant à de nouvelles élections, ramenant Syriza comme premier parti, et c'est reparti pour de nouvelles négociations, re-référendum, re-élections...

    Euh... va falloir un jour arrêter les conneries du type "une journée sans fin" et le jour de la marmotte avec Tsipras en guest star.

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    1. Anonyme4 juillet 2015 13:28

      Oui, vous avez raison, l'UE a rendu les mécanismes démocratiques peu opérants. Il faut vraiment sortir de l'UE afin d'échapper à la remise en cause des mécanismes de la démocratie par des institutions dénuées d'une pleine et entière légitimité démocratique.

      Vous pensez pour votre part que la BCE et le FMI, et même la Commission, sont des institution de pleine démocratie ? L'UE et l'Euro sont vraiment un problème, il faut vraiment arrêter avec ces institutions. L'UE et l'Euro c'est vraiment la fabrication du malheur pour les peuples, je suis d'accord avec vous.

      Cordialement.

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  14. Comme prévu dans mon article ( mais ce n'était pas très difficile à prévoir...) la Bulgarie, pays le plus pauvre de l'UE, s'est érigé en porte-parole des Etats qui ne veulent pas faire de concessions à Athènes.

    http://tempsreel.nouvelobs.com/la-crise-grecque/20150704.OBS2088/grece-l-exasperation-des-voisins-bulgares.html

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    1. Mais personne ne leur demande de faire des concessions à Athénes !

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    2. Personne ne leur demande de faire des concessions à Athénes !
      Et surtout quoi qu'il arrive, les pays riches et les pays pauvres de l'U.E. ne feront aucune concession aux Grecs.

      Si on parvient à faire desserrer l'étau pour les Grecs, cela obligera à desserrer l'étau pour les autres nations de la zone euro.

      Ce sont les nantis qui devront lâcher un peu de monopolisation des gains et du partage des pertes !

      Les manipulateurs arrivent à faire croire que ce sont les pauvres contre les pauvres, alors qu'il s'agit d'arrêter de construire une europe qui ne sert que les riches.

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    3. @ Elie Arié.

      Le fait que l'attitude de la Bulgarie n'ait rien de "surprenant" démontre qu'il n'y a aucune solidarité dans l'UE et que chaque pays, notamment de l'est, vient chercher dans cette "union" des avantages sonnants et trébuchants. Que devrions-nous faire, nous qui versons près de 21 Mds d'euros et en recevons près de 13 Mds ?
      Les questions posées en Grèce ne trouvent aucune réponse dans la politique de l'UE qui se limite à matraquer les plus faibles. La situation aurait été bien différente si la construction de l'UE avait commencé par la mise en place de mesures, de règles, de politiques convergentes au fur et à mesure de l'avancement des travaux au lieu de la précéder quitte à exercer des contraintes brutales, violentes pour que tous les pays entrent dans le même moule. Essayez de faire la même chose avec des groupes humains et imaginez les résultats.

      DemOs

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    4. @ Demos,

      les eurocrates ont bien compris qu'ils n'obtiendraient aucun sacrifice de la part des pauvres... si on avait expliqué clairement à quoi on s'exposait en adhérant à l'euro !

      Il fallait d'abord mettre en place la nasse et ensuite, on pouvait tomber le masque.
      Et encore à moitié, on accuse les Grecs de tous le maux... alors que ceux qui font capoter les négociations, ce sont les fanatiques eurocrates.

      On fait en sorte de monter les classes pauvres les unes contre les autres entre pays membres...
      De la même manière qu'à l'intérieur d'un même pays on monte les catégories sociales les unes contre les autres en parlant de caste trop privilégiées... de professions trop protégées.

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  15. Anonyme4 juillet 2015 13:31

    Le problème n'est pas le libéralisme puisque personne ne le pratique, mais le capitalisme de connivence des oligarchies élues, prétendument représentatives, alors qu'elles ne font que faire fructifier leur carnet d'adresse politique.

    Où est le libéralisme quand l'état français place ses énarques incapables à la tête de grosses entreprises ?

    Où est le libéralisme quand les politocards grecs ont acheté leurs électeurs à coups de dettes insoutenables et ont perçu des pots de vin dans des marchés d'armement ?

    Où est le libéralisme quand les boites françaises sont gérées par des tocards incompétents et à la mentalité mafieuse ?

    Je ne suis pas né de la dernière pluie, j'ai pas mal navigué et c'est pas toi qui va m'apprendre la vie avec tes petit sermons de cureton bêlant.

