C’est
l’histoire qui occupe l’actualité politique. L’ancien
Premier Ministre serait aller voir le Secrétaire Général de l’Elysée pour lui
demander d’accélérer le cours de la justice pour affaiblir celui qui fut son
chef pendant cinq ans. Comme une impression de fin de cycle.
Tous
compromis ?
Cette
affaire appuie là où cela fait mal de multiples manières. Elle rappelle que l’actuel
Secrétaire Général de l’Elysée est un homme, qui, s’il est un ami du président
de la République, qu’il connait depuis l’ENA, a aussi été ministre du précédent
président de la République. Jean-Pierre
Jouyet est une des illustrations les plus extrêmes de cette indistinction
grandissante entre un PS et une UMP qui défendent la globalisation, l’Union
Européenne, l’euro, la course folle à la baisse du prix du travail, la baisse
déraisonnée des déficits ou le recul du service public, habillés d’une manière
ou d’une autre.
Tout change
et rien ne change. Et cette affaire a d’autres aspects guère reluisants.
D’abord, le mensonge permanent, avec
Jean-Pierre Jouyet qui a démenti ce qu’avançaient les journalistes du Monde, pour finalement l’admettre devant
l’évidence des enregistrements, qui n’étaient même pas dissimulés. Ensuite,
cela rappelle également que Nicolas Sarkozy est sous le coup de nombreuses
affaires, dont notamment le
fait d’avoir dépensé entre 11 et 17 millions d’euros de plus pour sa campagne
présidentielle de 2012 que le plafond légal de 21 millions, ce qui pourrait
bien le disqualifier pour 2017. Enfin, cela rappelle également les mœurs de
cette jungle politique où tous les coups semblent permis.
Besoin
d’air frais



