samedi 5 juillet 2014

J’aime la France des bleus et de Qu’est qu’on a fait au bon dieu ?





Un éloge du vivre ensemble

Bien sûr, « Qu’est ce qu’on a fait au bon dieu » est un film politique, qui véhicule un message de tolérance et son objectif est de montrer que, malgré certaines différences, nous pouvons tous vivre ensemble. Si certains peuvent trouver son humour un peu téléphoné, j’ai passé un très bon moment, dans une salle qui ne cessait pas de dire. Et outre son humour, ce qui m’a plu dans ce film, c’est finalement son traitement politique, car il montrait deux choses : que les préjugés existent de tous les côtés, ne jugeant pas les uns supérieurs aux autres, et qu’au final, il est possible de bien s’entendre, y compris les deux pères de famille, qui semblaient pourtant au départ les plus fermés au dialogue avec l’autre. C’est un bel éloge du vivre ensemble sans être niais et oublier que ce vivre ensemble n’est pas forcément évident.

En outre, même si cela n’était peut-être pas aussi clair pour tout le monde, il y avait quelque chose de très français, tous les héros se retrouvant au final dans les valeurs de la République. Comme la très grande majorité des français d’autres origines ou des immigrés, les héros se retrouvaient sur des valeurs communes et ne cèdent pas à un communautarisme anti-républicain. Ce faisant, il montre aussi que l’intégration passe par une acceptation des valeurs de la République et donc le refus de pratiques anciennes contradictoires. La coupe du monde et l’engouement pour les bleus, qui réunit l’ensemble des Français, même ceux qui ne sont pas passionnés par le football, comme moi, est un bel enchaînement, malgré toutes les dérives de ce sport, qui rassemble tous les citoyens dans une communion patriote.

Du vivre ensemble en politique

En fait, je crois que la majorité des électeurs du FN exprime une soif de vivre ensemble, même si cela peut sembler paradoxale par rapport au discours de ses dirigeants. Car au final, depuis 2002, et plus encore aujourd’hui, le vote du FN est un vote social. Et qui plus que les classes populaires ou moyennes sont attachées à une aventure collective, dont certaines élites sont de plus en plus détachées ? C’est un vote qui exprime le refus de voir notre destin collectif ne plus être géré à Paris mais à Bruxelles. C’est un vote qui exprime le refus de cette monstrueuse concurrence internationale déloyale qui lamine nos emplois et nos salaires. C’est un vote qui exprime également la volonté de davantage protéger notre culture et notre façon de vivre face à des changements qui semblent être un peu fous.

C’est pourquoi je trouve qu’il n’y a pas de contradictions entre le résultat des élections européennes, le succès de Qu’est ce qu’on a fait au bon dieu (nouvel hymne à la tolérance si français après Intouchables) et l’engouement pour les bleus. Les Français ont soif de cette merveilleuse aventure collective qu’est la nation, comme le disait récemment Natacha Polony. Dans ce cadre, le FN n’occupe qu’un vide, malgré de grandes limites et de nombreuses contradictions. Car son message n’est pas celui d’un patriotisme exigeant sur le respect de nos valeurs collectives mais ouvert sur l’autre, c’est celui d’un nationalisme xénophobe, démagogique et fermé, parfaitement illustré par les propos de Jean-Marie Le Pen sur les bleus. Ce n’est pas en attisant une guerre civile que nous en sortirons. C’est ensemble.

Après le coup de tonnerre de fin mai, il est profondément réconfortant de regarder le palmarès des entrées au cinéma et l’engouement pour les bleus. Cela montre que les fondamentaux de notre beau pays sont toujours les bons et que le FN n’est qu’un vote de circonstances, par défaut, et qu’il finira par être digéré.

