lundi 2 juin 2014

Quand l’argentcratie efface la démocratie


Ce n’est pas l’Humanité qui nous alerte, mais The Economist, dans un papier intitulé « un dollar, un vote » basé sur le travail de deux économistes, Martin Gilens de Princeton et Benjamin Page, de Northwestern, qui ont étudié les décisions politiques prises aux Etats-Unis de 1981 à 2002.



L’argent, plus fort que le vote ?

Le résumé de The Economist, aussi choquant soit-il, est fort : « quand il s’agit de mettre en place une politique, les opinions des entreprises et des riches semblent davantage compter ». Et cette affirmation n’est pas gratuite puisqu’elle repose sur une étude statistique qui repose sur 1779 enquêtes de l’opinion des citoyens étasuniens sur des questions politiques, qui comprenaient le niveau de revenus des personnes interrogés ainsi que sur les prises de position des 25 lobbys les plus influents, recensés par le magazine Fortune. Pour les auteurs, ceux qui ont l’influence la plus importante sont l’élite économique (les 10% les plus riches) et les lobbys qui représentent les entreprises.

Les résultats sont assez stupéfiants : quand une décision politique n’est soutenue que par 20% des plus riches, elle n’a que 18% de chances d’être adoptée. En revanche, quand 80% des plus riches la soutiennent, elle est adoptée dans 45% des cas ! A contrario, il n’y a strictement aucun lien entre l’opinion de la majorité et la chance d’une mesure d’être adoptée. Et les lobbys des entreprises affichent des scores similaires à ceux des plus riches. Les économistes soulignent néanmoins qu’il y a une corrélation entre l’opinion des plus riches et celle de la moyenne. Mais The Economist rappelle que ce n’est pas le cas pour l’opinion des lobbys et que cela rejoint les débats sur l’inégalité.

L’aristocratie de l’argent

Ce faisant, il fait le lien, sans le citer néanmoins, avec l’analyse de Joseph Stiglitz dans son dernier livre, qui attribuait aux pouvoirs des lobbys une part de la responsabilité dans l’augmentation des inégalités. En effet, The Economist en profite pour souligner que le gouvernement peut finir par servir les intérêts de ceux qui le financent, en rappelant que pas moins de 6 milliards de dollars ont été dépensés dans les campagnes électorales de 2012. En 2010, Meg Whitman avait dépensé pas moins de 150 millions de dollars pour la campagne de gouverneur de Californie, le budget média de L’Oreal en France. Pour le journal, « le danger, c’est un cercle vicieux où les hommes politiques adoptent des politiques qui favorisent les plus riches ; ce qui donne à ses derniers plus d’argent avec lequel ils peuvent faire du lobbying auprès des politiques, ce qui aboutit à des lois qui leur sont plus favorables, et ainsi de suite ».

The Economist ne se préoccupe de cela que parce que « le risque à long terme, c’est que l’influence excessive des plus riches provoque une suréaction. Si le ressentiment devient assez fort pour envoyer les populistes au pouvoir, ils pourraient mener des politiques qui ne seraient pas seulement mauvaises pour le secteur financier, mais aussi pour l’économie dans son ensemble ». En clair, le journal des élites globalisées appelle à la modération pour éviter que les électeurs ne finissent par vouloir élire des répliques d’Hugo Chavez, une intuition que je partage depuis quelques années déjà. Mais il est dommage qu’il fasse en partie l’impasse sur la question de la démocratie, minée par les inégalités et l’argent et ne propose pas la moindre solution concrète, se contentant d’un appel timoré à la retenue.

Merci malgré tout à The Economist d’apporter de l’eau au moulin de ceux qui dénoncent la montée des inégalités, en montrant le lien qu’il y a avec l’affaiblissement de la démocratie. Cela montre aussi le besoin de réguler le financement des campagnes électorales et l’influence des lobbys.

