lundi 31 août 2026

Croissance, déficit, chômage : le fiasco du bloc central

Un PIB qui recule sur les 6 premiers mois de l’année, des taux au plus haut depuis près de 20 ans, un chômage de masse qui repart à la hausse : le bilan économique du macronisme est un désastre complet, que l’éventuelle ouverture d’un parc d’attraction ne saurait minorer. Il est incroyable que les candidats macronistes osent encore se présenter comme les candidats du sérieux, alors même que ce qu’ils proposent est dans la droite ligne des politiques passées qui ont échouées

 


L’impasse de la politique de l’offre

 

Et dire que certains journalistes questionnent encore le sérieux économique des propositions de Marine Le Pen ou Jean-Luc Mélenchon. Pourtant, s’il est des candidats dont le sérieux devrait être remis en cause, c’est bien tous ceux qui ont été aux manettes depuis 20 ans, mettant en place des politiques de l’offre qui sont à l’origine d’un des plus grands fiascos économiques de notre histoire économique. Nicolas Sarkozy avait convoqué Jacques Attali pour se donner une doctrine économique qui allait plus loin que le slogan « travailler plus pour gagner plus ». François Hollande avait eu recours à Louis Gallois pour trancher les ambiguïtés de sa campagne, et pencher dans le sens de son conseiller Emmanuel Macron, rapporteur de la commission Attali. Une politique unit LR, PS et Macron : la politique de l’offre.

 

Et après 20 ans d’accélération progressive, qui a culminé avec le très antisocial mandat de François Hollande et le premier mandat de son conseiller devenu président, le moins que l’on puisse dire, c’est que le bilan est absolument calamiteux. Ils nous vendaient une politique qui favoriserait la croissance, la responsabilité et le sérieux budgétaire, et un retour au plein emploi. Le bilan dessiné par les dernières semaines est proprement calamiteux. La politique de l’offre coûte un pognon de dingue, j’y reviendrai, et a creusé les déficits faute d’avoir eu le moindre impact sur notre commerce extérieur. Résultat, tous les objectifs de réduction des déficits ne sont pas tenus, et il est assez hallucinant de voir ceux qui avaient promis, et n’ont pas tenu hier, ressortir les mêmes promesses aux Français, avec les mêmes recettes

 

Résultat, notre dette publique n’a jamais coûté aussi cher depuis près de vingt ans, ce qui représente une bombe à retardement pour nos finances publiques, avec une maturité moyenne à huit ans. C’est d’autant plus vrai que les banques centrales revendent une partie des bons du Trésor qu’elles avaient achetés, point que Jean-Luc Mélenchon aurait été bien plus avisé d’avancer plutôt que de proposer de les brûler… Et malgré des déficits importants, notre PIB recule, de 0,2% au premier semestre, signe du profond dysfonctionnement de l’économie qu’Emmanuel Macron dirige depuis quatorze trop longues années. Pour couronner le tout, le chômage remonte vivement, bien au-dessus encore des statistiques bidons officiels, qui le sous-estiment de 4 ou 5 points. Le vrai taux de chômage est proche de 13%.

 

Le panorama de ce début de campagne présidentielle est d’autant plus hallucinant avec la course dérisoire entre Philippe le boutiquier prudent juppéiste, dont l’une des premières annonces économiques fortes est un énième recul des droits des chômeurs, sans que les précédents aient démontré grand chose. Attal, l’arrogant trop vite arrivé se brûle de plus en plus ses petites ailes de jeune coq, derrière Mélenchon, et menacé par l’insipide Glucksmann, pulvérisé au second tour par Marine Le Pen. Au regard du bilan des politiques menées depuis 2007, la campagne devrait être éprouvante pour ceux qui sont comptables de ce désastre économique aux conséquences si lourdes pour les Français, entre appauvrissement, chômage de masse ou déconstruction des services publics. Ils méritent les poubelles de l’histoire.

 

Le pire est que cet échec était prévisible : dans une UE ouverte à tous les vents mauvais de la globalisation, infligeant à notre pays une concurrence interne redoutable, tant salariale que fiscale, la réduction de quelques pourcents du prix du travail était forcément dérisoire quand certains pays offrent des prix inférieurs de moitié. Pire, au sein de l’UE, nos dirigeants protègent protègent le moins : 20% des appels d’offre publics sont fléchés vers les entreprises nationales en France, contre 60% en Italie ou en Allemagne…

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