En juillet, le
nombre de migrants recensés aux frontières européennes a pour la première fois
dépassé le cap des 100 000 en un mois (340 000 depuis janvier). Et en août,
pas
mois de 20 000 sont arrivés sur les seules côtes Grecques en une seule semaine.
Une conséquence directe de Schengen.
La
logique du maillon le plus faible
Sur le mois
de juillet, sur
les 107 500 migrants recensés, plus
de 50 000 sont arrivés en Grèce par la mer. Même si l’origine des migrants,
mais aussi la position géographique de la Grèce expliquent la
concentration de près de 50% des flux de migrants illégaux dans ce pays, on
peut aussi y voir la conséquence directe de Schengen. En effet, dans un espace
européen où il n’y a plus le moindre contrôle aux frontières, plus
besoin pour les migrants illégaux d’arriver dans le pays où ils souhaitent
résider. Il suffit de choisir le plus simple d’accès, celui où il y a
potentiellement le plus de chances de passer à travers les mailles du filet
pour pouvoir ensuite voyager assez simplement dans toute l’Europe.
Car il est
évident que s’il y avait toujours des contrôles sérieux aux frontières de
chacun des pays de l’UE, alors, autant
de migrants illégaux ne viendraient pas spécifiquement en Grèce, sachant
que ce pays seul ne pourrait pas en accueillir autant. La suppression des
contrôles aux frontières à l’intérieur de l’UE a un rôle direct dans
l’accélération des flux de migrants illégaux dans les pays de la Méditerranée
car chaque
pays de l’espace Schengen est un peu une porte d’entrée sur tous les pays de
l’espace… Ce traité est un immense appel d’air pour les habitants des pays
environnants et porte donc une part de responsabilité dans tous les
drames des dernières années à Lampedusa ou ailleurs.
Il faut
mettre fin à Schengen