Sur ce sujet, lire :

Jacques Sapir : « Comment sommes-nous dépossédés de la démocratie ? » : partie 1, partie 2 et partie 3
Jacques Généreux : « La dissociété » : partie 1, partie 2 et partie 3
Emmanuel Todd : « Après la démocratie » : partie 1 et partie 2
Christophe Deloire et Christophe Dubois, « Circus Politicus », partie 1 et partie 2
François Ruffin « Faut-il faire sauter Bruxelles ? », ici

15 commentaires:

  1. "En revanche, quand 80% des plus riches la soutiennent, elle est adoptée dans 45% des cas !"

    Remarquez que cela a aussi un côté rassurant : dans 55% des cas, ils n'obtiennent pas ce qu'ils veulent.

    "A contrario, il n’y a strictement aucun lien entre l’opinion de la majorité et la chance d’une mesure d’être adoptée."

    Oui, mais il y a aussi le problème de l'information de la majorité et du temps qu'elle a pu passer à réfléchir au problème s'il n'y a pas d'enjeu électoral.

    Dernier point : même si chacun sait que le problème se pose et en trouve ici confirmation, il n'y a pas que les lobbys des riches qui ont une influence excessive, mais également les associations et leurs relais médiatiques. Pas sûr d'ailleurs que le mode de fonctionnement soit strictement le même aux Etats-Unis et dans les différents pays d'Europe.

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  2. "Anonyme1 juin 2014 10:01

    Les périodes d'immigration importantes furent depuis 1945 à 1975 où notamment sous De Gaulle et Pompidou il y eût jusqu'à 600 000 immigrés et à partir de Giscard elle n'a cessé de baisser pour atteindre le nombre actuel de 200 000 par an ce qui représente 0,31 % de la population. De tout cela il faut décompter ceux qui ne font que passer (vers la Grande Bretagne) et ceux qui retournent au pays.
    J. Halpern1 juin 2014 11:24

    voici les soldes migratoires cumulés sur 20 ans suivant l'insee.:
    54-73 : 3 522 812 (y compris les Pieds-Noirs)
    74-93 1 040 333
    94-2013 1 314 190.

    En tout cas on ne peut pas prétendre que "Les périodes d'immigration importantes sont les années 80 et à partir de la fin des années 1990.""

    Les données de soldes migratoire ne répondent pas à la question du nombre d'immigrés qu'on serait allé cherché, objet des échanges plus haut.

    * Sur le fait qu'il y a eu remontée de l'immigration depuis la fin des années 1990, vous pouvez le trouver sur le site de l'Ined :

    http://www.ined.fr/fr/france/flux_immigration/tri/

    en comparant le tableau d'entrée des années 2000, à 200 000 par an, au tableau Excel depuis 1994 présent en lien sur la page, à 100 000.

    Il est donc faux de dire qu'il y a eu baisse depuis VGE.

    J'avais vu un tableau montrant une remontée dans les années 1980 comme pour les années 1990, mais je ne le retrouve plus pour l'instant.

    * Sous VGE il s'agit non d'immigration de travail mais de regroupement familial. Donc, ce ne sont pas des gens qu'on est allé cherché pour travailler.

    * Chiffres :
    le chiffre de 160 000 que je donne est extrait du livre de Pierre Messmer, "Après tant de combats", dans le chapitre où il résume son action de premier ministre.
    Je veux bien croire qu'il faut le vérifier, mais c'est bien celui qu'il donne, ainsi qu'une baisse l'année suivante.

    * Extraits du livre "Pour en finir avec la repentance coloniale", Daniel Lefeuvre (ex professeur d'histoire à Paris VIII) :

    - Entre 1947 et 1951, 190 000 travailleurs immigrés sont recrutés via l'ONI ainsi que 320 000 Algériens, qui ont un statut particulier du fait de la départementalisation. Aller-retours possibles.
    - En 1951, il y a en métropole 150 000 Algériens et moins de 10 000 Marocains et Tunisiens en tout.
    - En 1953, il y a 220 000 Algériens en France dont 115 000 au chômage. A cette époque, 179 000 offres d'emplois insatisfaites.
    - 168 000 Nord-Africains recensés au travail en 1955
    - Accords d'Evian : rapatriement des harkis et liberté de circulation pour les travailleurs. Dès 1964, plafond à 12 000 arrivée par an. Le gouvernement algérien demande à ce que l'on remonte ce plafond pour pouvoir résorber ses chômeurs, il demande 50 000 par an. De Gaulle accepte finalement 35 000 pour 1969 et 1970, baissé à 25 000 les années suivantes.