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    1. Certes, de nos jours c'est le triomphe de l'ultra-capitalisme qui se prétends libéralisme.

      Cela dit, un libéralisme réel donnerait-il d'autres résultat ? ça reste à voir.

      Vu votre refus de reconnaître que la dette grecque est insoutenable en grande parti parce que les intérêts sont trop élevés, et surtout parce que les pays de l'U.E. ont sauvé les banques en transformant de la dette privée en dette public ; cela ne laisse pas penser du bien du libéralisme véritable.

      Si vous ne reconnaissez pas que la crise bancaire a donné une crise des dettes souveraines parce que les Etats ont repris à leur compte les actifs toxiques et les dettes privées.

      C'est qu'il n'y a rien de positif à espérer des libéralismes (oui, il y a différents courants idéologiques libéraux).

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    2. @Anonyme4 juillet 2015 17:27

      Je pense que le problème est bien le libéralisme, étant entendu que systématiquement il est opposé ce fameux libéralisme chimiquement pur qui n'a jamais existé, et qui n'est pas sans rappeler le communisme chimiquement pour sans cesse vendu et jamais croisé dans le réel. Je vous renvoie aux analyses de Michéa sur ce point. Le libéralisme dont vous parlez n'existe pas. Ce que nous avons sous les yeux, c'est le libéralisme réel, l'UE, l'Euro. De cela il faut sortir, afin de retrouver la liberté. Les faits sont têtus.

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    3. Anonyme 4 juillet 2015 17:27

      Entre nous, on se fout des étiquettes d'autant qu'on sait très bien ce que valent les mots aujourd'hui (cf. Orwell).
      Dans l'UE, nous sommes face à un pouvoir tyrannique cupide et cynique au service de la finance qui détruit les Etats, les sociétés et les individus en aspirant les richesses au profit des privilégiés.

      DemOs

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    4. @Demos,

      Le temps n'est pas aux ratiocinations, mais au rassemblement. Il y a deux ou trois sujets, ceux qui fondent ce qu'est ce pays, qui comptent ; le reste rejoint cette politique à la semaine qui intéresse les ambitieux de tous bords, soit du même. En 2017 il va falloir quitter les grilles de lectures obligatoires distillées à l'envi par la presse subventionnée et autorisée. De solution, il n'y en a qu'une, c'est le large rassemblement des patriotes. Si vous voyez une autre ligne, rationnelle et efficace, indiquez-moi. Le choix est simple, les chiffres clairs. Ce sera ou l'UMPS ou qui vous savez. CNR ou UE !

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  16. Anonyme4 juillet 2015 13:31

    Faudra m'expliquer en quoi la fraude du cadastre toujours en vigueur malgré Tsipras, les fausses écoles en Grèce pour toucher des subventions européennes sont la faute du libéralisme ?

    Pourquoi des pays moins riches que la Grèce devraient encore payer pour un pays où la fraude est le sport national qui a amené la Grèce là où elle en est ?

    Où sont les réformes de Tsipras sur ces sujets ?

    L'austérité en Grèce a largement épargné les fraudeurs protégés par des partis nationalistes comme Anel, voilà pourquoi ce sont les grecs du bas qui payent les pots cassés.

    Si Tsipras avait avancé sur ces sujets, il aurait convaincu pour obtenir plus, mais il n'a rien fait, que du vent.

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    1. Ce sont les fanatiques eurocrates qui ont constamment refusé que Tsipras fassent payer les riches !

      C'est la fumeuse troïka qui maintient que l'on doit écraser encore davantage les petites retraites et stopper les subventions sur le carburant des agriculteurs !

      Mais hors de questions de taxer un peu plus les profits, ou de taxer les jeux en ligne comme le proposait Syriza, au prétexte selon les eurocrates que ça tuerait la croissance !

      Et arrêter avec ce mensonge que les pauvres de l'U.E. payeraient pour la Grèce...
      Nous, les plus ou moins pauvres allons payer pour les riches de toute l 'U.E.

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    2. Il y avait un très bon moyen de ne pas se trouver face au dilemme grec actuel : ne pas le faire entrer dans l'UE. Or, les crapules de Goldman Sachs ont maquillé ses comptes avec le pouvoir grec de droite pour le faire sans que la Firme ne soit le moins du monde inquiété par la justice. Aujourd'hui, les cons crachent sur les Grecs et applaudissent la finance malhonnête. Pas sûr que ça continue longtemps, le vent pourrait tourner.