22 commentaires:

  1. Qu'il finira par être digéré après son passage au pouvoir soit il se sera totalement banalisé en devenant un parti de droite classique mais patriote soit il se sera dissout par l'exercice du pouvoir en perdant toute sa crédibilité. Dans le premier cas il peut rester 10 ans au pouvoir voire plus en devenant un parti de gouvernement comme un autre.

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  2. @Laurent Pinsolle,
    je n'ai pas vu le film, mais il y a toujours un détail qui m'intrigue sur l'affiche: ce sont quatre jeunes femmes qui épousent des "étrangers"! C'est très symbolique, pour ne pas dire très connoté: il faudra qu'on explique alors pourquoi la virilité est du côté de l'étranger, et jamais des Français "bon teint"...
    Ca rappelle un peu le destin des Sabines dans la Rome Antique: les femmes des Sabins se donnent aux Romains pour éviter la guerre! Je n'ai pas trouvé de référence plus "politiquement correcte" pour illustrer ce que je pense, et franchement, je n'en pense pas que du bien!
    Je ne partage pas vraiment votre optimisme sur l'anti-racisme, et c'est triste parce qu'il y a dix ans de ça, comme vous, j'y croyais à la réussite de l'intégration et de l'assimilation. Seulement, les signes d'échecs se multiplient en grand nombre, le dernier en date étant ces drapeaux algériens qui envahissent les Champs-Elysées (quelle image catastrophique! Depuis 1815, seuls les Russes et les Allemands ont descendu les Champs-Elysées avec des drapeaux étrangers... ), nous avons la preuve que la mécanique assimilationniste française est sacrément enrayée depuis au moins 30 ans, et l'avènement de l'anti-racisme. Et le drame, c'est que l'anti-racisme s'est mué en idéologie anti-française!
    Car oui, pour le pire désormais, l'idéologie antiraciste, par sa stigmatisation permanente de tout ce qui est "français", est perçue par le peuple comme anti-française, et elle participe à la fragmentation de la notre république, et donc, au renforcement du FN!
    C'est un résultat paradoxal, anticipé par Jean Baudrillard ("Si SOS-Baleines vient au secours des baleines, SOS-Racisme vient lui au secours du racisme"). Je crois sincèrement que le jour où on détruira l'idéologie anti-racisme, on privera le FN d'une de ses armes essentielles: la défense du patriotisme...


    CVT

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  3. @LP,

    Je ne vois pas où est le rapport avec le FN, lequel est seul à prôner clairement l'assimilationnisme républicain, et défend une citoyenneté sans lien à la race l'ethnie la religion... MLP est à ce jour le vrai recours républicain à ce titre, car elle est du côté de ce républicanisme qui nous fait vivre au sein du même creuset culturel. Sa position sur la double nationalité est pour moi la marque de cette rigueur républicaine la plus pleine et entière, tels nos anciens. La mise en avant et l'obsession des origines, notamment dans l'espace public, me semble être du côté du libéralisme anglo-saxon - multikulti. De la même manière les dernières lois sociétales du gouvernement (mariage pour tous...) m'apparaissent comme étant clairement en phase avec l'idéologie libéra - Cf. "La double pensée : Retour sur la question libérale" de J-C Michéa ; mais qui croit encore que le PS et ce gouvernement sont de gauche ? Ne confondons pas la gauche républicaine française et les démocrates américains, cela n'a rien à voir. Le libéralisme et sa terrible idéologie, ce sous quelque forme que cela soit, pour moi c'est non. La République française, c'est oui. Rien ne permet d'indiquer sérieusement par ailleurs que le républicanisme de MLP et de son parti, ne sont pas l'avenir. La plus forte incarnation des idées du gaullisme de gauche ou d'extrême gauche, c'est elle. Son parti est le premier parti de France à ce jour, c'est un fait. On peut le regretter ou non, mais c'est là un fait.

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    1. Ne vous aveuglez pas trop avec Marine LePen. Tant qu'elle ne s'est pas repentie publiquement de certains comportements (Bal viennois notamment, mais pas seulement) pour des raisons morales (et non politiques/politiciennes) elle ne peut être considérée comme républicaine.