    Conclusion :
    - on n'est pas allé les cherche, on a au contraire chercher à freiner comme on le voit sur le cas particulier (et même très particulier) de l'Algérie, dès les années 1960
    - le relèvement de la France au début des années 1950 ne s'est pas fait grâce à eux, comme on le voit sur les effectifs employés.

    Manque encore des données sur les autres pays dans les années 1960, mais je maintiens que l'histoire de travailleurs qu'on serait aller cherché est fausse pour la majorité de l'immigration extra-européenne actuelle.

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    1. "voici les soldes migratoires cumulés sur 20 ans suivant l'insee.:
      54-73 : 3 522 812 (y compris les Pieds-Noirs)
      74-93 1 040 333
      94-2013 1 314 190.

      En tout cas on ne peut pas prétendre que "Les périodes d'immigration importantes sont les années 80 et à partir de la fin des années 1990.""

      Par ailleurs, si vous retirez le 1 million de pieds-noirs et leurs homologues de Tunisie et du Maroc, vous obtenez un solde de 2,5 millions sur la période 1954-1973, et de 2,4 millions sur la période 1974-2014.

      Mais tenant compte par ailleurs de la composition des flux d'immigration :

      http://www.insee.fr/fr/themes/series-longues.asp?indicateur=immigres-continent-naissance

      européenne à 80% dans les années 1960, et à moins de 50% depuis 1988, vous verrez qu'effectivement la majorité de l'immigration extra-européenne a eu lieu après le début la crise pétrolière, et qu'il est donc faux de dire qu'il s'agit de travailleurs que l'on serait allé cherché par manque de main-d'oeuvre.

      D'autant plus que d'une part les flux de départ de Français vers des pays OCDE ou émergents sont probablement en hausse dans un contexte de mondialisation ; et que d'autre part l'exemple de l'Algérie cité plus haut montre que même avant les chocs pétroliers une partie de l'immigration se faisait sur demande des pays d'origine et non de la France.

      Le discours politiquement correct ambiant sur ce point n'a donc pas lieu d'être.

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    2. http://www.lepoint.fr/monde/tuerie-de-bruxelles-une-profonde-inquietude-pour-l-avenir-apres-l-arrestation-d-un-francais-02-06-2014-1830042_24.php

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    3. @ anonyme 8:37

      "un solde de 2,5 millions sur la période 1954-1973, et de 2,4 millions sur la période 1974-2014" - la première période dure 20 ans et la seconde 30, mais vous n'en êtes pas à cela près...

      "'il est donc faux de dire qu'il s'agit de travailleurs que l'on serait allé cherché par manque de main-d'oeuvre."

      Jusqu’en 1973, c'est le cas, et vous ne montrez en rien le contraire. Ces travailleurs (pas de regroupement familial à l'époque) ont été massivement recrutés par les grandes entreprises de l'époque, ce qui leur permettait de contenir la hausse des salaires et la répugnance des Français pour le travail à la chaîne. C'est un épisode historique largement documenté, et vous ne donnez aucun élément pour le réinterpréter.

      Mais surtout : que diable cherchez-vous à prouver ? Qu'est-ce que cela change aujourd'hui sur la réalité d'une population de longue date installée en France, et qui pour la plupart est d'ailleurs française depuis longtemps ?

