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lundi 28 octobre 2024

Vente des participations de l’Etat : une idée éculée et dérisoire

Papier passé en avant-première sur le site du JDD

C’est le dernier recyclage de cette macronie incapable de trouver la moindre nouvelle idée : vendre une partie des participations de ll’Etat (Orange, Renault, Airbus…). Alors que l’on cherche des milliards, cela peut sembler une bonne idée. Mais cela pose de nombreuses questions au moment où Sanofi vend Doliprane, et alors que les montants en jeu sont assez dérisoires.

 


Le retour vers le futur de la vente des bijoux de famille

 

mercredi 15 janvier 2014

François Hollande : le choc eurolibéral





Le néocon, c’est lui ?

Les néoconservateurs, tels qu’on les définit aux Etats-Unis, ont plusieurs caractéristiques : une volonté de réduire les dépenses publiques et les impôts, un interventionnisme extérieur et une remise en cause d’une partie des libertés publiques. Au final, contrairement aux allégations absurdes du Point, c’est plutôt François Hollande qui se rapproche de cette définition. A ce titre, la conférence de presse d’hier était spectaculaire sur le plan économique : promesse de réduire la dépense publique de 50 milliards de 2015 à 2017, celle de réduire les charges des entreprises des cotisations familiales (30 milliards), le choc de simplification, la volonté de réduire les déficits et d’améliorer la compétitivité.

Bref, à part peut-être quand Lionel Jospin baissait les impôts et privatisait à tout va en affirmant que l’Etat ne pouvait pas tout sur Vilvorde, jamais le PS n’a sans doute autant assumé ses idées eurolibérales. Non seulement il renie Marx, mais il renie même Keynes en assumant ouvertement une politique de l’offre, qui créerait in fine de la demande, dans un raisonnement purement libéral économiquement. Et nous avons eu droit au couplet traditionnel sur l’Europe, à savoir qu’il en faut plus, mais qu’il faut quand même un peu la changer et que sans l’Europe, ce serait une catastrophe. Pourtant, plus l’intégration avance, plus cela va mal et la zone euro est la région qui va le plus mal au monde depuis 2010.

Un cap (politicien) pour 2017

samedi 11 janvier 2014

La stratégie de François Hollande pour 2017


On sous-estime toujours François Hollande. Et pourtant, sa victoire aux primaires puis à la présidentielle indiquent qu’il ne doit pas être pris à la légère (DSK était loin d’être sûr de gagner). La fin de l’année 2013 laisse entrevoir la possible stratégie du président pour être réélu en 2017.



Virage à droite et anti-racisme surjoué

Le « hollandisme révolutionnaire » est sans doute bien mort et enterré. Je n’y avais jamais cru, et les vœux du 31 décembre 2013 ont confirmé l’orientation eurolibérale de la majorité actuelle, au grand dam d’une partie de la gauche, qui espérait encore. Mais quand on ajoute à cela l’agitation de Manuel Valls sur Dieudonné, se dessine en creux la stratégie de François Hollande pour essayer de l’emporter en 2017. Si je pense qu’elle va dans la mauvaise direction et la trouve politicienne, il faut néanmoins reconnaître qu’elle a une cohérence et que le président a désormais un cap politicien.

Les deux faces du hollandisme seraient donc l’eurolibéralisme (la combinaison d’un discours à dominante libérale, où le social est seulement une posture, et favorable à toute intégration européenne, fût-elle sous domination allemande, austéritaire ou néolibérale) et un anti-racisme surjoué, quitte à attiser les tensions de notre société. C’est sans doute pour cette raison que la majorité en fait des tonnes sur l’affaire Dieudonné, depuis des semaines et que la lutte contre le racisme a été donnée comme une priorité de l’année le 31 décembre, en oubliant paradoxalement la question de l’insécurité.

En fait, François Hollande cherche à réaliser une triangulation assez machiavélique. En assumant un cap politique eurolibéral, il met en difficulté l’UMP, comme le note Sarkofrance, coincée entre un demi-soutien (le « chiche » que tous ses dirigeants avaient à la bouche avant les vœux de Jean-François Copé) ou un cap plus libéral, que semble préparer ce dernier, qui pourrait placer le mouvement trop loin du centre de gravité politique du pays. Et l’hystérisation du débat sur l’anti-racisme, après celui sur le mariage, peut imposer à l’UMP de choisir entre la position du FN ou le soutien à celle de la majorité…

Quel destin : Mitterrand ou Jospin ?

vendredi 7 décembre 2012

A Florange, Mittal enterre les illusions socialistes


Après l’épisode désastreux de l’usine d’Aulnay de PSA, les allers-retours du gouvernement sur le site de Florange d’Arcelor-Mittal montre une nouvelle fois la démission de l’exécutif à l’égard d’une mondialisation qu’il continue de laisser-faire, quelqu’en soient les conséquences pour les Français.

Paroles, paroles, paroles

Déjà, quand PSA avait annoncé la fermeture de l’usine d’Aulnay, on allait voir ce qu’on allait voir. Arnaud Montebourg était allé au journal de 20 heures pour critiquer (abusivement) les choix de la direction du groupe, feignant de ne pas comprendre que la fermeture de cette usine était la conséquence du libre-échange et des politiques austéritaires menées en Europe, qui ont fait s’effondrer le marché automobile. Il avait annoncé un grand audit et que le gouvernement ferait plier PSA.

On sait ce qu’il en est advenu : le site fermera, le nombre de suppressions d’emplois restera le même. Puis, le gouvernement s’est engagé dans un bras de fer avec ArcelorMittal au sujet de la fermeture de l’usine d’une partie de l’usine de Florange. L’aciériste a déjà un lourd passif à sa charge puisque Nicolas Sarkozy avait promis, en vain, de sauver le site de Gandrange. Arnaud Montebourg a fait feu de tout bois, évoquant une reprise du site par un autre industriel ou une nationalisation.

Mais vendredi, le Premier Ministre a rendu son arbitrage et a décidé de laisser le site à ArcelorMittal, qui se serait engagé à y conserver une activité pendant 6 ans,  y investir 180 millions d’euros, sachant qu’en plus, il pouvait accueillir le projet européen Ulcos de production d’acier à faible impact carbone. Déjà, les syndicats et la classe politique avaient réagi de manière très négative à cet accord, Nicolas Dupont-Aignan y voyant une « gauche couchée » et Jacques Sapir « une honte et une trahison ».

Le changement, ce n’est pas pour maintenant

mardi 11 octobre 2011

Montebourg face au sempiternel dilemme de la gauche du PS


Avec 17% des suffrages dimanche, c’est bien le partisan de la démondialisation qui a créé la surprise et qui est au cœur de toutes les discussions. Mais que va-t-il faire de son capital ? Le vendre aux héritiers de Delors et Jospin ou rester fidèle à ses convictions ?

Merci Arnaud Montebourg !

Je n’ai jamais été un grand partisan du troisième homme de cette élection, même s’il a voté « non » au TCE en 2005. Il faut dire que faire de la Sixième République un point phare de son programme n’est pas pour plaire au gaulliste que je suis. Mais, malgré tout, il faut reconnaître que non seulement il a fait une bonne campagne, mais que, ce faisant, il a eu le courage de défendre beaucoup d’idées pour lesquelles je me bats également depuis longtemps.