      Levelche J

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    2. @J. Levelche.

      Point vue fort respectable mais militant. Je me base pour ma part sur un programme et des déclarations claires. Les griefs obstinément opposés me semblent être toujours le fruit de lectures dans les âmes, d'interprétations militantes, ou intéressent des actes de militants loin des centres de décision, quand il ne s'agit pas de faits qui ont au bas mot plus de 20 ans. Plus personne ne se laisse piéger par la diabolisation et ces antiques techniques de langage et "d'argumentation" si rodées et répétées qu'on en voit désormais les coutures de très loin et à l'oeil nu - des coutures qui sont parfois de la taille d'un câble EDF. Clarté du propos, rigueur des définitions, informations sourcées, tel est mon credo. Et je répète que pour ma part elle est un choix ponctuel mais assurément le choix le plus rationnel à 32 mois du 1er tour des prochaines présidentielles. Présentez-moi un autre candidat patriote et souverainiste avec une même avance électorale, un même écho dans la population et une même structure militante organisée sur tout le territoire, et cela m'ira tout autant.

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    3. Cher Georges,

      Ma définition d'extrême droite : Ensemble d'idéologies indépendantes mais souvent inter-compatibles comme la xénophobie, l'ultra-réac, l'ultra-traditionalisme, anti-peuple, raciste, anti-juif, même anti-chrétien (le vrai, pas celui du pseudo-christianisme bourgeois et superstitieux) parfois néo-païen (comme Dominique Venner) et une forte tendance au fascisme et à l'aristocratie.

      Je ne cherche pas à piéger, au contraire. Si Marine LePen est d'extrême droite et sachant que le Français ne partagent pas ces idées, quelle stratégie adopterait-elle pour parvenir au pouvoir ? Le moyen le plus simple est ici la démagogie (c'est à dire manipulation des électeurs pour s'attirer ses votes). Et quelle est l'idéologie qui porte probablement le plus donc qui pourrait attirer les électeurs ? Le patriotisme modéré et social.
      Deuxièmement, pourquoi il est très difficile de dire que Marine LePen est républicaine et profondément patriote ? Je n'invente rien, ce n'est pas n'importe quoi. Ce n'est pas une lecture dans son esprit (j'en suis incapable…). C'est un fait : Marine LePen et son compagnon Louis Alliot sont allés à Vienne à un bal néonazi et pangermaniste ! Et après elle se dit républicaine ou patriote ? Elle n'est ni l'un ni l'autre, car elle n'était aucunement obligée d'y aller et elle y est allée. Sans repentance, point de conversion. Et ce n'est pas ses seuls actes de ce type (mais c'est probablement l'un des plus révélateur).
      Alors je vous demande en quoi je serais menteur ? Ne soyez pas aveugle, c'est du concret mon ami ! Ne vous bornez pas sur les grandes déclarations car souvent le mal se cache dans les détails ou dans ce qu'on tente de voiler.

      Après cela, comment pourrai-je dire qu'elle est le meilleur choix pour les prochaines présidentielles ?! Elle réalise certes de bons scores, mais d'une part je ne la crois pas capable de remporter un second tour, et de toute façon je ne crois franchement pas qu'elle représente honnêtement, et qu'elle veuille appliquer, des politiques républicaines, patriotes, et sociales/populaires, malheureusement.


