Affichage des articles dont le libellé est liberté. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est liberté. Afficher tous les articles

mercredi 21 septembre 2016

Les arguments de ceux qui acceptent le burkini ne tiennent pas

Après avoir animé l’été, le sujet semble sortir du débat public. Le trop plein de l’été peut expliquer cela, mais en l’absence de la moindre décision du gouvernement, après avoir revu il y a quelques jours les arguments pour l’interdiction, et rappelé les prises de position d’intellectuels comme Salman Rushdie ou Malika Sorel, je pense qu’il est encore nécessaire de démonter les arguments de ceux qui l’acceptent.



Anarchie, amalgame et petit bout de la lorgnette

dimanche 17 avril 2016

Le libéralisme à plusieurs vitesses

Les ultralibéraux font généralement de la liberté la valeur centrale. Mais à force de laisser-faire et de laisser-passer, il faut bien constater que leurs politiques finissent par produire une liberté à plusieurs vitesses, assez large au sommet de la pyramide, parfois bien plus restreinte en bas.



C’est cher et contraignant d’être pauvre…

dimanche 11 octobre 2015

Vous avez dit subversif ? (billet invité)

Billet invité de Marc Rameaux, qui vient de publier « Portrait de l’homme moderne »


La subversion ne consiste pas à mettre les rieurs de son côté, car les rieurs sont bien souvent les repus et les puissants. Auquel cas le rire devient une forme de collaboration, de soumission servile, celle des bouffons de cour.

Lorsque le rire devient l’instrument de son propre pouvoir ou du pouvoir des autres, l’esprit de finesse dont il se croit investi ne fait que masquer le plus banal des arrivismes.

La dérision systématique qui envahit certains de nos médias est de façon évidente une stratégie de tabula rasa visant à ne laisser la parole qu’à une seule opinion. Il nous est infligé un humour sinistre, accompagné par des commissaires du peuple grimés en clown, chargés de repérer et désigner ceux qui n’ont pas ri.

La subversion véritable consiste à ridiculiser les tartuffes, quel que soit le catéchisme qu’ils emploient, celui des anciennes ou des nouvelles dévotions.


De la libération sexuelle

mardi 8 juillet 2014

Ordosouverainisme et autoritarisme


Face à l’eurolibéralisme défendu, avec quelques nuances, par le PS, l’UMP, les centristes et les écologistes, j’avais développé la notion d’ordosouverainisme, en soulignant néanmoins qu’il y avait deux sous-familles, les progressistes et les identitaires. On pourrait ajouter que certains ordosouverainistes semblent tentés par l’autoritarisme, ce qui ressort des modèles qu’ils se donnent.



Danger sur la liberté ?

La plupart des critiques de la mondialisation, qu’ils soient de gauche, de droite ou d’ailleurs, dénoncent le néolibéralisme et donc le primat absolu pris par la liberté sur toutes les autres valeurs de notre société. Un message particulièrement fort dans notre pays dont le triptique place deux autres valeurs sur le même plan, l’égalité et la fraternité, ce qui implique un équilibre entre les trois, l’un ne devant pas prendre le dessus sur les deux autres. Or il est évident qu’aujourd’hui, le néolibéralisme sacrifie l’égalité et la fraternité sur l’autel de la liberté absolue (sanctifiée dans les traités européens avec la liberté de circulation des capitaux, des biens et des personnes). Les inégalités ne cessent de progresser, comme soutiennent Piketty ou Stiglitz et la fraternité est remise en cause par la déconstruction des services publics.

Comme la plupart des critiques de cette anarchie néolibérale, qui revient à un retour de la loi de la jungle et du plus fort, je pointe le nécessaire retour à davantage d’ordre, m’opposant aux néolibéraux économiques comme sociétaux. Néanmoins, dans ce nécessaire rééquilibrage de nos sociétés, n’existe-t-il pas le risque de pousser le balancier dans un autre sens un peu trop fort et d’oublier que la liberté aussi est une valeur fondatrice de notre République, qui a permis l’émancipation des nouveaux citoyens d’un ordre ancien qui pouvait être oppressif et liberticide ? D’ailleurs, la sanctification de la liberté des néolibéraux finit par être contre-productive puisqu’elle aboutit à construire une société où finalement, seule une petite minorité est véritablement libre, l’argent finissant par devenir l’alpha et l’omega.

La tentation autoritaire