dimanche 13 octobre 2013

Nicolas Dupont-Aignan dénonce la désertion fiscale et les parasites fiscaux


C’est un sujet qui me tient à cœur depuis longtemps et que je traite régulièrement sur le blog. Aussi, j’étais heureux de voir que Nicolas Dupont-Aignan a mené une enquête parlementaire sur le sujet. Il en tiré un livre que je recommande vivement, « Les voleurs de la République ».



Une enquête façon polar

Le président de Debout la République a mené son enquête avec Alain Bocquet, député communiste, en se rendant dans de nombreux pays pour interroger les acteurs de la désertion fiscale, ceux qui la combattent, comme ceux qui en vivent. Il en a tiré, pour moi, son meilleur livre. Le style est enlevé, et il y raconte son enquête de manière très vivante. Il parle d’une « terrible tumeur qui métastase les piliers de notre société, de notre prospérité : l’égalité républicaine devant l’impôt ». Il y raconte sa colère devant l’ampleur du phénomène et la petitesse des moyens consacrés à lutter contre.

Il raconte son voyage en Suisse, et la surprise des banquiers locaux devant le grand écart des politiques nationaux, qui parlent beaucoup, mais ne font presque rien, au contraire des Etats-Unis ou de l’Allemagne. Il parle longuement du cas d’Hervé Falciani, cet ancien banquier qui travaillait pour HSBC en Suisse qui a rompu la loi du slience en constatant les pratiques dangereuses et illégales de la banque. Nicolas Dupont-Aignan rapporte que Paris n’a pas fait grand chose de ses listings, au contraire de Washington. Il souligne que notre administration fiscale manque cruellement de moyens.

Puis il rapporte son passage à Londres et évoque les astuces fiscales des groupes du CAC 40 100% privés, qui paient 3% d’IS contre 30% pour les entreprises de moins de 10 salariés. Il détaille les innombrables manières utilisées par les grandes entreprises pour voler le fisc, en mettant tous leurs profits dans des parasites fiscaux en jouant sur les prix de transfert. Il dénonce la place prise par l’Europe  dans ce pillage de la base fiscale des Etats, avec le Luxembourg, le Royaume Uni et ses îles… Il détaille ensuite le scandale de la fraude à la TVA, qui nous coûte au moins 10 milliards par ans.

Comment en sortir ?

samedi 12 octobre 2013

Pourquoi le Front National est si haut





Atlantico : Le candidat du Front National, Laurent Lopez, est arrivé largement en tête de l'élection cantonale partielle de Brignoles (Var) dimanche. Avec 40,4% des voix, il devance l'UMP Catherine Delzers (20,8%) tandis que le PS est éliminé dès le premier tour. Quels sont les éléments constitutifs du discours du FN qui sans forcément emporter l'adhésion des électeurs trouvent un écho auprès d'eux ? Quels sont les thèmes que le FN aborde et qui sont délaissés par le reste de la classe politique ?
Le premier élément qui a sans doute emporté l’adhésion des électeurs, c’est la critique du PS et de l’UMP. Le Front National s’oppose depuis trente ans à la majorité au pouvoir. Et comme l’UMP que le PS ont beaucoup déçu depuis quelques années, il gagne un certain crédit. Pour beaucoup d’électeurs, c’est le véhicule d’expression d’une colère contre les partis en place. La première raison de la réussite du Front National, c’est l’échec du PS et de l’UMP.
Ensuite, le Front National s’est emparé de certains thèmes : l’immigration, l’insécurité, la critique de l’Europe et de la mondialisation. Bien sûr, sur chacun de ces thèmes, il n’est pas le seul. Mais sur l’immigration, il tient un discours plus radical que n’importe quel autre parti, quitte à mentir effrontément sur les chiffres. Mais sa chance est que Nicolas Sarkozy, comme sur l’insécurité, a tenu un discours assez proche et ferme, mais que les Français n’ont pas vu de conséquences dans leur vie de tous les jours. Du coup, ceux qui sont mécontents du bilan des gouvernements passés sur ces deux sujets peuvent choisir de l’exprimer en votant FN. Sur l’Europe et la globalisation, le FN tient un discours moins différencié, puisqu’il est tenu depuis longtemps par une partie de la gauche (MRC, une partie du Front de Gauche et du PS), ainsi que les gaullistes (Debout la République, de Nicolas Dupont-Aignan, quelques personnes à l’UMP, comme Jacques Myard). Néanmoins, c’est un discours différent de celui de la majorité du PS et de l’UMP et comme les Français n’ont jamais été aussi critiques sur l’Union Européenne et la globalisation, sa position de 3ème parti de France fait qu’il peut récupérer certains électeurs.

