mercredi 4 janvier 2017

Les USA et la Chine font un pas de plus vers Big Brother

Bien sûr, les deux pays ne fonctionnent pas de la même manière, mais il est tout de même troublant de mettre en parallèle deux informations de la fin de l’année sur l’utilisation du digital par Washington et Pékin pour fliquer les citoyens, ravivant les craintes d’un Big Brother digital.



Un des côtés obscurs de la révolution digitale

mardi 3 janvier 2017

Les placards bien chargés du FN




Et même si je pense que quelques gaullistes sincères peuvent soutenir le FN, je voudrais leur rappeler que ce parti est profondément anti-gaulliste, comme je l’avais rappelé et étayé il y a un an. Récemment, dans le Sud-Est, des élus du Front ont traité des élus régionaux « d’enfoirés de gaullistes », ce qui en dit long sur le rapport au gaullisme du FN. Pire, on peut rappeler que Louis Alliot publiait sur son site des hommages à Bastien-Thiry, qui avait organisé un attentat contre le Général. Et on peut aussi rappeler la lettre de Marine Le Pen à ses « amis pieds-noirs et harkis », où elle disait que Philippot n’est « qu’un des quarante membres du Bureau Politique du FN » et que « le FN n’est pas gaulliste même s’il ne s’interdit pas de faire référence à certaines idées gaulliennes ». Pourtant, dans sa campagne, il avait mis le feu frontiste à la croix de Lorraine, ce qui aurait du satisfaire les anti-gaullistes du FN. A ne pas oublier en 2017.

lundi 2 janvier 2017

Le crépuscule de François Hollande

Hier, le président de la République a fait ses derniers vœux à la nation, alors qu’il est le premier président à renoncer à se représenter devant un bilan calamiteux et une opinion publique impitoyable. Assez offensif, il a défendu son bilan, mais ce qui frappait dans cet adieu, c’est à quel point il était centré sur lui et non la France et les Français, oubliant une nouvelle fois ce que devrait imposer sa fonction.



Un président distant, superficiel et impuissant

dimanche 1 janvier 2017

L’interdiction de la fessée, comme symbole d’une époque


La pression des institutions européennes a fini par pousser le gouvernement à faire voter le 22 décembre une loi que l’on peut considérer comme visant à interdire la fessée. Désormais, l’article 371-1 du code civil affirme que l’autorité parentale s’exerce pour protéger l’enfant « dans le respect dû à sa personne et à l’exclusion de tout traitement cruel, dégradant et humiliant, y compris tout recours aux violences corporelles ». Les tenants de l’interdiction semblent avoir gagné.


En réalité, les choses sont plus compliquées car aucune nouvelle sanction pénale n’a été prévue, ce qui signifie que cette loi a un objectif d’affichage. En effet, et c’est bien naturel, les violences contre les enfants étaient déjà sanctionnées avant ce texte, qui n’est qu’une perte de temps pour nos élus. Cela reflète bien des travers de l’époque, entre posture communicante, excès de législation de la sphère privée, ou décalage grandissant entre une jeunesse de plus en plus bisounours et un monde adulte de plus en plus violent. Et ironie de l’histoire, la Suède, considérée comme une inspiratrice de ces idées se demande si l’excès d’indulgence ne transforme pas les enfants en petits monstres

vendredi 30 décembre 2016

Obama, le comique de stand up de la Maison Blanche


Obama est extraordinairement populaire au sein des élites politico-médiatiques européennes : premier président métisse, beau parleur, au positionnement idéologique très convenable. Mais au final, n’est-il pas que pure forme, sans substance, comme l’indiquent ses dernières saillies, dignes d’une cour de récréation ? D’abord, il y a eu la sortie aussi mesquine que petite, qualifiant la Russie de « petit pays », qui « ne produit rien que quiconque veuille acheter ». Passons sur les valeurs implicites à une telle déclaration… Puis, le vote représailles contre Benjamin Netanyahou sur les colonies, qui ne changera rien à rien, mais qui est plus digne d’un auteur de stand up que d’un président.

