Bien sûr, il
y a sans doute de la simplication à apporter dans notre droit du travail, les
détails ne profitant pas toujours à ceux qui en ont le plus besoin, comme pour
la fiscalité. Mais en France, il
semble que la majorité actuelle ira bien plus loin que la précédente, confirmant
le
cap eurolibéral théorisé il y a 16 mois.
Hollande
manie le rabot
The Economist a vendu la mèche : un
conseiller du gouvernement aurait confié « faire
l’opposé du Premier ministre Italien, Matteo Renzi, qui a créé un choc avec un
contrat unique à court terme, plus flexible. Les réformes françaises sont
divisées entre M. Macron, qui pousse déjà une loi de libéralisation des
marchés, et François Rebsamen, le ministre du travail. Des réformes sont
laissées aux négociations entre le patronat et les syndicats ». Il
faut dire que la majorité actuelle a déjà beaucoup fait. Après
le CICE, qui avait déjà baissé le prix du travail, sont venues les 40 milliards
de baisse des cotisations patronales. Emmanuel Macron y a ajouté sa loi, qui
libéralise le travail du dimanche, tout en introduisant un moyen de réduire son
prix. Bref, en trois ans, le Parti « Socialiste », est allé bien
plus loin que l’UMP…
Mais il
semble que l’appétit néolibéral de notre gouvernement n’ait pas été éteint par
ses salves législatives antérieures, ou l’absence
de coup de pouce au SMIC. Plusieurs
chantiers sont encore en cours. François Rebsamen pilote, avec les
syndicats, une simplification de notre droit du travail. Et si certains aspects
auront peut-être du sens, le passif des 18 derniers mois amène à craindre légitimement
que les projets en cours ne soient qu’un rabottage uniforme du système,
davantage au détriment de ceux qui en ont le plus besoin, qui ne pourront pas
se défendre, au contraire de certains groupes de pression, entendus au sommet
du pouvoir. Et comme le diable est dans les détails, il suffira de présenter un
projet complexe, avec une mesure « sociale » bien visible et répétée
pour faire passer le tout.
Un
tableau plus complexe