      J. Levelche

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  4. Je trouve Lolo bien optimiste. Le FN n'existe que parce que les élites dorment mais elles poursuivront leur sommeil le plus longtemps possible. La France est de plus en plus assimilatrice parce que les Français de type latins font plus d'enfants. Les latins sont les assimilateurs, "tu m'épouses ou tu disparais". Les germanisants, différencialistes, même soutenus par les Bretons, font peu d'enfants et sont de moins en moins nombreux dans la population française, donc pèsent de moins en moins. L'autre gros problème à part notre élite est le racisme de tous les pays libéraux ou germaniques. Parviendrons-nous à faire des choix intelligents lorsque nos voisins s'énerverons vis-à-vis des gens originaires du sud? Voici vingt ans, on nous donnait le Royaume-Uni, les Pays-Bas et les Scandinaves en modèle maintenant ils connaissent des émeutes et la situation va forcément encore évoluer. Un pays qui n'épouse pas ses immigrés et leurs descendants ne peut résoudre le problème.
    En Europe, dans nos relations avec les gens du sud, nous avons en gros deux modèles. La disparition latine, "je te tue, t'expulse ou t'épouse". La disparition allemande, "je te tue ou je t'expulse". L'un est peut-être plus intéressant que l'autre, non? Le discours issu des différentialistes sur le respect de la différence n'est que le prélude a un rejet pur et simple. Chez les latins, tu dois devenir à peu près pareil pour être accepté, chez les germaniques, tu ne seras jamais accepté, que tu sois assimilé ou pas. Nous, nous en sommes à l'hystérie face à la religion et à la différence alors même que ce sont les élites différentialistes qui ont poussé à cet état de fait. Nous risquons d'assassiner les gens en niqab alors même que ce sont les PS-EELV-FdG qui ont favorisé leur apparition. Pour le dire encore plus simplement car je ne suis pas sur d'être clair. Une partie des Français pousse les Arabes et les noirs à être différents, l'autre partie des Français, très majoritaire, ne le supporte pas mais pourrait s'en prendre aux gens considérés comme différents plutôt que d'accuser les autres Français d'être responsables du problème et de le résoudre par la réflexion.
    Oui, cette gauche tente de jeter les gens de couleur contre les petits blancs mais cela semble en perte de vitesse.
    jard

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    1. @Jard,
      le différentialisme dont vous parlez est la conjonction de deux phénomènes: l'européanisation (pour ne pas dire "américanisation") de notre élite, et l'éviction de la concurrence des enfants d'immigrés pour arriver au sommet par ces élites pour protéger leur progéniture.
      Dans ce dernier cas, la république, qui a longtemps été basée sur la méritocratie, permettait à tous, y compris aux enfants d'immigrés, de progresser dans la société. Depuis mai 68, ce discours, ringard pour la gauche bobo, n'a plus cours et a été remplacé par un égalitarisme de mauvais aloi. La conséquence en fut le retour des "fils et filles de", en clair, de l'héritage! Et oui, le résultat le plus paradoxal de l'égalitarisme 68-ard fut une forme de contre-révolution qui a rétablit le piston et l'héritage, car à partir du moment où le mérite ne permet plus la sélection, seul l'héritage et les réseaux permettent de progresser dans la société. Or les derniers qui auraient pu profiter de la méritocratie, les enfants d'immigrés, en sont désormais évincés. A la place, on leur propose désormais le communautarisme, un peu à l'image de ce qu'il se passe dans les pays anglo-saxons. L'ennui, c'est que ce différentialisme heurte profondément le vieux fond égalitaire des Français. D'où les problèmes que les socialistes et les anti-racistes rencontrent à propos de l'immigration vantée comme "chance pour la France": elle est perçue plutôt comme un déni de justice non seulement par la majorité des Français "bon teint", mais surtout par les étrangers sur le sol français qui ont fait l'effort d'adopter les us et coutumes de leur pays d'accueil...



      CVT

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    2. @CVT

      La "gauche" qui n'est plus la gauche depuis longtemps, a abandonné le peuple et a favorisé un discours qui a fragmenté la société française. L'idéal d'une République amenant tous ses enfants, d'où qu'ils soient, d'où qu'ils viennent, quel que soit leurs appartenances, et sans distinction que cela soit, est à réactiver d'urgence. Je pense pour ma part à tous ces gosses de banlieue, talentueux, dont un certain nombre avaient nécessairement le potentiel pour réussir les grands concours de nos grandes écoles, et qui n'ont pas été accompagnés pour cela, et même abandonnés, du fait de cet incroyable réactivation des processus de la reproduction sociale. La gauche, ou ce qui s'appelle telle, a gravement failli depuis 30 ans sur une de ses misions essentielles, mais comme sur beaucoup d'autres point d'ailleurs.

