Le progrès
technologique, c’est fantastique, quand il fait reculer la pauvreté, la faim,
permet de traiter les maladies, ou améliore notre bien être. Mais parfois, il
peut avoir un autre visage. La quête du profit a aussi produit les cigarettes
ou la vache folle. Aujourd’hui, le
progrès peut menacer notre vie privée.
Un
progrès aux deux visages
C’est
The Economist qui a consacré sa une à
ce sujet, prenant appui sur le développement des caméras, et du fait
qu’elles parviennent aujourd’hui à identifier les personnes. Ici,
l’hebdomadaire juge que « davantage
de garanties pour la vie privée vont être nécessaires ». Que l’avocat
permanent de la liberté en appelle de facto à plus de règles étatiques montre
bien que le sujet est d’importance. Il faut reconnaître que souvent, ces
innovations sont bien intentionnées. Les
mouchards dans les voitures pourraient permettre d’identifier les
responsabilités de chacun mais aussi d’améliorer la sécurité.

La
vidéosurveillance, permise par les nouvelles technologies de l’information, est
un moyen de lutter contre les criminels ou les délinquants. Et cela est bienvenu.
Cependant, tout ceci pourrait changer de dimension avec l’arrivée d’une
nouvelle génération de caméras, directement incrustées dans les lunettes, une
idée testée par Google aujourd’hui. D’un côté, le fait d’avoir une caméra
connectée pourrait assurer une plus grande sécurité. The
Economist évoque aussi le côté pratique de
pouvoir se refaire le film de la journée pour retrouver une information.
Mais ces progrès technologiques ont aussi permis de nouvelles formes de
harcèlement à l’école, potentiellement encore plus traumatisantes.
L’éthique,
ce grand oublié de la politique