Atlantico : Faut-il voir dans l'audience du FN une demande politique des Français pour que le discours régalien, délaissé par les politiques au pouvoir, en premier lieu le président "normal", soit réinvesti ? 
Bien sûr. Les Français en ont assez de ces politiques qui ne semblent être que des pantins, qui ne peuvent pas fermer les frontières aux roms ou aux travailleurs venus de l’Est qui mènent une concurrence déloyale dans le BTP ou le transport routier. Cela a été renforcé avec François Hollande, qui a mis notre politique étrangère à la botte des Etats-Unis. Depuis trop longtemps, nos dirigeants ne semblent plus diriger quoique ce soit. Ils se soumettent aux marchés ou aux directives européennes. Le Front National tient un discours volontariste qui correspond à ce que bon nombre de Français souhaitent de la politique.

Atlantico : Dans un contexte où les politiques assument de plus en plus leur impuissance face à la mondialisation, à l'Europe etc. Marine Le Pen incarne-t-elle un retour de la volonté politique, quand bien même elle serait de façade ? 

vendredi 11 octobre 2013

Quand le FMI veut saisir l’épargne : et si nous étions tous des chypriotes ?





Chypre, puissance zone euro

C’est à Chypre que cette idée ancienne, et rarement, mais parfois, appliquée, a été remise au goût du jour, avec une sacrée violence. A l’origine, c’était une ponction de tous les dépôts qui avaient été prévues par les autorités du pays et la troïka. Las, la révolte de la population a imposé une renégociation pour ne faire porter la taxe que sur les montants supérieurs à 100 000 euros. Au début, on parlait de 30%. Finalement, c’est pas moins de 47,5% des fonds supérieurs à 100 000 euros qui ont été saisis. Et dire que ses partisans disaient que l’euro protégeait l’épargne des européens…

Du coup, devant la montée des dettes publiques, notamment dans la zone euro, le FMI avance une option bien audacieuse : pour ramener les ratios de dettes à leur niveau de 2007, il faudrait une taxe exceptionnelle de 10% sur tous les ménages disposant d’une épargne nette positive. Le Figaro rappelle qu’un institut de conjoncture allemand, DIW avait calculé en 2012 qu’une taxe de 3,4% sur l’épargne des ménages possédant plus de 250 000 euros pourrait générer la bagatelle de 100 milliards d’euros, près de 4% du PIB de l’Allemagne, pour alléger la dette publique du pays.

Qui sont les vrais bénéficiaires ?

jeudi 10 octobre 2013

Tirer les bonnes leçons du drame de Lampedusa


Mardi soir, j’étais invité par France 24 pour parler du drame de Lampedusa et des conséquences à en tirer. Un débat extrêmement révélateur de l’incompréhension qui existe entre certaines élites et le peuple, et où la fermeté des principes est essentielle pour ne pas être piégé par l’émotion.



Comment éviter de tels drames ?

Bien sûr, la mort de trois cent personnes qui cherchaient à rejoindre l’Europe en bateau est un drame et il aurait fallu pouvoir l’éviter. Il faut penser aux victimes et à ceux qui les ont perdus. Comment éviter de telles tragédies, sachant que la traversée de la Méditerranée aurait fait plus de vingt mille morts? Deux volets me semblent nécessaires. Il faut tout autant aider l’Afrique à se développer et lutter contre la pauvreté (les gains réalisés depuis vingt ans sont concentrés en Asie, et notamment en Chine), mais aussi, cela peut paraître paradoxal, mieux contrôler (et fermer) nos frontières.