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  5. Bof, quand je lis les commentaires ici entre autres, je me dis que j'aime bien la France, mais les français sont souvent très cons, beaucoup trop de raisonnements caricaturaux. Quand ça va pas trop bien, la réflexion part en vrille dans le noir, quand ça va un peu mieux comme au foot ces dernières semaines, l'hystérie, on a la meilleure équipe... Plus aucune analyse critique posée. La culture française avait un sens de la mesure et de l'équilibre, maintenant c'est la guerre des chapelles.

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    1. @Anonyme,
      difficile d'aimer un pays dont on déteste les gens!!!!
      Quand à vos propos, comme on disait on en cours de récréation, "c'est çui qui dit qui y est!": vous sombrez aussi dans la caricature et le manque d'argument, notamment quand vous traitez les Français de cons!

      CVT

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  6. CVT

    Vous voyez bien que vous caricaturez, j'ai pas dit tous cons, mais souvent très cons. Et trouver quelqu'un con, n'est pas le détester non plus, il y en a de braves.

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  7. Je rejoins Laurent sur la nécessité d'un peu d'optimisme en politique. On n'entrainera personne à vomir sur tout et à étaler son dégoût des autres.
    Je n'ai pas vu le film mais je partage volontiers l'analyse rassurante de Laurent sur le fond du vote FN, à savoir l'envie de retrouver un vivre-ensemble solide sur une base républicaine forte. Le racisme ne s'est pas profondément incrusté même s'il peut apparaitre superficiellement en réaction face à une situation de défiance et de dérive communautaire.
    Les Français attendent d'être rassemblés autour d'un redressement du modèle d'assimilation républicain, ferme et juste à la fois.
    Le FN est un parti d'opportunistes habiles qui ont compris cette envie mais qui offre peu d'espoir d'y répondre sincèrement.
    Bien à vous!

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  8. Certains immigrés et d'origine modeste se débrouillent pas mal du tout :

    http://www.lunion.presse.fr/accueil/21-0320-meilleure-note-au-bac-de-picardie-et-ia0b0n373535

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  9. @ Anonyme

    Je pense qu’il n’arrivera jamais au pouvoir car la France qui fait un triomphe à ce film et aux bleus lui restera majoritairement hermétique.

    @ CVT

    Bien sûr, il y a des ratés dans l’assimilation. Todd le reconnaît volontiers dans son dernier livre et Malika Sorel nous avait alerté il y a plus de 7 ans, mais je crois que fondamentalement, la volonté existe toujours. Et j’ai l’impression que la fierté nationale progresse malgré tout. J’ai le souvernir de la fin des années 1980, début des années 1990 où la nation, et tous ses symboles (drapeau, Marseillaise), étaient encore plus mal vus. Aujourd’hui, le PS chante la Marseillaise. Il y a quelques progrès et je pense que le message global de ce film est bon.

    @ Georges

    Le FN ne propose pas l’assimilation républicaine. Il propose le rejet, aveugle (les Merah en puissance, le lobby musulman), une forme de guerre civile larvée entre les blancs européens chrétiens et tous les basanés, surtout s’ils sont musulmans, ne distinguant pas le bon grain (largement majoritaire) de l’ivraie. Incarnation du gaullisme ? Bonne blague ! Elle a rassuré ses militants dans une lettre officielle expliquant que Philippot était l’exception.

    @ Anonyme

    L’attachement à l’équipe national n’est pas rationnel. Il est viscéral.

