C’est un
sujet qui me tient à cœur depuis
longtemps et que
je traite régulièrement sur
le blog. Aussi, j’étais heureux de voir que Nicolas
Dupont-Aignan a mené une enquête parlementaire sur le sujet. Il en tiré un
livre que je recommande vivement, « Les
voleurs de la République ».
Une
enquête façon polar
Le
président de Debout la République a mené son enquête avec Alain Bocquet, député
communiste, en se rendant dans de nombreux pays pour interroger les acteurs
de la désertion fiscale, ceux qui la combattent, comme ceux qui en vivent. Il
en a tiré, pour moi, son meilleur livre. Le style est enlevé, et il y raconte
son enquête de manière très vivante. Il parle d’une « terrible tumeur qui métastase les piliers de notre société, de notre
prospérité : l’égalité républicaine devant l’impôt ». Il y
raconte sa colère devant l’ampleur du phénomène et la petitesse des moyens
consacrés à lutter contre.
Il raconte
son voyage en Suisse, et la surprise des banquiers locaux devant le grand écart
des politiques nationaux, qui parlent beaucoup, mais ne font presque rien, au
contraire des Etats-Unis ou de l’Allemagne. Il parle longuement du cas d’Hervé
Falciani, cet ancien banquier qui travaillait pour HSBC en Suisse qui a rompu
la loi du slience en constatant les pratiques dangereuses et illégales de la
banque. Nicolas
Dupont-Aignan rapporte que Paris n’a pas fait grand chose de ses listings,
au contraire de Washington. Il souligne que notre administration fiscale manque
cruellement de moyens.
Puis il
rapporte son passage à Londres et évoque les astuces fiscales des groupes du
CAC 40 100% privés, qui paient 3% d’IS contre 30% pour les entreprises de moins
de 10 salariés. Il détaille les
innombrables manières utilisées par les grandes entreprises pour voler le fisc,
en mettant tous leurs profits dans des parasites fiscaux en jouant sur les prix
de transfert. Il dénonce la place prise par l’Europe dans ce pillage de la base fiscale des Etats, avec le
Luxembourg, le Royaume Uni et ses îles… Il détaille ensuite le scandale de la
fraude à la TVA, qui nous coûte au moins 10 milliards par ans.
Comment
en sortir ?








