mardi 31 janvier 2012

L’urgence scolaire


La très grave crise économique que nous traversons depuis plus de trois ans a relégué ce sujet en dessous de la place qu’il devrait avoir dans une campagne présidentielle. Pourtant, la réforme scolaire est une priorité étant donné l’état de délabrement de notre système éducatif.

Une situation très préoccupante

Lentement mais sûrement, la situation globale de l’éducation nationale se détériore en France. Certes, nos grandes écoles paradent en tête des classements européens et ont gagné une vraie reconnaissance internationale, mais nous sommes en train de créer un système à deux vitesses où seule une petite élite s’en tire et où la grande majorité des Français souffre d’une détérioration continue de notre système éducatif, que ce soient les élèves ou les professeurs.

lundi 30 janvier 2012

Postures et impostures présidentielles


Hier soir, Nicolas Sarkozy s’est exprimé sur huit chaines de télévision. Ce faisant, il cherchait à casser la dynamique positive enclenchée depuis une semaine par François Hollande, sans pour autant véritablement rentrer dans la campagne comme candidat…

Les postures du chef de l’Etat

C’est toute l’originalité de cette campagne présidentielle que de voir le président prendre des initiatives tous azimut en fin de mandat. Certaines sont de vrais sujets, comme la taxation des transactions financières ou la réforme de la fiscalité de notre protection sociale. L’augmentation du COS, l’obligation d’augmenter le nombre de jeunes dans les entreprises ou la banque de financement de l’industrie devront être étudiées dans le détail pour pouvoir les juger définitivement.

dimanche 29 janvier 2012

La fin de l’euro ne sera (probablement) pas pour 2012


Le mois de janvier 2012 aura marqué une sérieuse accalmie sur le front de la crise de la zone euro. Après un semestre de psychodrames boursiers et de sommets de la dernière chance, la situation semble s’être calmée. Combien de temps resterons-nous dans l’œil du cyclone ?

Un débat qui dure depuis deux ans

Fin 2009, j’avais évoqué le fait que la Grèce faisait tomber le tabou de la sortie de l’euro. Début 2010, la tension sur les taux payés par Athènes avait alors lancé un débat dont nous ne sommes pas sortis, et dont nous ne devrions sortir que quand cette construction baroque et artificielle qu’est la monnaie unique, sera démontée. Cet été, nous sommes passés tout près d’une explosion en vol de l’euro, qui n’a été sauvé que par les interventions de la BCE sur les marchés.

samedi 28 janvier 2012

Quand les inégalités s’invitent dans le débat à Londres et Washington

Depuis 40 ans, les inégalités salariales ont explosé. D’une part, les hauts salaires des grands patrons, de la finance ou des sportifs se sont envolés. De l’autre, les bas salaires stagnent ou même baissent en termes réels. Assez naturellement, les inégalités s’invitent dans le débat politique.

De la croissance partagée à la croissance inégale

Il y a quelques décennies, les patrons gagnaient 20 à 30 fois plus que leurs salariés. Maintenant, les écarts peuvent aller de 300 à plus de mille. Raymond Lévy, gagnait cent cinquante mille euros (un million de francs) à la tête de la Régie. Carlos Ghosn, gagne soixante fois plus. Le salaire de Jacques Calvet à la tête de PSA (deux millions de francs, soit trois cent mille euros) avait déclenché une sacrée polémique alors que cela restait dans la limite d’un rapport de un à trente.

vendredi 27 janvier 2012

Hollande, Bayrou : des alternatives en carton

Hier, François Hollande a enchaîné présentation de son programme et émission sur France 2. S’il a coupé l’herbe sous le pied de ceux qui lui reprochaient sa mollesse et son manque de propositions, il en ressortait en revanche que l’alternance proposée était très limitée, comme pour François Bayrou.