    @ Jauresist

    Merci

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  10. "L’attachement à l’équipe national n’est pas rationnel. Il est viscéral."

    Désolé, mais pour moi l'esprit français, c'est pas d'être viscéral, c'est d'être réfléchi comme le furent Montesquieu ou Descartes, c'est l'équilibre des proportions de l'architecture et de l'art français.

    Désormais ce sont les allemands qui pratiquent ces vertus, malgré la stupidité de leurs dirigeants politiques qui sont eux aussi un peu cons.

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  11. L'équipe française a fait un parcours correct, mais rien de transcendant.

    Leurs matchs précédents étaient contre des équipes très très moyennes, une chance. Puis, forcément, contre l'Allemagne expérimentée et qui a probablement le meilleur gardien de but du monde, Neuer, ça n'a pas fait long feu.

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    1. @anonyme,
      regardez-moi ça! Encore un footix?
      Vous avez une mémoire de poisson rouge: vous rappelez-vous où en étaient les Français l'an dernier? Ils avaient pris une valise dans leur tournée sud-américaine! En plus, Didier Deschamps était le plus mauvais entraîneur des 50 dernières années: 4 victoires seulement en 2013!
      Et vous voudriez tout d'un coup qu'on devienne champion du monde? Etes-vous sûr de connaître le football? Paris ne s'est pas fait en un jour, et les jeunes Bleus ont fait un parcours plus que correct. Simplement, il y a eu une erreur de casting: Benzéma!

      Pour le reste, rendez-vous en 2016. Après 84 et 98, les Français devront être dignes de leur prédécesseurs pour gagner l'Euro, qui est organisé en France....


      CVT

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  12. En politique il ne faut jamais dire jamais parce que souvent l'imprévu arrive surtout quand les bienpensants ne le veulent pas. On ne débarrassera du FN qu'en le portant au pouvoir alors nous verrons la réalité de sa mue et ce qu'il peut et veut faire vraiment. Autrement c'est se condamner au statu-quo politique et à subir la régression économique et sociale au nom de l'Europe! Tant que le FN perdurera DLR ne pourra pas progresser étant donné le manque de charisme de NDA et la proximité programmatique économique et sociale voire de la sociologie électorale. C'est, peut-être, le non-dit, l'impensé de Laurent Pinsolle.

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  13. Le brillant intellectuel Emmanuel Todd a prédit à l'automne 2006 que jamais un homme comme Sarkozy ne pourrait accéder au pouvoir. Un des exemples que tout le monde peut se tromper dans ses analyses politiques. Comme quoi tout arrive, peut arriver, même le pire!

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  14. Il est possible comme le disent certains posts que nos élites sont non pas en sommeil mais sourdes et aveugles au malheur de notre pays, une cécité volontaire au nom de l'Europe comme elles furent pacifistes entre 1918 et 1940 en raison du traumatisme de la guerre 14-18. Rajouté à celui de 1939-1945 elles pensent que nation égale nationalisme égale guerre et donc qu'il faut faire l'Europe à tout prix pour éviter toute nouvelle guerre en Europe ce qui ne les a pas empêché d'agresser la Yougoslavie en 1999 au mépris de toutes les règles du droit international. Que seule la construction de l'UE a permis la paix en Europe alors que c'est la dissuasion nucléaire qui l'a imposé.

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  15. C'est navrant de voir la politique réduite à l'émotionnel.

    Les problèmes de l'immigration et leur traitement ne peuvent pas se résumer à quelques sketchs bien tournés et quelques pleurnicheries. On peut très bien imaginer un tel film dans des pays très différents quant à la manière dont ils traitent l'immigration, donc quelles conséquences peut-on donc tirer de la vision de ce film ? N'est-ce pas un bon prétexte pour éviter de répondre aux vraies questions que sont : le droit du sol, la maîtrise de nos frontières et des flux migratoires, par un pied de nez, du type : "au fond tout ça n'a pas beaucoup d'importance".

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