D’abord, il faut aider l’Afrique à se développer. NDA a très justement parlé de faire un plan Marshall pour ce continent, comme les Etats-Unis l’avaient fait avec l’Europe. Il a raison. Aujourd’hui, nous la laissons se faire ballotter par la mondialisation et exploité par une Chine avide en matières premières, au point d’acheter les terres agricoles dont ellea pourtant bien besoin… Il faut aussi lui permettre de se protéger pour assurer le développement de son agriculture et de son industrie, comme le soutient Joseph Stiglitz dans « La grande désillusion » où il rapportait son expérience dans le domaine.

Le deuxième volet, que j’ai essayé d’expliquer, est un renforcement des contrôles aux frontières, y compris en mer. En effet, si nous surveillons mieux nos frontières, avec plus de gardes, outre leur mission de contrôle des frontières, ils pourront sauver la vie des victimes d’un tel accident. Mais surtout, en indiquant clairement que nous souhaitons accueillir moins d’immigrés (y compris en renvoyant plus systématiquement les immigrés clandestins) et que les frontières seront mieux contrôlées, alors, moins de personnes tenteront la traversée et il y aura donc moins de victimes (et moins d’immigrés).

Les angles morts du débat

mercredi 9 octobre 2013

L’UMP, entre guerre des chefs et virage néolibéral


Alors que le gouvernement est, très logiquement, au plus bas dans les sondages, entre matracage fiscal, oubli de la question sociale, naïveté confondante sur les questions de sécurité et cacophonie permanente, l’UMP devrait être au zénith. Mais le visage qu’offre l’ancienne majorité est peu ragoutant…



Virage néolibéral confirmé

Jean-François Copé avait tiré le premier en août en annonçant qu’il souhaite baisser les dépenses publiques de la bagatelle de 130 milliards d’euros, assez pour provoquer une crise comparable à celle que traverse l’Espagne. L’objectif pour lui était de baisser les impôts et taxes de 65 milliards, dont 40 milliards de charges sociales. Il manquait juste un détail : où le président de l’UMP pourrait donc bien trouver une telle somme, 13% de la dépense publique ? En outre, il est peu crédible de promettre l’inverse de ce que l’UMP a fait au pouvoir, à savoir une hausse de 50 milliards des prélèvements.

François Fillon, décidemment en manque d’inspiration, lui a emboité le pas plus d’un mois après en disant préparer un programme « de vraie rupture » affirmant n’avoir « pas réalisé la rupture promise ». Il promet donc une baisse du coût du travail, la fin des 35 heures, la réduction du nombre de fonctionnaire, la fusion régions-départements… Il faut quand même un sacré culot pour l’ancien Premier Ministre de critiquer in fine la politique qu’il a menée pendant 5 ans. Si elle ne lui allait pas, il pouvait toujours démissionner. Il faut croire qu’entre ses idées et les ors de la République, il a choisi les seconds.

Querelle de coqs

mardi 8 octobre 2013

Automobile : l’incroyable hold up des Etats-Unis en Iran


C’est un papier hallucinant du Figaro, qui revèle le double jeu des autorités étasuniennes en Iran. Après avoir imposé à PSA d’abandonner l’assemblage de près d’un demi-million de véhicules, les Etats-Unis font pression sur Renault tout en se préparant à rafler la mise en cas de détente diplomatique.



