Imagine-t-on
une seconde l’administration ou l’armée étasunienne rouler japonais ou
allemand, ou même l’administration allemande rouler français ou italien ?
Non, pourtant, en France, comme trop souvent, notre
Etat vient d’attribuer un nouveau marché public à Ford, préféré à PSA et
Renault !
Carton
rouge industriel
Le
marché en question est celui de la première tranche du renouvellement des tout-terrains
Peugeot P4. Il concerne un millier de véhicules sur un total qui devrait
atteindre cinq mille. Renault avait proposé un Dacia Duster adapté aux besoins
de l’armée par des sous-traitants français, tout comme Citroën, qui proposait
un Berlingo modifié. L’histoire
ne dit pas si le second a passé les tests tout terrain organisés par l’armée
(ce qui n’est pas évident), mais il semble en revanche que le Duster les avait
passés, ce qui amène à s’interroger sur les raisons qui ont pu pousser
notre administration à lui préférer un véhicule venu des Etats-Unis, à rebours
de la superficielle promotion du « fabriqué en France ».
Pour être
honnête, il faut reconnaître que le Dacia Duster n’est pas fabriqué en France à
l’origine, puisqu’il est assemblé en Roumanie, ce qui relativise grandement
l’argument protectionniste, même si une part non négligeable de la valeur
ajoutée était probablement réalisée en France. Mais pourquoi ne pas avoir donné
un peu plus de temps à nos constructeurs nationaux pour permettre l’émergence
d’une solution qui soit plus franco-française ? Après tout, Renault
va commercialiser dans un mois le Kadjar, un véhicule de taille comparable, qui
sera assemblé en France qui pourrait servir de base à un modèle comparable
et PSA a plusieurs projets de véhicules qui pourraient sans doute être adaptés.
Le libre-échange
pour les idiots









