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mardi 15 juin 2021

lundi 31 mai 2021

Il est temps de revoir la loi Toubon !

Papier publié sur le FigaroVox

 

En 1994 cette loi était passée pour « protéger le patrimoine linguistique français ». Déjà, le Conseil Constitutionnel en avait limité la portée au service public. Vingt-sept ans après, elle est tellement inefficace que notre future carte d’identité sera bilingue, et le globish bourgeonne dans bien des communications de nos services publics, sans même parler du secteur privé. La France a donc besoin d’une nouvelle loi pour rétablir le français comme seule langue de communication de notre pays.

 


Combattre l’invasion du globish

 

samedi 25 janvier 2020

L’invasion publicitaire toujours plus insupportable de l’anglais


Choose France, Unboring the future, For all your livres : ces dernières semaines, nous avons eu droit à de nouveaux exemples du refus de l’emploi du français par le président de la République et deux des marques les plus emblématiques de notre pays. Un choix tout aussi choquant que contre-productif, qui ne devrait pas être possible dans un pays qui défend véritablement sa langue.




Défendre son identité ou choisir le globish ?



samedi 18 février 2017

samedi 6 juin 2015

Charte européenne des langues régionales : Hollande nourrit la guerre contre le français

Bien sûr, c’était une de ses promesses de campagne. Il y a 18 mois, Jean-Marc Ayrault, avait annoncé sa ratification, mais François Hollande avait préféré se concentrer sur l’économie. Lundi, dans une lettre à un député breton, il a relancé la ratification de la charte européenne des langues régionales.



Nouveau délire européen

En 1992, les euros béats nous avaient vendu le principe de subsidiarité, selon lequel l’UE serait sensée gérer les domaines dont elle s’occuperait mieux que les Etats. Déjà, on peut contester cela car en général, l’UE est juge et partie. Et surtout, pourquoi donc l’UE se mêle des langues régionales parlées dans les pays membres ? Chaque pays a une culture différente et un rapport différent à la question régionale. Et, comme le notait Laurent de Boissieu, « le Conseil constitutionnel a(vait) donc logiquement jugé qu’une telle reconnaissance de minorités linguistiques porterait ‘atteinte aux principes d’indivisibilité de la République, d’égalité devant la loi et d’unicité du peuple français ». Ceci impose au gouvernement de passer par la lourde procédure d’un Congrès pour faire une loi constitutionnelle.


Le français attaqué sur tous les fronts

dimanche 28 décembre 2014

Pierre Moscovici, prix de la carpette anglaise


Il y a quelques jours, l’ancien ministre de l’économie, promu commissaire européen malgré des résultats désastreux, a été honoré d’un prix qui lui va bien, celui de « la carpette anglaise », pour avoir envoyé une lettre anglaise à son successeur, Michel Sapin. Plus qu’une anecdote.



Pourquoi une telle évolution ?

Bien sûr, l’envoi d’une missive en anglais par Pierre Moscovici à Michel Sapin est totalement ridicule. En outre, rien ne le justifie, le français faisant en plus partie des langues de travail de la commission. Rien ne justifiait l’emploi de la langue de Shakespeare entre deux français, à moins qu’il ne soit décrété que l’anglais soit la seule langue de travail de l’UE, ce qui n’est pas le cas. Et cela est d’autant plus absurde que Londres devrait organiser un référendum sur la sortie de l’UE. Il est donc encore plus affligeant que deux français correspondent officiellement dans la langue d’un pays qui pourrait quitter l’UE. Un ami indique souvent que la Banque de France publie de plus en plus en anglais sans même traduire.

Il faut bien reconnaître que l’anglais a fini par s’imposer comme la nouvelle lingua franca du monde, portée par de multiples vents : la place économique des Etats-Unis, le relais de la culture populaire anglo-saxonne mais aussi la mondialisation, qui pousse les multinationales à adopter cette lingua franca pour travailler par-delà les frontières. L’immense majorité de ceux qui cèdent à l’utilisation de l’anglais le font bien plus par commodité que par un quelconque dessein funeste, influencés que nous sommes par les différents facteurs vus plus hauts. Mais comme le note Alain Borer dans une interview passionnante, « nous collaborons à la disparition du français », un asservissement et un appauvrissement.

Une invasion au ralenti, mais à repousser

vendredi 24 janvier 2014

Le français, pris en tenaille entre les langues régionales et l’anglais


Mercredi a débuté à l’Assemblée Nationale l’examen du texte destiné à permettre la ratification de la charte européenne des langues régionales. Une initiative de plus contre la nation, avec l’alliance traditionnelle entre l’Union Européenne et les régions. Un projet auquel il faut absolument s’opposer.



