Affichage des articles dont le libellé est Cinquième République. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Cinquième République. Afficher tous les articles

dimanche 16 avril 2017

Présidentielles : merci la Cinquième République !

Même si quelques candidats proposent de changer de République, je persiste à penser que, malgré des changements malheureux nos institutions demeurent une force de notre pays. Ce sont elles qui nous ont permis de mieux résister que d’autres aux ravages de la globalisation ultralibérale. Et ce sont elles aussi qui nous donnent le plus grand choix aux élections, comme nous le constatons aujourd’hui.



Plus démocratiques et plus protectrices

samedi 5 décembre 2015

Joyeux 50 ans au suffrage universel pour la présidentielle ! (billet invité)

Billet invité de Jean-Jacques Saldat, membre du Conseil National de Debout la France

Nous célébrons aujourd'hui le cinquantenaire de la première élection présidentielle de la Ve république au suffrage universel qui se déroula les 5 et 19 Décembre 1965.


Celle-ci eut lieu après le référendum du 28 Octobre 1962 qui décidait de cette réforme constitutionnelle, car jusqu'à cette date, le président de la république était élu par un collège réduit d'électeurs.

Ce fut donc là un changement important qui s'opérait dans la vie politique française.


vendredi 26 décembre 2014

Jacques Julliard a raison sur le suffrage universel, pas sur la suppression du Premier ministre





En défense de l’idée même de démocratie

Certains n’ont pas digéré le référendum de 1962, lors duquel le général de Gaulle avait transféré le choix du président de la République d’une assemblée d’élus au peuple. Cet élément fondamental de l’architecture institutionnelle de notre pays est parfois critiqué mais l’attachement des Français y est si fort qu’il sera bien difficile de revenir dessus. Il est heureux que Jacques Julliard le soutienne, d’autant plus que le malaise a une autre raison. Les pouvoirs de nos gouvernements ont été considérablement réduits : plus de contrôle de la monnaie, un magma de traités qui fixent un cadre politique pré-déterminé dans lequel les marges de manœuvre sont toujours plus restreintes, oblitérant de facto la démocratie.

Certains disent que le peuple serait perméable à la démagogie, comme si eux ne l’étaient pas… Ils veulent éloigner toute décision importante du suffrage universel, d’où les banques centrales indépendantes, ou les accords qui placent les multinationales sur le même plan que les Etats. Jacques Julliard leur répond en notant que le parlementarisme aboutit à la même personnalisation et que le problème est ailleurs : « ceux qui nous gouvernent sont dans une voiture dans laquelle ni les freins, ni l’accélérateur ne répondent. Et l’on voudrait résoudre le problème en supprimant l’élection présidentielle, c’est-à-dire le lien direct entre les électeurs et le pouvoir ? Cela ne ferait qu’aggraver la situation ».

Pourquoi nous avons besoin de Matignon

lundi 20 octobre 2014

Quel avenir pour la Vème république ? – Partie 2 (billet invité)


Billet invité d’Enfant de la patrie

Des améliorations possibles

Des voix se font de plus en plus entendre pour proclamer leurs désamours de nos institutions politiques en pannent. L'ancien coprésident du front de gauche, Jean-Luc Mélenchon, souhaite créer un mouvement pour la sixième république, quand d'autres, comme Étienne Chouard, propose l'organisation d'un tirage au sort, pour désigner les représentants du peuple. Mais un constat demeure celui d'une démocratie française désuète et inefficace, où les élites politiques ne se renouvellent plus.


dimanche 19 octobre 2014

En défense de la Cinquième République


Enfant de la Patrie défend aujourd’hui une réforme profonde de la Cinquième République sur le blog et pose des questions sur le mode de scrutin. Etant données mes convictions personnelles, je ne peux pas ne pas répondre à ce papier, même si je reconnais que des réformes pourraient être utiles.