Les Français passés au karcher

C’est un des aspects peu connus de la crise de PSA. Le constructeur français vendait 458 000 voitures en Iran en 2011 (dont les pièces détachées étaient fabriquées en France, puis assemblées en Iran). Il était le leader incontesté du marché, position qui génère, en général, des profits substantiels. Mais l’accord du constructeur français avec General Motors est venu torpiller cette position puisque l’administration étasunienne a décidé qu’il ne fallait pas commercer avec l’Iran. Résultat, le constructeur français s’est retiré du marché iranien. C’était le prix de la prise de participation de GM. Il serait bon que ceux qui glosent sur le manque d’internationalisation de PSA pensent à rappeler ce fait.

Depuis, c’est Renault qui tire les marrons du feu, avec sa Logan. Cependant, l’article du Figaro indique que l’administration Obama met aujourd’hui la pression sur l’autre constructeur français. Pire, il semble qu’il s’agirait d’une stratégie volontaire pour détruire les intérêts de la France en Iran, avant une détente diplomatique entre l’Oncle Sam et le régime iranien, qui permettrait alors aux entreprises étasuniennes de récupérer les positions qu’occupait PSA auparavant. C’est ainsi que GM aurait déjà fait une campagne de publicité et démarrer la vente de Chevrolet via à l’Azerbaïdjan.

Un marché de dupe

lundi 7 octobre 2013

Marine Le Pen, vous et votre parti êtes bien d’extrême-droite


La présidente du FN a affirmé « qu’affubler le FN du terme d’extrême-droite est une faute déontologique des journalistes, un acte de militantisme et une bavure intellectuelle ». Un moyen habile de faire parler d’elle, mais aussi un moyen de rappeler qu’il s’agit d’une imposture.



Acte de communication

Pour essayer de conquérir de nouvelles parts de marché électorales, comme l’expliquait Marine Le Pen dès avril 2010, le FN veut se dédiaboliser. Par conséquent il veut sortir de sa classification à l’extrême-droite du paysage politique. Mais faut-il le croire sur parole ? La réponse est simple : non. Non pour plusieurs raisons. Tout d’abord, l’histoire politique incite à être prudent. Il ne fallait pas croire Jérôme Cahuzac quand il niait les accusations. En outre, Marine Le Pen est juge et partie dans l’histoire : elle a intérêt à ce qu’on la sorte de cette classification. Tout cela incite à une grande méfiance.

L’autre problème est que Marine Le Pen n’est pas honnête. Quand elle parle d’immigration, elle ne cesse d’avancer des chiffres grossièrement exagérés. Pourtant, il s’agit d’un sujet que le FN devrait maîtriser. Elle évoque un coût de l’immigration compris entre 35 et 70 milliards d’euros et cite Jean-Paul Gourévitch en référence. Tout le problème est que l’intellectuel avance un coût trois quarts inférieur… Idem sur le nombre d’immigrés. Marine Le Pen avait affirmé que la France est « championne d’Europe ». Bien au contraire, nous sommes un des pays qui en accueille le moins. Quand il y a deux cent mille entrées dans l’hexagone, c’est le triple en Grande-Bretagne ou cinq fois plus en Allemagne.

Des racines et des branches à l’extrême-droite

dimanche 6 octobre 2013

Discours du Congrès du 5 octobre


Mes chers compagnons,

Je crois qu’il faut voir la réalité en face. Notre économie, et celle des autres pays européens vont sortir de la récession. La reprise va devenir réalité. Bien sûr, elle sera illusoire. Je vais y revenir.



Mais il y aura reprise, pour plusieurs raisons :
-        Premièrement, c’est un mécanisme mécanique, après avoir touché le fond, les économies rebondissent
-        Deuxièmement, la réduction plus lente des déficits pèse moins sur la croissance
-        Troisièmement, les prix des matières premières devraient rester à peu près stables à moyen terme
-        Quatrièmement, les milliards déversés par les banques centrales apportent un peu de croissance
-        Enfin, le reste du monde continue à croître, ce qui stimule l’économie européenne

Nous ne devons pas nier cette reprise, aussi illusoire soit-elle. Nier la réalité ne nous aidera pas.

En revanche, soyons les meilleurs critiques des limites de cette fausse reprise. Car cette reprise sera triplement illusoire.