L’Europe et les régions alliées, contre la nation

Pas besoin d’être un complotiste paranoïaque pour mettre en parallèle les initiatives du gouvernement pour promouvoir l’usage de la langue anglaise à l’université ou à la maternelle et sa promotion des langues régionales. Tout se passe comme si, pour certaines personnes, dans le futur vers lequel il faudrait tendre, l’anglais remplacerait en partie le français dans les métropoles ouvertes sur l’international, comme Paris – direction déjà prise aujourd’hui – et si les anciennes langues régionales, qui étaient tombées en désuétude, seraient à nouveau les langues d’échange dans le reste du territoire.

C’est à croire en effet qu’une certaine élite (qui vient plutôt de la gauche, du fait de son internationalisme et de son hostilité innée vis-à-vis de la nation), le français pourrait être une option pour nos compatriotes qui vivraient alors sur un territoire dont l’unité nationale et républicaine aurait été dépecée par l’Europe et les régions. Bien sûr, les textes en cause sembleront anecdotiques par rapport à cette vision d’un futur anti-national, mais il faut bien admettre qu’ils s’inscrivent dans une tendance de long terme dont l’issue pourrait bien être la mise à mort de l’idée nationale par l’europe des régions.

Mobilisation générale

samedi 28 décembre 2013

Non à la charte européenne des langues régionales


Il y a quinze jours, en déplacement en Bretagne, le premier ministre, Jean-Marc Ayrault a annoncé la prochaine ratification de la charte européenne des langues régionales et minoritaires, promise par François Hollande. Encore un mauvais coup de cette mauvaise europe contre les Etats-nations.



Non, mais de quoi je me mêle !

Il est tout de même assez stupéfiant que personne ne se pose la question : pourquoi donc l’UE se mèle des langues régionales parlées dans les pays membres ? Selon le principe de subsidiarité, l’UE serait sensée gérer les domaines dont elle s’occuperait mieux que les Etats (principe contestable sur le fond, mais aussi la forme puisque l’UE est juge et partie). Et comment justifier qu’elle soit mieux à même de gérer la question des langues régionales ? Chaque pays a une culture différente et aussi un rapport différent à la question régionale. Par conséquent, une charte unique est totalement injustifiée.

Et comme le note bien Laurent de Boissieu dans une note détaillée et engagée sur son blog, « en réalité, cette charte a pour objet de permettre la reconnaissance de minorités (ou ‘groupes’ de locuteurs à l’intérieur des ‘territoires’ dans lesquels ces langues régionales sont pratiquées) jouissant de droits collectifs, notamment le ‘droit imprescriptible’ de pratiquer une langue régionale minoritaire non seulement dans la ‘vie privée’ (ce qui est bien entendu le cas actuellement) mais également dans la ‘vie publique’, c’est-à-dire dans les relations avec les administrations et les services publics ».

L’alliance UE – régions contre les Etats

lundi 25 novembre 2013

Contre l’invasion de l’anglais


Lentement, mais sûrement, et insidieusement, l’anglais grignote de la place dans notre vie de tous les jours. De plus en plus d’entreprises, françaises comme étrangères, utilisent des noms de marque ou des slogans en anglais. Une pratique choquante que l’Etat devrait interdire.



Do you speak English ?

Il y a quelques décennies, les films étrangers avaient souvent un nom en français. Aujourd’hui, de moins en moins de producteurs prennent cette peine. Pire, dans la communication, il semble de plus en plus courant d’utiliser l’anglais pour vendre de nouveaux produits ou services. Citroën a appelé sa boutique de vente en ligne Citroëncarstore et a traduit en anglais le nom DS, devenu Distinctive Series, de quoi faire se retourner dans sa tombe le créateur de la célèbre voiture. La nouvelle banque de BNP Paribas s’appelle HelloBank. Carrefour a enterré Champion pour le remplacer par Market.

Malheureusement, cette mode délétère est encore plus forte dans la communication publicitaire. EDF a lancé une grande campagne EDFpulse pour promouvoir ses innovations. Peugeot vend ses voitures en France sous le slogan mystérieux motion and emotion, qui ne doit pas parler à grand monde dans notre pays. Evian, qui n’avait quand même pas beaucoup d’effort à faire pour dire « vivez jeune », a préféré le slogan anglais « Live Young » pour sa nouvelle campagne. Dans les médias, ce n’est pas beaucoup plus fameux : on peut par exemple penser à la Team Toussaint d’Itélé.

Combattre la globalisation

mercredi 22 mai 2013

Projet Fioraso : cette gauche qui a un problème avec le français (et la France)


Le débat sur le projet de loi Fioraso arrive à l’Assemblée. Alors qu’une partie de la majorité s’y oppose, Libération a pris partie de manière bruyante sur le sujet en publiant une une en anglais, illustrant tout ce que les opposants au projet craignent avec ce projet.



Un Munich linguistique

Projettons nous dans quelques décennies. Et si 2013 n’était que la première étape vers une disparation du français ? Car non seulement le gouvernement veut libéraliser l’utilisation de l’anglais à l’université, mais il promeut l’utilisation des langues régionales par la voix de Vincent Peillon, organisant donc une double attaque contre le français. Il n’est pas très compliqué d’imaginer ce que seront les prochaines étapes de cet abandon de notre langue pour promouvoir l’anglais.