      DemOs

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  17. Abd_Salam4 juillet 2015 18:00

    L'UE a demandé une baisse des dépenses militaires et un cadastre, aucune réponse côté Tsipras.

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    1. Ça y est !
      Une réponse-écran...

      Vous devriez déjà répondre à mes objections avant de vouloir porter une objection.

      Mais je réponds quand même : Syriza est d'accord pour que la baisse des dépenses militaires soit de 400 millions € au lieu de 250 millions d'euros de baisse.

      Cela dit, Tsipras est d'accord pour renoncer à tout -ne plus protéger les minuscules retraites, par ex-, à condition que l'U.E. accepte de débattre de la soutenabilité de la dette.

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    2. Tsipras réclame un accord global sur les dettes grecques depuis le 20 février, aucune réponse côté UE

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  18. Il faut arrêter avec la Grèce, ce pays n'avait rien à faire dans l'Euro.

    Malgré un hair cut massif sur les créanciers privés, les incompétences conjuguées des gouvernements grecs avec celles de la Troïka ont relancé la dette grecque sur des sommets.

    La Grèce n'a plus que la solution politique de se séparer du système Euro et de montrer ses aptitudes à se gérer elle même. Elle veut son indépendance, alors qu'elle prouve qu'elle en est capable.

    Si la Grèce parvient à éviter le naufrage complet en sortant de l'Euro, j'applaudirai sincèrement des 2 mains car elle aura démontré que c'est possible. Qu'elle fasse la preuve de son courage et arrête de mendier sans fin. Si elle échoue, au moins elle aura tenté...

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    1. Le problème c'est qu'il n'y a pas que la Grèce à n'avoir rien à faire dans l'euro mais aussi le Portugal, l'Espagne, l'Italie et même la France, à des degrés divers. Ce qui fait tout de même pas mal de monde et en fait cela pose le problème de l'euro quant à sa conception.

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  19. "Qu'elle prouve qu'elle en est capable .... et arrête de mendier sans fin."
    Monsieur est un comique qui fait dans la nuance. Depuis combien de siècle la Grèce existe-t-elle ? Depuis combien de temps est-elle dans l'UE ? Par quel mystère le remboursement d'une dette illégale devient-il un acte de mendicité?
    Tu ferais mieux de nous expliquer comment on appelle les politicards manipulateurs qui font prendre en charge les titres de créance détenus par les banques, qui ne seront jamais remboursés par la Grèce, par les citoyens qui les ont élus ? Des voyous, des crapules, des escrocs ?

    DemOs

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  20. "Par quel mystère le remboursement d'une dette illégale devient-il un acte de mendicité? "

    Quand tu signes un contrat pour t'endetter, c'est illégal ?

    Et quand tu ne respectes pas le contrat c'est légal ?

    Tu es dans le monde d'Orwell, pauvre gars.

    Si la Grèce estimait qu'il ne faut pas trop s'endetter, que n'a t elle attendu pour ne pas le faire depuis des décennies. Elle a fait l'inverse et a dilapidé ses créances en vain.

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    1. Quand on signe un contrat il y a 2 personnes en tant que parties prenantes, en l'occurrence le créancier et le débiteur. Si le premier ne s'assure pas de la solvabilité de ce dernier il aura commis une erreur manifeste d'appréciation qui le rend responsable de sa situation, et je dirais même qu'il ne mérite pas d'être remboursé.

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    2. @ Anonyme 4 juillet 2015 23:12

      Hi, hi, hi .... Renseigne-toi au lieu de lancer des anathèmes, petit !

      DemOs

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  21. @ Anonyme

    On verra bien. Les entreprises ne sont peut-être pas très enthousiastes car elles savent que la troïka les protègera plus (cf réponses du Fmi la semaine dernière aux propositions de Tsipras). Et on ne pourra juger définitivement Tsipras que quand il aura signé quelque chose.

    Cette déclaration semble plus politique qu’économique. Je préfère les études sérieuses de cas passés, qui me semblent davantage révéler. En outre, on ne connaît pas les intérêts de ces économistes.

    Le néolibéralisme amène une compétition déloyale avec des pays aux salaires encore bien plus bas.

    L’austérité a épargné les fraudeurs protégés par les partis comme ANEL ? Quel culot de dire de telles faussetés ! Ce sont le PASOK et ND qui ont été au pouvoir jusqu’en janvier 2015 et qui sont donc responsables de ces failles, en aucun cas ANEL, arrivé au pouvoir seulement en début d’année.

