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samedi 29 novembre 2025

Bygmalion : Sarkozy, mauvais chef incapable et escroc à moitié habile

Mercredi, la Cour de Cassation a confirmé la condamnation de Nicolas Sarkozy dans l’affaire Bygmalion. Dans le lourd agenda judiciaire de l’ancien président, cette affaire, qui lui vaut une deuxième condamnation à de la prison ferme, est peut-être celle qui disqualifie le plus durement le repris de justice qui a passé cinq ans à l’Élysée. Même s’il avait été innocent, Nicolas Sarkozy serait profondément discrédité.


 

Une défense qui le disqualifie complètement

 

lundi 6 octobre 2025

Que penser de la condamnation de Nicolas Sarkozy ?

La condamnation de l’ancien Président de la République à cinq ans de prison avec exécution provisoire, dont la date sera annoncée le 13 octobre, a déclenché une véritable tempête politique. En ayant pris du temps pour y réagir, il est assez frappant de constater la complaisance d’une grande partie de la classe politique et médiatique, de Marine Le Pen à Jean-Michel Apathie. Qu’en penser ?

 


Justice trop dure pour un délinquant trop habile ?

 

vendredi 17 avril 2015

UMP : changer la forme pour ne rien faire sur le fond

Nicolas Sarkozy a tranché : pour tenter de faire oublier les affaires associées à son nom, le parti dont il est le président va en changer pour prendre celui des Républicains. Outre le caractère bien optimiste de croire que cela fera oublier le passer, ce choix est significatif à plusieurs titres.



Communiquer pour ne pas réfléchir

Le plus incroyable depuis le retour de Nicolas Sarkozy, c’est de constater combien l’UMP a tout simplement renoncé à réfléchir. La campagne pour la présidence du mouvement avait plus à voir avec l’élection du vainqueur d’un Loft Story vaguement politique que de l’élection du premier parti d’opposition. Tout semble s’être joué sur l’équation personnelle des candidats et quelques postures bien davantage fondées sur leurs caractères plutôt que le fond de leur programme. C’est d’ailleurs la triste pente que prend le combat à venir des primaires, entre un Alain Juppé qui présente un visage plus modéré dans les Inrocks quand Nicolas Sarkozy semble vouloir suivre la voie de 2012.

En revanche, sur le fond, c’est l’encéphalogramme plat. Le président de l’UMP semble préférer les colloques grassement payés à la réflexion. Les quelques idées qu’il a avancées ne sont qu’une resucée de ses campagnes passées, certaines appliquées pendant son quinquennat, d’autres pas. Nicolas Sarkozy n’a pas avancé le début d’une véritable réflexion nouvelle, se contentant de surfer sur les vagues de l’actualité et le mécontentement à l’égard du président actuel. Et Alain Juppé est également en service minimum, semblant uniquement compter sur son équation personnelle, ainsi que celle de son principal adversaire, pour être élu candidat de son camp fin 2016. Bienvenue au Loft de l’UMP.

Le peu de sens qui émerge

lundi 22 septembre 2014

Sarkozy : le retour du communiquant affairiste dans sa bulle


En mars 2012, le président sortant promettait qu’il se retirerait de la politique s’il perdait la présidentielle. Un mensonge de plus pour celui qui semble devoir être le candidat de l’UMP en 2017, et qui s’est livré à une grande opération de communication hier soir avec la complicité de Laurent Delahousse.



Service public de… république bananière

France 2 a fait un beau coup en obtenant la première interview de l’ancien président de la République pour son retour sur la scène publique. Il est évident que les audiences seront bonnes. Mais malheureusement, la déontologie n’en sort pas grandie, Laurent Delahousse ayant davantage joué le rôle de faire-valoir plutôt que celui du journaliste faisant son travail. Certes, quand il a eu le culot d’évoquer les 500 000 chômeurs de plus depuis 2012, il a tout de même rappelé qu’il y en avait eu 750 000 de plus sous son mandat, mais l’ancien président a pu s’abriter derrière la crise de 2008. Et il a laissé passer l’attaque culottée sur le pouvoir d’achat, qui était sa promesse de 2007, pas mieux tenue alors. Enfin, en bon petit soldat du néolibéralisme, il a demandé s’il fallait une « thérapie de choc » : le Medef le remercie…

Il a évoqué les affaires certes, mais il lui a aussi demandé s’il était toujours sur écoute, ce qui a permis à l’ancien président de jouer la victime. Et quand il s’est plaint du non remboursement de sa campagne malgré le soutien de 18 millions de Français, il ne lui a pas rappelé que cela était la conséquence du dépassement du seuil légal de dépenses. Et il a aussi laissé passer l’argument selon lequel s’il était inquiété par les affaires, il ne reviendrait pas à la politique, alors qu’il pouvait lui répliquer en lui disant qu’il n’était peut-être pas inintéressé par l’immunité que confère la présidence. Bref, Delahousse a été complaisant, laissant même passer son ignorance du nom de Bygmalion sans le relancer sur le montant de ses dépenses de campagne. Et je ne parle pas des récents développements de l’affaire Tapie…

Opération communication

samedi 30 août 2014

Lavrilleux révèle le caractère mafieux de l’UMP


«  Si on m’exclut de l’UMP, (…) je parlerai » : c’est ainsi que Jérôme Lavrilleux, qui a été directeur adjoint de la campagne présidentielle de 2012, a réagi à la menace de sanction de la part de la commission des recours du parti. Une déclaration aussi effarante que révélatrice.