Hollande, le Don Quichotte de la finance

Le candidat du Parti Socialiste a bien relancé sa campagne. Son discours a plu à gauche,la présentation de mesures concrètes a donné plus de substance à son discours, coupant l’herbe sous le pied de l’UMP qui dénonçait l’absence de programme et sa combativité face à Alain Juppé relativise sa mollesse. Néanmoins, comme l’a noté François Morvan, pour lui « ce qui doit être changé, ce n’est pas le rapport (…) aux marchés, mais le rapport (…) avec nos dirigeants ».

jeudi 26 janvier 2012

Lettre ouverte à Jean-Michel Aphatie

En 2007, vous avez démontré une impartialité entre les différents candidats qui vous a honoré, et qui vous vaut sans doute de n’avoir jamais pu interviewer le président Sarkozy depuis son élection, ce qui serait pourtant légitime. Néanmoins, depuis quelques temps, je crois que vous vous égarez.

Le débat sur l’euro est parfaitement légitime

Vous vous êtes égaré au Grand Journal, quand, après un reportage d’une très grande partialité sur l’euro, seulement trois minutes ont été consacrées aux questions économiques et que vous avez balayé tout débat d’un revers de main. Cette attitude ne vous fait pas honneur à plusieurs titres. Tout d’abord, 36% des Français souhaitent la sortie de l’euro et il est donc légitime de débattre sereinement de cette question comme cela est le cas en Allemagne par exemple.

mercredi 25 janvier 2012

Le Brésil démontre à nouveau les bienfaits du protectionnisme



The Economist avocat du protectionnisme

C’est un des immenses paradoxes de l’hebdomadaire libéral britannique. Bien qu’il ait été fondé par opposition à des lois protectionnistes et qu’il soit un avocat infatigable et dogmatique du libre-échange, il donne sans cesse des exemples des bienfaits du protectionnisme. Dans un récent papier sur les pratiques protectionnistes du Brésil à l’égard de la Chine, il est à nouveau revenu sur les mesures prises par Dilma Rousseff vis-à-vis du marché automobile.

mardi 24 janvier 2012

NDA sera la surprise de 2012


Dimanche a eu lieu le meeting de lancement de campagne de Nicolas Dupont-Aignan dans un théâtre du gymnase plein à craquer. Un moment de partage avec les compagnons anciens et nouveaux qui augure bien pour cette campagne présidentielle.

Une campagne longue et ouverte

Bien sûr, les sondages continuent à nous donner entre 0,5 et 1,5%. Mais ce n’est pas grave. En effet, nous ne disposons pas encore de l’exposition médiatique suffisante pour émerger. On ne peut que constater qu’ UMP, PS, FN, Modem, Front de Gauche, Verts et Villepin bénéficient d’une couverture médiatique incomparablement supérieure, qui explique en grande partie le différentiel dans les intentions de vote telles qu’elles sont mesurées aujourd’hui.

lundi 23 janvier 2012

Une économie au service des banques et qui asservit les peuples


D’un côté, la BCE prête 500 milliards aux banques à 1%. De l’autre, les créanciers de la Grèce la pressent de baisser son salaire minimum. Comme l’a bien souligné Nicolas Dupont-Aignan au Grand Journal, il y a quelque chose qui ne tourne vraiment pas rond dans notre système économique.

 Le privilège des banques

Il y a tout de même quelque chose d’effarant à constater depuis trois ans et demi à quel point le secteur bancaire dispose d’une position privilégiée au sein de l’économie. Non seulement, il dispose du pouvoir de créer la monnaie, avec des règles qui se sont considérablement allégées avec le temps et qu’il contourne allégrement par le hors bilan ou les parasites fiscaux. Mais en plus, comme le disait The Economist, les profits sont privatisés et les pertes collectivisées.

dimanche 22 janvier 2012

L’incroyable retournement des primaires républicaines

Il y a quelques jours, les primaires républicaines semblaient jouées avec la double victoire de Mitt Romney dans le Iowa et dans le New Hampshire. En quelques jours, la situation a été bouleversée par le recompte de l’Iowa et la large victoire de Newt Gingrich en Caroline du Sud.

De multiples rebondissements

Il y a huit jours, The Economist faisait sa une sur Mitt Romney en demandant « America next CEO ? », pesant ses forces et ses faiblesses pour affronter Obama. L’hypothèse qu’il ne puisse pas être nominé semblait alors totalement farfelue. Mais la semaine qui a suivi a été marquée par une cascade de rebondissements qui ont ébranlé la position du favori des sondages et des analystes, à défaut d’être celui des fondamentalistes religieux du Parti Républicain.