Obama, ne serait-il pas qu’un Trump politiquement correct ? Car sur le fond, même sa réforme phare, celle de l’assurance de santé, est extraordinairement décevante. Seul un tiers des étasuniens non couverts le sont aujourd’hui. Et, pire, son coût explose, de 25% en 2017, à 450 dollars par mois pour un quinquagénaire (plus de 5000 dollars par an), un niveau rédibitoire pour beaucoup. Et rien n’a changé sur les inégalités (particulièrement visibles dans le domaine scolaire), sur la violence endémique du pays, ou la dégradation de la santé des citoyens. Bref, Obama aurait sans doute été un meilleur comique de stand up que président, sauf peut-être pour les élites argentées du pays.


mercredi 28 décembre 2016

USA : l’abus d’ultralibéralisme est dangereux pour la santé


On se rend rarement compte de l’étendue des conséquences de l’ultralibéralisme sur la société. Malheureusement, étant souvent allés bien plus loin qu’ailleurs, les Etats-Unis permettent d’avoir un aperçu de tout ce que l’ultralibéralisme produit. Il y a un an, une étude réalisée par le « prix Nobel d’économie » 2015 montrait que la mortalité des hommes blancs qui n’ont pas fait d’études supérieures de 45 à 54 ans avait augmenté de 22% de 1999 à 2013, notamment sous l’effet des suicides, de l’excès de consommation de drogues et d’alcool, à mettre en lien avec la baisse de 19% de leurs revenus.


C’est ainsi que, pour la première fois depuis 1993, l’espérance de vie a reculé aux Etats-Unis en 2015, à 78,8 ans, du fait de l’augmentation de la mortalité résultant de maladies et d’accidents ou suicides. Le pays est devancé par une quarantaine d’autres, dont Cuba, tout cela en dépensant des sommes folles pour la santé. Il y a eu près de 50 000 décès par overdose en 2014, moitié plus que le nombre de morts sur les routes (bien plus élevé proportionnellement qu’en France). Malheureuement, une majorité de nos dirigeants (de droite comme de gauche) continuent à nous faire prendre le chemin des Etats-Unis.

mardi 27 décembre 2016

Quelle surprise pour la présidentielle de 2017 ?

Aujourd’hui, la messe semble dite : avec une majorité façon puzzle discrédité, François Fillon et Marine Le Pen semblent déjà qualifiés pour le second tour, et le premier en route pour l’Elysée. Mais il y a eu trop de surprises ces derniers temps pour ne pas penser que cette élection nous en réservera aussi son lot. Quelles pourraient être les surprises du scrutin de dans quatre mois ?



Fillon, Macron, Le Pen : nouvel avis de bulles sondagières ?

lundi 26 décembre 2016

La Chine découvre les dangers de la mondialisation


Papier très intéressant de The Economist, « En Chine, aussi. La Chine a été un grand bénéficiaire de la mondialisation. Mais beaucoup de travailleurs sont inquiets », qui évoque le désarroi d’une partie de la population devant les premières vagues de délocalisations, visibles dans la nette chute de l’industrie dans la part du PIB du pays, de l’ordre de 5 points en 5 ans, qui doit être relativiser par la croissance encore assez forte du pays.


Bien sûr, cette crise est encore loin de celle traversée par les pays dits occidentaux, mais les prémices sont arrivées dans l’Empire du milieu, évoquant le cas d’une ville produisant 70% des 26 milliards de chaussettes du pays, Datang, frappée par les délocalisations. Il faut dire que le SMIC Chinois est nettement supérieur à celui de l’Inde, du Bangladesh ou d’Afrique, ce qui avait poussé H&M a délocalisé sa production. La Chine bénéficiera toujours de la taille de son marché intérieur, et son féroce protectionnisme maintiendra toujours des pans importants de son industrie localement, mais son rôle comme usine du monde pourrait bien être appelé à se réduire progressivement dans les années à venir.