Se tromper de coupable

Fondamentalement, je pense que ceux qui réclament un changement profond de nos institutions, réforme de la Cinquième République, ou même passage à une Sixième République, se trompent de bataille. La crise économique et politique actuelle n’est pas spécifique à notre pays. Tous les grands pays développés sont dans une position difficile, ne parvenant pas à retrouver une croissance soutenue, ce qui maintient une part importante de la population dans la difficulté, entre chômage et baisse du pouvoir d’achat, alors même que la situation des multinationales et des plus riches n’a jamais été aussi bonne depuis des décennies. Partout le constat est le même et cela aboutit en général à des tensions politiques, un affaiblissement des partis traditionnels et le succès de partis protestataires et / ou extrémistes.

Cette généralisation de la crise dans des pays qui ont des institutions très différentes de la nôtre, tend à disculper la Cinquième République. Le débat sur la proportionnelle est un peu stérile, ceux qui la demandent étant souvent ceux qui y gagneraient des sièges, ceux qui s’y opposant ceux qui y perdraient… Et je ne vois pas en quoi couper le Parlement en deux types de députés améliorerait quoique ce soit à la situation actuelle. La moindre clarté des résultats redonnerait inévitablement plus de pouvoir aux partis qui pourraient alors négocier chèrement leur soutien. L’idée du tirage au sort, même si elle est bien documentée et peut faire envie étant donné le niveau de nos politiques, me révulse car cela revient à passer d’un choix collectif et conscient à l’arbitraire du hasard, comme une renonciation à la démocratie.

Quelques pistes de réflexion

Quel avenir pour la Vème république ? - Partie1 (billet invité)


Billet invité d’Enfant de la patrie

Constat d’un affaiblissement


Un président qui a perdu le soutien de tout un peuple, de toute une nation. Une opposition minée par les affaires judiciaires, les querelles de coq de basse-cour, un désamour profond des Français envers la classe politique et vous obtenez une crise démocratique. Les Français sont las des belles paroles qui laissent rapidement place à la désillusion, et in fine, le retour de la petite musique néolibérale européiste en fond, qui semble ne plus s'arrêter. Nier que nos institutions n'aient pas joué un rôle dans toute cette mascarade démocratique serait une faute, et il ne s'agit en rien de remettre en cause la Ve République, mais d'en analyser les erreurs.



La Vème République devait protéger la France des instabilités gouvernementales, et sortir d'une république aux mains des appareils politiques. Le premier objectif a tenu sa promesse, mais nous a contraints aux aléas de gouvernements aux politiques inefficaces et de présidents qui n'en ont pas la stature. François Hollande serait certainement plus aux affaires sous les institutions de la IIIème République, éjecté par une majorité trop chancelante. Quant aux écuries politiques - qui servent plus les intérêts partisans et particuliers, que l'intérêt général - elles n'ont jamais été aussi fortes qu'aujourd'hui. Le suffrage universel direct aux législatives nous a enfermés dans un paysage politique bipolaire, qui certes à présent, connaît quelque remous avec l'arrivée d'un tripartisme, mais reste confiné, a une idéologie unique libérale européiste, et a un programme contestataire. Les petits partis se retrouvent bien souvent écrasés par les institutions de la Vème République, ignorés, écartés du débat politique, confisqué par les partis de gouvernement.

dimanche 20 juillet 2014

Faut-il réhabiliter le quinquennat ?


Il y a une semaine, L’Oeil de Brutus a attribué au passage au quinquennat une part de responsabilité dans la déliquescence de la Cinquième République. Un argument qui parle aux gaullistes, qui, comme moi, ont voté contre le changement de durée du mandat présidentiel. Et si ce n’était pas la bonne cible ?

La pratique ou la durée ?

S’il est bien logique qu’un mandat de sept ans pousse à davantage se soucier du long terme qu’un mandat de cinq ans, et que la non-cocomitance du mandat présidentiel et du mandat de l’Assemblée instaurait deux temps différents, le septennant poussant à un président plus arbitre, le quinquennat risquant de le pousser à une position de premier ministre bis, les dernières décennies incitent à la méfiance. En effet, Valéry Giscard d’Estaing, pourtant élu pour sept ans et non cinq, n’a-t-il pas été un précurseur du président qui se mèle de tout, brouillant la distinction avec le Premier Ministre, ravalé avant l’heure au stade de « collaborateur ». A contrario, le quinquennat de Jacques Chirac s’est passé en respectant bien la division des tâches originelles de la Cinquième République, malgré un mandat plus court.