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  3. En français "l'argentcratie" cela s'appelle aussi la ploutocratie. Aux US Obama a aboli une limitation des fonds privés ce qui lui a permis de se passer de tout ou partie des dotations publiques permises par les lois. En 2007 et 2011 il a organisé le meilleur "fundraising" ou collecte de fonds privés que ses adversaires républicains ce qui a permis d'avoir l'avantage électoral allié avec un meilleur sens tactique et stratégique. Les US sont la ploutocratie, par excellence. "J'appelle ploutocratie un état de société où la richesse est le nerf principal des choses". Ernest Renan.

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    1. "Il s'est passé des dotations publiques", mais n'a pas oublié de renvoyer l'ascenseur, comme il l'a fait pour Penny Pritzker, héritière des hôtels Hyatt et directrice de la première banque à faire faillite en 2008, en la nommant secrétaire d'Etat au commerce en mai 2013. C'est cette dame, qui l’a mis en relation avec Robert Rubin, le ministre des finances de Clinton, père de la dérégulation bancaire, celui qui a abrogé le « Glass-Steagall-Act » qui séparait de manière étanche les banques de dépôt pour pères de famille des banques d’affaires spéculatrices. Rubin a ensuite tranquillement profité de sa loi sur-mesure pour prendre la tête du monstre Citigroup, qui devra par ailleurs être sauvée du naufrage par les contribuables. Rubin, lui, a touché plus de 100 millions de dollars. (extraits d'un article paru le 9 mai 2013 sur site de superno). Pour le reste, l'entourage de ce cher Président, ce sont des gens comme Larry Summers et Tim Geithner, autres bénéficiaires de ses bonnes attentions. Alors, oui, "la richesse est le nerf principal des choses" et cela ne fait que se développer à travers les pays et les hommes.

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    2. Exact

      Mais cela n'aurait probablement pas suffi pour la Maison Blanche si les républicains avaient pu truquer le dépouillement ou arrêter le décompte des voix avant la fin.

      Le logiciel des nouvelles machines à voter n'était pas open source...

      L'équipe d'Obama a organisé les militants démocrates de manière impressionnante pour étudier l'électorat, le suivre de près et le connaître mieux que Karl Rove, soi-disant pour des raisons sociologiques, mais je pense qu'elle s'est surtout donné les moyens de détecter sans retard la moindre anomalie.

      Ivan

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  4. Gilbert Perrin a partagé un statut.
    il y a environ une heure
    la REFORME du MILLE FEUILLES ... la plus GROSSE de TOUTES les ESCROQUERIES.....

    Imaginez un peu : en Créant de plus grosses régions avec sans nul doute les mêmes compétences, redondantes... comme c'est le cas aujourd'hui, on va créer des "baronnies", par conséquent un ETAT qui coutera encore plus cher et MOINS de RESULTATs et ?
    DAVANTAGE de DIFFICULTES pour les CITOYENS : BRAVO Monsieur 3%

    PAR AILLEURS, on va conserver le conseil général, par conséquent les conseillers généraux donc les cantons ??? un doublons avec les communautés de communes ? des frais maintenus ?????

    Enfin on conserve les communes, quand on connait les doublons entre communes et communautés de communes on peut vraiment se pose beaucoup de querstions ?

    ET, surtout, on veut écarter le peuple de cette décision : pas de référendum ??? c'est de la folie tout celà Monsieur 3%, pour qui nous prenez vous ? Nous ne sommes pas des illétrés, nous comprenons vos projets. IL FAUT ENFUMER, TOUJOURS PLUS et défendre les PRIVILEGES et AVANTAGES existant....

    EN DEFINITIVE, vous ne gagnerez pas ! que ferez vous quand vous serez à 0% ?
    Aujourd'hui : Pourquoi la réforme de la fonction publique n'est elle pas possible avec les partis politiques ?