    Les créanciers ont une responsabilité dans l’endettement de la Grèce, surtout quand la zone euro prête à la Grèce, qui ne peut plus se financer sur les marchés, pour sauver ses banques de pertes bien plus importantes en montant des plans totalement irréalistes et dénoncés par bien des commentateurs.

    @ Saul

    Merci pour toutes ces précisions

    @ Abd_Salam

    Merci pour le lien. En revanche, pas besoin d’insulter Elie Arié, qui débat de manière posée et calme. Ne sortons pas la hache de guerre, même quand on n’est pas d’accord

    @ BA

    Merci pour le lien. Effarant

    @ Cording

    Bien d’accord

    @ J Halpern

    Très juste. Merci

    @ TeoNeo

    A moins qu’il retourne cela en sa faveur. Mais je conserve des doutes forts

    @ Elie Arié

    Oui, il n’y a pas de campagne très longue, mais cela fait cinq mois que l’on ne parle que de cela, ce qui a permis aux Grecs de se faire une opinion et une campagne longue est délicate dans ce cadre, donc le choix de Tsipras, ici, me semble le bond.

    Il n’est pas surprenant que les Bulgares prennent une telle position, mais on peut penser que cela reflète bien davantage un vice de forme de l’UE.

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    1. Monsieur Herblay,

      je n'ai insulté personne.

      Je me contente de décrire une situation, c'est arié qui fait le choix d'aller beaucoup trop loin dans l'ignominie.
      Ses manipulations pour tordre les objections sont sophistiquées, mais c'est d'une pourriture sans nom !

      arié vient manipuler et déverser des tombereaux de merde calmement, mais il ne vient pas débattre.

      Monsieur Herblay ne vous rabaissez donc pas, svp

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    2. Vous devriez essayer ça:

      http://tinyurl.com/prhdegh

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    3. arié,
      vous deviez essayer de me laisser tranquille, sombre individu.

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  22. "en aucun cas ANEL, arrivé au pouvoir seulement en début d’année."

    En 6 mois, il a bloqué toute réforme qui aurait permis à Tsipras d'obtenir bien plus de la Troika. Anel est un parti bourgeois-souverainiste qui ne se soucie que de maintenir le status quo grec qui a fait plonger la Grèce.

    Les souverainistes grecs et français sont la plaie des grecs qui souhaitent montrer qu'ils peuvent gérer leur pays, hors ou dedans l'Euro.

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  23. ARIE
    pour que tu me reconnaisses, je suis STANISLAS

    ta démonstration est un peu limite et se retourne aisément pour plusieurs raisons :

    1° les pays les plus pauvres dont le coût de l'heure est entre 5 et 10 €, ne peuvent que remarquer que la plupart des citoyens des autres pays sont des nantis, que ce soit du point de vue salarial que des prestations sociales...il ne peuvent donc soutenir qui que ce soit dans une démarche d'amélioration du cadre de vie..

    Pour être tout à fait complet sur le sujet, il faut toutefois préciser qu'ils reçoivent bien plus de l'Europe qu'ils n'y contribuent, il est difficile de cracher dans la soupe européenne qui apporte financements nets et travail de délocalisation des pays de l'ouest ......l'élargissement a bien été créé pour que les multinationales, dont le siège UE est à bruxelles puissent bénéficier de l'optimisation fiscale et sociale globale grâce à la consolidation comptable...(et ce n'est pas un autre sujet)..


    2° l'argument de la question trop complexe pour être comprise est la plus facile, mais il y a un fond de vrai, les citoyens ne peuvent comprendre les traités européens ni toutes ces choses concernant l'UE..

    ils ne sont pas les seuls, lire un traité, depuis celui de Maastricht est bien à la seule portée des spécialistes de haute volée tellement ils sont complexes. C'est tellement complexe que les crânes d'œufs, de l'UE, de la BCE ne cessent eux mêmes de les bafouer, de les contourner opportunément quand ça les arrange (les exemples abondent depuis la crise de 2007)...

    la question de la complexité de réponse par vote démocratique a été résolue en France par sarko en 2008, qui a pensé un peu comme toi, en se disant que ces cons de français qui avaient voté non , en majorité au traité européen en vigueur en 2005, ne savaient pas ce qu'ils faisaient.....et ce n'était pas le premier pays qui remettait en cause un vote négatif pour l'Europe.

