Billet invité de l’œil de Brutus
« Plurimae leges pessima respublica »
Adage romain.
Déjà annoncée
comme le grand chantier de la fin du quinquennat de Nicolas Sarkozy puis
symbolique promesse de campagne d'un François Hollande qui s'empressa de la
mettre aux oubliettes (comme à peu près toutes les autres), la réforme de fond
de la fiscalité française est perpétuellement remise aux callendes grecques.
Serpent de mer[1] (parmi tant d’autres !) de la vie
politique française, il s'avère en pratique que chaque réformette (et il y en
eu tant !) n’a fait que rajouter un étage à un édifice devenu kafkaïen
dans lequel le législateur ne peut que se perdre. Avant que cet édifice
brimbalant ne s’écroule de lui-même, il est donc plus qu’urgent de le raser
pour reconstruire une architecture simple et audible des citoyens afin que l’on
puisse à nouveau proclamer « nul n’est censé ignorer la loi ». Je
remets donc en ligne les éléments qui me semblent aujourd'hui les plus
pertinents d'une réflexion menée il y a déjà cinq ans ... et qui repennent même
de l'actualité avec le commencement prochain du procès Cahuzac.
Une fiscalité
obscure qui ne nourrit que l’injustice et l’incitation à la tricherie.