Elle est illusoire car elle est faible. Pour l’an prochain, le gouvernement prévoit 0,9% de croissance. Croyez-vous que le chômage va baisser avec un tel niveau ?

Elle est illusoire car elle est inégale. Les chiffres de 2012 le montrent :
-        Alors que le pouvoir d’achat des Français a baissé, la richesse des 500 plus grandes fortunes a augmenté de 25%
-        C’est le même scénario qu’aux Etats-Unis, où 95% des fruits de la croissance depuis 2009 sont allés au 1% le plus riche !
-        Et pendant ce temps, les multinationales battent tous leurs records de profits…

Enfin, cette reprise est temporaire. La prochaine bulle gonfle déjà :

samedi 5 octobre 2013

Les chiffres effarants de l’inégalité aux Etats-Unis





Quand la moyenne n’a plus de sens

C’est un fait aussi avancé par Jacques Sapir, mais qui trouve une illustration particulièrement criante ici. En effet, on constate que les revenus ont progressé de 6,1% de 2009 à 2012. Problème, ce chiffre ne veut rien dire puisque pour les 90% des moins riches, il a baissé de 1,6% ! Et si l’on monte aux 99% du bas, la hausse n’est que de 0,4% ! En clair, la hausse de 31,4% des revenus du 1% le plus riche parvient à distordre la moyenne. La hausse atteint 15% pour les 10% les plus riches. Bref, 90% de la population, il n’y a absolument aucune reprise, puisque leurs revenus baissent.

Pire, quand on commence à regarder l’évolution sur une série longue, les chiffres deviennent encore plus hallucinants. Les revenus réels moyens ont progressé de 17% depuis 1973. Déjà, ce n’est pas beaucoup. Mais dans le détail, les revenus des 90% les moins riches ont baissé, eux, de 13% sur la même période ! Ils ont même atteint, en 2012, le point le plus bas depuis… 1965 ! Il est beau le rêve étasunien. Le revenu des 99% les moins riches stagne depuis 40 ans. En revanche, c’est le champagne pour le 1% le plus riche, dont les revenus ont progressé de 187% (381% pour le 0,1%) !

Une reprise pour le sommet de la pyramide

vendredi 4 octobre 2013

Le débat sur la légitimité de la dette publique arrive en Italie


Grâce, entre autres, au travail d’André-Jacques Holbecq et Philippe Derudder, le débat sur la légitimité de la dette publique et la création de la monnaie a pris en France. Il semble qu’il arrive en Italie, où il a été calculé que le montant des intérêts payés depuis 1980 équivaut à deux fois le PIB !



Les intérêts boules de neige

Le cas italien est encore plus spectaculaire que notre cas. Le PIB du pays était de 1 566 milliards d’euros fin 2012, et dont la dette était de 1 988 milliards, soit 127% du PIB, une hausse de 10 points en seulement deux ans, malgré des déficits plus faibles qu’en France. Ceci montre que les politiques austéritaires sont aussi responsables de la hausse de la dette. Mais le chiffre qui interpelle, c’est le montant des intérêts payés par le pays depuis 1980 : 3 100 milliards, deux fois le PIB, plus d’une fois et demi le montant de la dette. Cela fait 20 ans que le pays a un excédent primaire en vain.

Le problème du pays, ce sont les déficits colossaux des années 1980, qui ont fait explosé le poids de la dette, au-delà de 100% du PIB à partir de 1992. Il faut noter que les intérêts ont englouti jusqu’à 12% du PIB du PIB en 1993. Pour mémoire, cela représenterait 240 milliards d’euros dans la France de 2013… Ce qui est intéressant avec l’Italie, c’est que ce pays montre qu’il est extrêmement difficile de réduire le poids de la dette une fois qu’elle atteint un certain niveau, même en accumulant 740 milliards d’excédents primaires (hors intérêts) depuis 1992. Inquiétant pour la zone euro.

Un problème de monnaie et de banque centrale