Ubu
(communautaire) fait des lois…
Un
couteau dans le dos de la République
Ce texte
pose deux problèmes majeurs, chacun suffisant pour s’y opposer avec force.
D’abord, il remet en question l’unicité de la République. Ici, on nous propose
de changer les jours fériés, mais le principe même de différencier nos lois et
notre façon de vivre sur le territoire français en fonction des particularismes
de nos territoires revient à déconstruire la République Française, effacée par
les particularismes locaux. Si un tel projet était adopté, comment, demain,
s’opposer à la demande d’une ville avec une très forte communauté musulmane qui
souhaiterait également un réajustement du calendrier ? Et comment ne pas
saisir qu’il serait aberrant de ne pas avoir le même calendrier sur notre
territoire ?
Difficile de
ne pas y voir une forme de haine anti-nationale, consciente ou pas, qui amène à
déconstruire petit à petit ce qui fait pourtant notre identité à tous, le cadre
de la
principale communauté à laquelle nous appartenons tous. Bien sûr, la
plupart de nos jours fériés sont d’origine religieuse, mais l’athé parfois
laïcard que je suis reconnaît que notre beau pays a été la fille aînée de
l’Eglise, que nos villes et villages en portent les traces, qui
font partie de notre culture, de ce que nous sommes, et qu’il serait
inconscient de vouloir l’effacer de certaines parties du pays. On ne choisit
pas ces jours fériés comme une lessive, que l’on pourrait changer à son goût.
Nos jours fériés font partie de notre identité.
Voilà
pourquoi il est extrêmement important de s’opposer avec force à cet amendement
communautariste et inconséquent : ce n’est pas un détail, c’est une
attaque directe à ce qui fait la République Française et il faut envoyer le
message au gouvernement qu’un tel projet est inacceptable.