    REPONSE TOUTE SIMPLE, il suffit de voir la composition du parlement avec la multitude des députés FONCTIONNAIRES !!! comment voteraient ils en se tirant une balle dans le pied ? d'une part mais, au delà de celà :
    TOUS LES PARTIS POLITIQUES, sont dirigés, conseillés par des FONCTIONNAIRES et, pour rien au monde ne veulent de l'ALIGNEMENT PUBLIC/PRIVE... vous pensez bien ? quand je dis ce qui composent le SYSTEME CORPORATISTE, je ne le dis par au hasard ?
    IL Y A :
    - le pouvoir de l'argent avec les patrons du caca 40, de nombreux énarques, tous les élus, et les fonctionnaires... Ils defendent tous leurs INTERETS... Vous comprenez, c'est facile à comprendre ? alors comment voulez qu'aujourd'hui, comme demain, si on en reste à ce SYSTEME (et rien ne se fait pour en changer) jamais, on ne retrouvera la croissance....

    à ceux qui n'ont pas lu sur ma page , "HALTE AUX RUSTINES", je vous invite à le lire, il date de 3 ans et est toujours d'actualité... PLUS QUE JAMAIS, citoyens réveillez vous, c'est bien par la démocratie et le patriotismeque nous nous en sortirons ....

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  5. L'UPR a dépensé 4,50 € par voix obtenue aux européennes ... un total de 350000 € ... c'est cher comme pub.

    La seule solution c'est ce que propose Etienne Chouard: au moins une chambre tirée au sort.
    Pour ma part j'ajoute que les budgets alloués aux candidats à la présidentielle frôlent l'indécence... d'ailleurs je suis contre l'élection du Président au suffrage universel car il devrait être "au dessus des partis" alors qu'il est toujours issu d'un parti.
    Vivement la VI e République, avec une Constitution écrite par des citoyens non éligibles (tirés au sort) ...
    Arthur

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    1. NON à une chambre tirée au sort ? oui à un CONTROLE CITOYEN de l'ACTION DES ELUS et de l'ADMINISTRATION autrement dit du SYSTEME, par une élection au suffrage universel départemental, là ou on connait les élus et ou on peut vérifier leurs pratiques !!!!
      Votre proposition du PIPO, je n'ai jamais été tiré au sort, c'est exactement comme les sondages, TRUCAGE en perspective ?

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    2. Bien d'accord sur le fait qu'il faut revoir de fond en comble les règles et principes du système représentatif, les modalités de choix des élus et de consultation des citoyens sur les affaires de la société. Nous avons pris une direction inverse grâce à nos dirigeants politiques et à ceux de l'UE, qui ont opté pour un pouvoir technocratique censé éviter la démagogie et être efficace. Les résultats démontrent au quotidien que l'analyse est bonne et qu'il faut donc accélérer. C'est en tout cas ce que nos éminences ont décidé. Pour nous et à notre place.

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  6. Mais si vous auriez toutes les chances d'être tiré au sort ...

    L'idée de Chouard est, si j'ai bien compris, que 10 électeurs choisissent ensemble 1 représentant qui les représente. Localement les représentant se réunissent et choisissent 1 sur 10 parmi eux. Ensuite tirage au sort pour en avoir par exemple 400 en définitive
    Arthur

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  7. que de magouilles en perspectives ? quels seront les gagnants ? ceux qui auront du FRIC et on revient au SYSTEME

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  8. @ Anonyme

    Vous partez du principe que plus on est riche, plus on serait intelligent. Je ne suis pas d’accord. Pour moi, chaque voix a autant de sens qu’une autre.

    @ Anonyme

    Je ne vois pas bien ce que cela vient faire sur ce papier. Il faut croire que certains ont des obsessions.

    @ J Halpern

    Merci pour votre réponse.

    @ Anonyme

    Oui, mais je trouve le terme moins clair. Je voulais faire qqch avec le terme censitaire, mais je pense que ce néologisme facilite la compréhension.

    @ Démos

    Encore un point décevant de sa part. D’accord sur la réforme de notre démocratie. Il y a des choses à améliorer.

    @ Arthur

    Pas faux sur l’UPR. En revanche, pas d’accord sur le tirage au sort, que je trouve arbitraire. La démocratie pour moi, c’est un choix conscient.

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