Dans quelques années, on nous expliquera que, comme en Allemagne, pour que notre recherche soit compétitive, il faut publier seulement en anglais. Du coup, mieux vaudra alors abandonner purement et simplement notre langue dans l’enseignement supérieur pour que nos chercheurs prennent l’habitude de l’anglais. Puis, pour que nos étudiants soient compétitifs en anglais, on commencera à enseigner dans cette langue au lycée. Sur plusieurs décennies, on peut imaginer un mouvement qui verrait l’anglais remplacer lentement mais sûrement le français à l’école, compétitivité oblige.

Puis, nos cinéastes pourraient également tourner de plus en plus souvent nos films en anglais, meilleur moyen pour les exporter. Devant la progression du niveau, nos médias nationaux pourraient alors passer progressivement à l’anglais, de manière à s’addresser à une plus large audience à l’international, seuls les médias régionaux conservant alors le français, à moins que les langues régionales l’y remplacent alors...  Et les multinationales, qui ne demandent rien de mieux que de limiter leurs coûts et simplifier leur logistique, seront alors ravies de pouvoir communiquer en anglais…

L’internationalisme des imbéciles

mercredi 1 mai 2013

Madame Fioraso, il faut durcir la loi Toubon, pas l’assouplir !


C’est un projet qui déchire le Parti Socialiste : la ministre de l’enseignement supérieur, Geneviève Fioraso, souhaite assouplir la loi Toubon pour permettre d’augmenter la part d’enseignement en anglais dans nos universités. Un projet dangereux qui va à contre-sens de ce qu’il faut faire.



L’invasion du « globish »

La globalisation n’est pas seulement économique. Elle est aussi culturelle et s’appuie sur l’anglais. Comme le souligne Claude Hagège, « imposer sa langue, c’est imposer sa pensée ». La langue est un élément essentiel de l’identitié d’un peuple puisqu’il s’agit de son moyen de communiquer. Une langue façonne la pensée, la culture, l’identité de la personne qui la parle et plus largement de la communauté à laquelle il appartient. C’est un élément essentiel de l’identité nationale.

Et même si la France fait de la résistance contre la culture étasunienne, grâce aux lois protectionnistes de son industrie musicale et cinématographique, l’anglais ne cesse de pousser son influence dans tous les compartiments de notre vie : au travail, où certaines multinationales françaises vont même jusqu’à l’imposer dans les réunions, y compris quand elles ne rassemblent que des français, dans l’enseignement, où une proportion grandissante de cours est donnée dans la langue de Shakespeare, mais aussi dans notre vie courante, dans la publicité ou les produits que nous achetons.

Cette invasion linguistique est aussi bien véhiculée par la gauche internationaliste, qui trouve tellement pratique de pouvoir communiquer avec tous les peuples du globe, que par la droite des affaires qui y voit un moyen de faire des économies d’échelle. Le tout est défendu par une partie des élites mondialisées, pour qui l’anglais (ou plutôt, sa variante internationale, le « globish ») est devenue la deuxième langue maternelle, au point d’inscrire leurs enfants dans des écoles bilingues.

Aller plus loin que la loi Toubon

lundi 8 avril 2013

Projet Fioraso, anglais en maternelle : le gouvernement trahit la France


Du fait de la crise économique majeure, des affaires ou de l’interminable débat sur le mariage pour tous, certains projets du gouvernement avancent de manière discrète. Ils n’en sont pas moins scandaleux, comme ceux qui consacrent l’anglais à la fois en maternelle et dans les universités.

Le parti de l’étranger

Au final, c’est bien de cette manière que l’on peut qualifier le gouvernement sur le sujet oh combien essentiel de la défense de la langue français. Ce gouvernement semble agir comme un agent de promotion de la langue anglaise et d’affaiblissement du français, ce qui est pour le moins paradoxal pour des personnes en charge de notre pays. En effet, coup sur coup, deux projets viennent renforcer la place de l’anglais dans notre pays tout en affaiblissant celle du français.

Alors que les études internationales démontrent une baisse du niveau des écoliers français, notamment dans la maîtrise du français, qu’on a réduit les heures consacrées à son apprentissage, le gouvernement ne trouve rien de mieux à faire que de vouloir développer l’apprentissage de l’anglais dès la maternelle. On reste sidéré devant un tel projet alors qu’au primaire toute l’énergie devrait être consacrée à l’amélioration de la maitrise de notre langue maternelle, de plus en plus malmenée.

Dans la même veine, la ministre de l’enseignement supérieure, Madame Fioraso, a présenté le 20 mars, journée internationale de la francophonie (sic), un projet visant à démanteler la loi Toubon ! Concrètement, cela permettrait à nos universités de généraliser l’emploi de l’anglais comme langue d’enseignement, à la place du français, comme le rappelle l’écrivain Frédéric Werst dans une tribune publiée par le Figaro, disant que « l’université française doit faire cours en français ».

La résistance doit s’organiser !