Chantage public


Bien sûr, on peut comprendre qu’il ne souhaite pas porter le chapeau dans cette affaire, ce qui n’est pas totalement injuste. En effet, il serait foncièrement anormal qu’il soit sanctionné et pas Nicolas Sarkozy, qui est au moins indirectement responsable des énormes abus qui ont abouti à ce que sa campagne coûte 11 à 17 millions d’euros de plus que le seuil maximal de 22,5 millions, grâce au maquillage des comptes du parti majoritaire. Mais en même temps, cette déclaration pose doublement problème. D’abord, ce faisant, Jérôme Lavrilleux confirme qu’il y a des dossiers très embarrassants à l’UMP, et donc que les dirigeants de ce parti se sont sans doute mal comportés ces dernières années. Et cela montre qu’il a couvert des comportements répréhensibles, ce qui en dit long sur l’éthique des patrons de ce parti

Une ombre pour Don Sarkozy

jeudi 3 juillet 2014

Nicolas Sarkozy : déjà échec et mat par les affaires pour 2017 ?


Hier, l’ancien président de la République s’est exprimé sur TF1 et Europe 1 (qui confirment leur statut de médias amis) pour se défendre après sa garde à vue et sa mise en examen. C’est sans doute le signe qu’il souhaite se présenter en 2017. Mais toutes ces affaires le disqualifient pour son retour.



Un homme et 8 affaires

Le nombre d’affaires dans lesquelles Nicolas Sarkozy donne le tournis. Le Monde les a listées : l’affaire Tapie (et l’incroyable arbitrage qui a permis un versement de 400 millions d’euros à l’ancien ministre de François Mitterrand qui avait opportunément soutenu le futur président lors de la campagne de 2007), l’affaire Karachi, du financement de la campagne d’Edouard Balladur, l’affaire du supposé financement libyen, l’affaire des écoutes téléphoniques, l’affaire des sondages de l’Elysée, l’affaire Bygmalion (où l’on apprend qu’il a dépensé entre 32 et 38 millions d’euros pour sa campagne au lieu des 21 permis par la loi), l’affaire Bettencourt, qui s’est soldé par un non lieu. La mise en examen en ajoute une 8ème, un trafic d’influence visant justement à assurer le suivi des autres affaires.

L’ensemble de ses intructions et les différentes fuites rapportées par certains médias ne donnent pas un portrait très engageant de l’ancien président. Le Monde rapporte de manière instructive les liens privilégiés entre Nicolas Sarkozy et Bernard Tapie, démontrant des liens plus qu’embarassants pour un président sous le mandat duquel un arrangement très favorable à ce dernier a été décidé. L’affaire Bygmalion est une énorme tâche pour un candidat à l’élection présidentielle. Comment faire confiance à un candidat qui a dépensé entre 50 et 80% de plus que le plafond de la loi ? S’il le savait, alors c’est un escroc qui ne respecte pas les lois. S’il ne le savait pas, cela démontre qu’il met en place des équipes totalement disfonctionnelles, qui ne lui remontent pas des informations qu’ils devraient lui donner.

2 scenarii et 2 échecs ?

jeudi 19 juin 2014

Nicolas Sarkozy : le zombie de 2017


Tout indique que le président sortant de 2012, battu par François Hollande, se prépare à être pour une troisième fois candidat dans trois ans. Mais devant l’amoncèlement d’affaires et de décisions hasardeuses de sa part, on peut croire qu’il a déjà perdu ces élections.



Entre Karachi et Bygmalion

Comme les affaires n’ont pas empêché Jacques Chirac d’être réélu en 2002 et qu’elles n’ont pas empêché Alain Juppé de revenir dans le peloton de tête des personnalités de l’UMP, il est probable que Nicolas Sarkozy et son entourage ne se préoccupent pas trop du déluge d’affaires qui s’abat sur lui. Pourtant, les dernières révélations jettent une ombre préoccupante pour ses perspectives électorales. Certes, l’affaire Karachi, l’enquête sur le financement de la campagne électorale d’Edouard Balladur en 1995, est accablante, mais non seulement elle repose sur des faits très datés et il semble qu’il n’y ait pas de preuves irréfutables de la culpabilité de celui qui était à l’époque ministre du budget.

Mais l’affaire la plus grave est sans doute l’affaire Bygmalion, du financement de sa campagne de 2012. Il y a quelques jours, Jérôme Lavrilleux, qui supervisait son financement, a admis qu’elle avait coûté en réalité 32 millions d’euros, 11 de plus que le plafond légal de 21, couvert par des fausses factures réglées par l’UMP. Médiapart avance aujourd’hui un dérapage de 17 millions. De deux choses l’une : soit il était au courant, et alors il est disqualifié pour non-respect des règles électorales, soit il ne l’était et cela révèle deux problèmes. Non seulement, il n’aurait pas été capable de comprendre qu’en réalité le budget dérapait, mais en plus, il serait un chef qui pousserait ses équipes à lui cacher des choses importantes, ce qui n’est pas rassurant pour un candidat à la présidence de la République.

Un pari déjà perdu ?