    LA démocratie s'est donc déjà fait écrasée la gueule par les dingues tout puissants et non élus de bruxelles....

    3° il n'y a pas besoin d'être un spécialiste en droit pour comprendre un traité européen dans la vraie vie grecque. Pour nombre des citoyens de ce pays, il est clair qu'il leur suffit de regarder ce qu'ils peuvent mettre dans leur assiette de tous les jours, de regarder leurs voisins, leurs malades, leurs chômeurs pour comprendre le cinéma européen..

    4° après s'être fait niquer depuis des années par leurs propres gouvernements, il me semble que le peuple grec puisse décider de son futur sort, même en une semaine, et parce qu'ils en ont l'opportunité avec un gouvernement combattif qui dit stop aux résolutions de problèmes acadabrantesques de la troïka (qui a d'ailleurs reconnu depuis deux ou trois que les solutions mises en oeuvre enfonçaient le pays..


    les grecs ont peur de quitter l'euro et l'Europe et c'est légitime quand la caisse de résonnance médiatique sort les amplis et les micros, les médias aux mains des trusts, les mêmes experts qui se sont tromper depuis des années pour expliquer qu'il faut aller plus loin dans leurs erreurs de diagnostic

    Si ce n'était pas très triste, tout cela mériterait un immense éclat de rire devant le foutage de gueule généralisé;.

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    1. +1. Court et clair, rien à ajouter.

      DemOs

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    2. Ce commentaire a été supprimé par son auteur.

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    3. @ stanislas

      1- Il appartient aux politiques d'expliquer à l'opinion publique quelles seront (d'après eux) les conséquences d'un traité, toujours très complexe, et pourquoi ils sont pour ou contre; la ratification d'un traité est toujours un choix politique avant d'être un choix technique, c'est la mise en œuvre technique d'un choix politique. Mais cela suppose une campagne électorale de plus d'une semaine ! Si j''ai voté NON aussi bien à Maastricht qu'au TCE, c'est après avoir longuement écouté les explications des partisans du OUI comme celles du partisans du NON.

      2- Dans l'état d'intrication des économies euro^péennes, aucun pays ne peut s'en sortir tout seul, pas plus la Grèce que les autres (tu noteras que Piketty est contre un Grexit); c'est toute l'organisation de l' UE qui est à revoir (et pas seulement le principe de l'euro) compte tenu de ses résultats : la seule région du monde ayant une croissance si faible.( ce sera l'objet de mon prochain article...)

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    4. Il faut reprendre l'ensemble de l'opinion de Piketty :

      il veut d'un euro dans une Europe solidaire... et donc pas de Grexit.

      Et surtout, Piketty est largement intoxiqué par la propagande : nation = nationalisme.
      Mais tout en réclament une nation européenne ; parce que le risque de nationalisme n'existerait pas là ?

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  24. ARIE

    je te rappelle que j'ai démarré par " ta démonstration est un peu limite ..."

    autant ton point 1 peut s'entendre, autant le deux relève d'un préconçu de l'époque que rien ne vérifie puisque des dizaines de pays sont totalement indépendants et souverains sans que cela pose un quelconque problème, y compris au sein de la zone...


    point 1 : sur le plan politique et/ou technique, c'est vrai qu'un recours à un vote nécessite plus de temps.......en temps normal et avec un gouvernement traine savate, consentant, et démissionnaire de ses responsabilités face à son peuple.....

    en grèce, il s'agit de toute autre chose et surtout de sauvegarde des intérêts de l'état et de ses citoyens sous un gouvernement responsable, qui a lutté pour faire savoir que la structure budgétaire de l'état grec est en bon état, et qu'il est temps d'établir un moratoire sur la dette...

    les bourrins de l'UE ne l'entendent même plus ; dans leur toute puissance à vouloir descendre un gouvernement qu'ils jugent illégitime, ils préfèrent voir crever matériellement tout un peuple plutôt que de consentir une négociation à minima parfaitement réaliste.

    le gouvernement grec est arrivé au bout de sa lutte face à ce qui ressemble étrangement à un nouveau type de fachisme d'ordre libéral financier de l'UE et des allemands.., il me semble légitime dès lors que ce gouvernement demande en toute dernière extrémité si les citoyens grecs les soutiennent jusqu'au bout, ou s'ils acceptent la soumission complète au système qui continuera à les broyer..

    pas besoin de plus d'une semaine pour ça......je dirai même qu'avec l'asymétrie extraordinaire de l'information créée par la puissance des médias aux ordres du dogme, la semaine était préférable.