Bref, prendre ces deux exemples pousse à relativiser les avantages et les inconvénients théoriques des deux mandats en montrant que plus que la durée du mandat présidentiel, c’est peut-être plus la conception du pouvoir qui prime, un quinquennat pouvant être mené selon l’esprit du Général de Gaulle, du point de vue du partage du pouvoir exécutif au moins, tandis qu’un septennat peut être mené avec les mêmes défauts que l’Oeil de Brutus attribue plus généralement au quinquennat. J’ai fini par acquérir la conviction que les dérives de notre vie politique sont beaucoup plus les conséquences des comportements des personnes qui nous gouvernent plutôt que de nos institutions, ou même des évolutions de nos institutions, même quand je les ai combattues, comme je l’ai fait à l’époque du référendum.

En défense du quinquennat

dimanche 13 juillet 2014

Quinquennat et déliquescence de la Ve République (billet invité)


Billet invité de l’œil de Brutus.

M. Jean Massot publiait il y a peu une tribune sur le site du Monde pour défendre le système de mandat à 5 ans du président de la République (Le quinquennat n'a pas à être le bouc émissaire de la désaffection à l'égard du politique).


Il faut bien l’avouer : une bonne partie de ses arguments en eux-mêmes sont justes.
Ainsi, l’hyper-présidentialisation et la personnalisation du combat politique ne sont pas des tares spécifiques au quinquennat. La médiatisation et la « people-isation » du politique y sont bien plus pour quelque chose. De même, la bipolarisation politique de notre pays est bien antérieure à l’instauration du quinquennat.

dimanche 11 août 2013

En visant la 5ème République, le Front de Gauche se trompe de cible


Il faut sans doute y voir un reste de l’opposition originelle du PCF à la Cinquième République. C’est une marotte du Front de Gauche : pour changer de système, il faudrait passer à une 6ème République. Sur son blog, Clément Sénéchal affirme que « la 5ème République n’a jamais été ni républicaine ni compatible avec quelque visée socialiste que ce soit ». Une affirmation qui appelle réponse.



Un préalable nécessaire ?

Clément Sénéchal soutient qu’il est « illusoire » de coire qu’il n’y aurait « nul besoin en somme d’un changement de régime pour amorcer un virage social ». Nos institutions seraient « taillées pour maintenir en ordre un capitalisme autoritaire ». Cette vision des choses est totalement fausse. Passons sur l’incohérence qu’il y a à dénoncer dans la partie précédente la trop grande concentration des pouvoirs dans les mains du président de la République pour dire ensuite que nos institutions ne permettraient pas d’amorcer un virage social. A priori, c’est soit l’un, soit l’autre. Si le président de la République a beaucoup de pouvoirs, c’est justement pour pouvoir amorcer des changements importants.

D’ailleurs, l’histoire de la Cinquième République infirme complètement ce prétendu biais. Il n’y a pas besoin de remonter très loin pour le comprendre : en 1981, la France a connu un vrai coup de barre à gauche, qui démontre que nos institutions sont suffisamment plastiques (et neutres politiquement) pour permettre des changements importants dans la direction politique du pays. De même, quand Clément Sénéchal évoque le vote récent de l’ANI pour justfiier son point de vue, il fait un hors-sujet. Que je sache, l’ANI ne fait pas partie de la constitution. Le propre de bonnes institutions est justement de permettre des politiques très différentes, en fonction du souhait du peuple : c’est ce que permet la 5ème République. Il n’y a aucune démonstration solide du fait que nos Institutions freineraient le changement économique. Une autre preuve est que toutes les critiques que fait le FG du système économique actuel peuvent aussi s’appliquer aux autres pays européens, dont les institutions sont pourtant très différentes des nôtres. Le problème actuellement, c’est le système économique, pas nos institutions.

Un exécutif fort pour une démocratie forte