Affichage des articles dont le libellé est sondages. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est sondages. Afficher tous les articles

mardi 4 avril 2017

Macron, sondages, présidentielles 2017 : de qui se moque-t-on ? (billet invité)

Billet invité de l’œil de Brutus

En illustration : sondage Odoxa réalisé pour l’Express, révélé le mardi 25 Novembre 2016

Il y a quelques mois de cela, je réalisais une mise en perspective des sondages[i] et des résultats effectifs dans le cadre des élections présidentielles autrichiennes (lire Elections autrichiennes, sondages et perspectives 2017). Le constat était déjà on ne peut plus évident : les candidats des partis dits traditionnels (en Autriche : les Verts, les conservateurs et les sociaux-démocrates) sont très largement surestimés dans les sondages (leurs résultats électoraux sont pour tous presque deux fois inférieurs aux sondages, y compris les sondages réalisés à la veille du vote).

mardi 31 janvier 2017

Arrogances sondagières (billet invité)

Billet invité de l’œil de Brutus

Tout esprit critique se doit de confronter ses idées avec des lectures a priori discordantes de sa propre pensée. C’est ainsi qu’il m’arrive de temps à autres de feuilleter des magazines proches de la doxa néolibérale tels que Challenges. Une lecture qui, parfois, vaut le détour !


mercredi 28 octobre 2015

La très discrète remontée de Hollande dans les sondages

Bien sûr, alors que François Hollande pointe à la troisième position des sondages pour le premier tour de l’élection présidentielle, ceci peut sembler incroyable. Pourtant, pour qui prend le recul et prend la peine d’étudier une année de sondages, on y décèle une évolution surprenante.



Une avalanche de sondages à sens unique ?


Et si on remonte encore plus loin, en septembre 2014, Marine Le Pen était donnée entre 28 et 30%, contre 24 à 25% pour les candidats possibles de l’UMP, Nicolas Sarkozy et Alain Juppé, François Hollande étant seulement à 16 ou 17%, la présidente du FN étant même donnée gagnante contre le président sortant, par 54% des voix ! De manière amusante, un an après, le Figaro publiait un même sondage en oubliant de noter le grain de trois points du président de la République. Bref, on peut voir dans ces résultats la persistance d’une perspective d’élimination dès le premier tour pour Hollande, ce qui semble logique avec son bilan et l’image assez désastreuse qu’il a auprès de la grande majorité des Français.

Quelques tendances souterraines

mercredi 14 octobre 2015

Que penser des sondages du Front National ?

Deux sondages publiés ces derniers jours peuvent donner l’impression que la marche en avant du FN serait décidemment irrésisible, entre les 28% prévus aux régionales et le fait que 31% de la population serait prête à voter pour Marine Le Pen aux présidentielles de 2017. Qu’en penser ?



Plafond de verre brisé ?

Bien sûr, on pourra toujours objecter qu’il ne s’agit que de sondages et que ce sont seulement les élections qui permettent de juger de l’audience des partis politiques. Au premier abord, les 28% des sondages pour les élections régionales sont bien nouveau progrès pour le parti de la famille Le Pen puisqu’il avait obtenu 25% aux élections européennes de 2014 ainsi qu’aux départementales de 2015. Mais il faut néanmoins rappeler que ce score de 28% dans des sondages n’est pas une nouveauté puisque pour ces élections précédentes, le FN avait déjà été crédité d’un tel niveau. Plus marquant, il n’obtient que la seconde place, derrière la liste de la droite et du centre, à 31%, et devant celle du PS, à 23%. Finalement, ce qui frappe, c’est la concentration des intentions de vote sur les trois premiers partis.

Peux-être plus spectaculaire, le sondage du Journal du Dimanche qui indique que 31% des Français se disent prêts à voter pour Marine Le Pen en 2017. Le fait de passer le cap des 30% peut donner l’illusion que la marche en avant est irrésistible, mais il s’agit d’un artifice sondagier car la question n’est pas comparable à celle, classique, des intentions de vote. Et pour qui va au-delà des seuls titres, on note deux chiffres qui nuancent grandement les effets d’annonce. D’abord, en 2011, 27% des Français indiquaient être prêts à voter Marine Le Pen en 2012, ce qui s’est traduit par un score à la présidentielle de 18,9%. Un progrès de quatre points est significatif mais pas extraordinaire au regard des élections précédentes. Plus intéressant encore, 58% des Français excluent « certainement » de voter pour elle.

Ou plafond de verre solide ?

mardi 9 septembre 2014

25 % des jeunes français favorables à l’Etat islamique en Irak et au Levant : manipulation sondagière et excitation des peurs ? (billet invité)


Billet invité de l’œil de Brutus

C’est un sondage, réalisé au profit de médias russes, qui a été abondamment relayé par les médias (exemple parmi d’autres : l’Express) : 15% des Français, et 25% des jeunes Français, auraient une opinion favorable de l’Etat islamique en Irak et au Levant. Précisons d’emblée un point : il ne s’agit pas de 15% des Français (ou 25% des jeunes Français) mais de 15 % des sondés résidant en France (25% des jeunes sondés résidant en France)[i].


J’ai déjà eu l’occasion de m’exprimer sur ma méfiance à l’égard des sondages (lire ici, et plus particulièrement ). Celui-là, comme souvent, est particulièrement révélateur de leur tendance à ne rien apporter dans la connaissance de ce que l’on baptise, sans doute à tort, « l’opinion publique ».

mardi 25 mars 2014

N'oublions pas les européennes ! (billet invité)


Billet invité du blog actualité

A l’occasion de la sortie du premier sondage concernant les élections européennes du 25 mai prochain, j’ai jugé utile de faire un petit article pour rappeler l’éminence de ces élections qui mobilisent trop peu l’électorat français (et même européen). C’est une erreur et cela en arrange beaucoup trop : ces élections sont très importantes dans le sens où l’Union Européenne dispose de beaucoup de pouvoir et d’une influence de plus en plus grande sur la politique nationale de chaque Etat. La politique menée à l’échelle Européenne conditionne en bonne partie ce qui se fait à l’échelle nationale. Certes, l’Union Européenne ne se limite pas au parlement européen (il y a aussi et surtout la Commission Européenne), mais cette instance est la seule démocratiquement élue au niveau européen. Il faut donc en profiter pour en faire un véritable espace de débat sur le projet européen et ne pas la laisser être une simple chambre d’enregistrement des décisions de la commission.
Dans quel contexte se déroulent ces élections ? Quels en sont les grands enjeux ? Qui peut tirer son épingle du jeu ?

Dernier sondage Opinion way