    Je trouve que le 1er ministre grec a été plutôt bon sur ce coup là et les conards de bruxelles enragent devant l'outrecuidance du garçon...

    j'imagine les remises en question possible si un gouvernement ayant des couilles identiques en France avait fait ce boulot..(pays de 65 millions d'habitants, deuxième pays de la zone en importance..et 6 ou 7 eme dans le monde.) ....bref..

    Reste à savoir si la masse critique de souffrance est atteinte là bas en grèce pour qu'un NON soit vainqueur.


    point 2 : je suis d'accord avec toi que l'organisation de l'UE soit entièrement à revoir, mais ça s'arrête là.
    Je ne vois pas pourquoi un pays ne pourrait pas garder ses outils de souveraineté tout en établissant des contrats de relations bilatérales pour commercer avec d'autres états à travers le monde.

    La seule complication vient de l'extra territorialité des firmes géantes qui essaiment des filiales un peu partout pour optimiser leurs bénéfices. Mais A ce niveau là, que tu sois indépendant ou faisant partie d'une zone, le problème est le même..
    C'est d'ailleurs le vice de la zone euro dont tout le monde croit qu'elle nous rend fort, alors qu'elle épuise les grands pays comme la France, l'Espagne et l'italie par son incapacité à régler la concurrence sociale et fiscale dont les firmes profitent un maximum d'ailleurs.....pour le plus grand bénéfice du Luxembourg, pays de 1.5 million d'habitant qui est le paradis fiscal de l'Europe ...

    l'UE est un siège social décomplexé des multinationales de la zone, dont le but est d'organiser et de faciliter le transfert des capitaux et des hommes pour optimiser les coûts ....uniquement les coûts....au détriment des populations. Il est temps d'arrêter ce circus et de renvoyer les crânes d'œufs dans les services des multinationales qui se feront un plaisir d'accueillir leurs carnets d'adresse..

    je pense que le problème grec, deviendra le nôtre à l'horizon de deux ou trois ans maximum

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    1. Oui, le problème est déjà le nôtre et il faut, non seulement bazarder l'euro, mais également l'UE. Il suffit de se renseigner sur le traité transatlantique dont les négociations sont menées dans le plus grand secret pour dire "stop" à l'UE. Une union dirigée par des types aussi incompétents et lâches qu'autoritaires et méprisants.

      DemOs

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  25. @ Abd_Salam

    Premier commentaire, le 4 à 13h25 : torchon, pourriture, saloperie… Si ce ne sont pas des insultes, ça ? Je pense que c’est vous qui vous rabaissez un peu ici. Nous défendons mieux nos idées en gardant notre calme et en laissant le camp adverse s’énerver. Ce sont toujours ceux qui s’énervent qui finissent par être discrédités.

    @ Anonyme 23h53

    Pris la main dans le pot de confiture, vous continuez à raconter n’importe quoi.

    @ Anonyme 6h23

    Un grand merci de répondre de manière calme et posée.

    @ Elie Arié,

    1- La campagne n’est courte qu’en apparence. Il s’agit du prolongement de celle de la fin d’année dernière et on peut considérer que les débats précédents la décision du référendum (probablement très forts) en faisait également partie. Ce n’est pas comme si on était parti de zéro au moment du référendum.

    2- Ici, j’ai un raisonnement inverse. L’UE est devenue une ancre qui coule nos pays. Et l’intrication ne signifie pas du tout qu’un pays ne peut pas tracer son chemin seul. La Malaisie l’a montré dans la crise asiatique des années 1990, comme l’a montré Stiglitz dans son livre la grande désillusion, ne suivant pas les plans du FMI. L’Argentine a également choisi de tracer son chemin seule, avec de vraies limites, que j’ai soulignées, mais aussi d’immenses progrès pour la population rapidement. Bien d’accord sur le fait qu’il faut revoir l’organisation de l’Europe.

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    1. @ Laurent Herblay,

      Il n'y a pas d'autres termes pour décrire le fait : un vrai torchon !

      Il ne faut pas abattre le messager... quand le message est horrible.
      C'est l'horreur qui est horrible... pas le fait d'employer les mots qui décrivent cette horreur.

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    2. Pas besoin de parler de saloperie ou de pourriture. Je pense qu'en employant ce genre de terme, vous ne combattez pas efficacement ces arguments, aussi injustes soient-ils.

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