samedi 23 janvier 2016

Le dernier rôle de Nicolas Sarkozy ?

C’est l’événement politique de ce début d’année : la sortie du livre de Nicolas Sarkozy, « La France pour la vie ». Pour se relancer, il conjugue une forme d’auto-critique et une amorce de programme pour 2017. Que penser de ce nouveau nouveau nouveau nouveau Nicolas Sarkozy ?



D’énormes ficelles de communication

mardi 19 janvier 2016

lundi 18 janvier 2016

De Raphaël Enthoven, de l’égoïsme et de l’extrémisme libéral-libertaire

Tous les matins, Europe 1 confie sa revue de presse à Natacha Polony, qui lui donne des accents gaullistes et progressistes. Mais elle donne aussi la parole à Raphaël Enthoven, qui s’est surpassé il y a quelques jours dans son sillon libéral-libertaire en évoquant la fable des abeilles.



Des abeilles et de l’égoïsme


Il est tout de même extraordinairement culotté d’y faire référence aujourd’hui, alors même que depuis trois ou quatre décennies dans nos pays, les riches vivent beaucoup plus confortablement qu’avant alors que la prospérité globale a diminué et que, loin de vivre aussi bien que les riches ne le faisaient auparavant, les pauvres vivent moins bien qu’il ne le faisaient il y a quarante ans. Leur pouvoir d’achat a baissé dans bien des pays, notamment aux Etats-Unis, quand celui des plus riches s’est envolé, en suivant, pourtant, les préceptes de ceux qui croient que la somme des égoïsmes produirait de l’intérêt général. Mais finalement, cette référence si ancienne n’est-elle pas le signe que les néolibéraux sont nus ? Faute de pouvoir défendre leurs idées par le réel, ils ont recours à des fables vieilles de 300 ans !   

Djihadiste néolibéral

dimanche 17 janvier 2016

In Memorian Bernard Maris : Lettre ouverte aux gourous de l'économie qui nous prennent pour des imbéciles (billet invité)

Billet invité de l’œil de Brutus


Il y a un an Bernard Maris tombait sous les balles des fanatiques. Quinze ans plus tôt il avait publié ce qui constitua dans mon apprentissage personnel de l'économie comme un ouvrage de référence : "Lettre ouverte aux gourous de l'économie qui nous prennent pour des imbéciles". Cet ouvrage, bref, concis, limpide, incisif, acheva de me dessiller sur l'imposture de la pensée dominante qui pourtant gouverne une bonne part des décisions économiques depuis quatre décennies. J'en remets donc ici mes notes de lectures.
Ciao Oncle Bernard. Tu nous manques.

vendredi 15 janvier 2016

Des grandes entreprises toujours plus voraces

Chômage au plus haut, pouvoir d’achat en berne : pour 90 à 99% de la population, la situation économique n’est pas bonne. Pourtant, pour une petite minorité, tout va bien : les multinationales, leurs actionnaires et leurs dirigeants, comme le montrent les chiffres des deux côtés de la Manche.



Champagne pour les patrons et les actionnaires !

jeudi 14 janvier 2016

Que penser du muselage des médias en Pologne ?

Vu de France, la messe est dite : le nouveau gouvernement Polonais cède à la tentation autoritariste avec ses lois sur les médias et le Conseil Constitutionnel du pays. Mais, même si cela est parfaitement vrai, cela ne pose-t-il tout de même pas des questions sur le mode de fonctionnement des médias ?



Autoritarisme et relativité

Bien sûr, la reprise en main des médias publics par le gouvernement de Varsovie ne correspond pas aux standards que l’on peut souhaiter pour la démocratie. Dans une démocratie pleinement fonctionnelle, les changements de majorité ne devraient pas avoir de conséquences sur les médias, notamment publics, le débat devant se poursuivre d’une manière proche avant et après. Si le Vénézuela ou la Russie sont assez critiquables (un point qui fait que, pour moi, Poutine n’est pas digne d’être admiré, même si je respecte ce grand pays), la situation est bien pire encore en Arabie Saoudite, où l’on peut perdre la vie pour ses idées, du moment qu’elles ne sont pas en ligne avec le pouvoir en place. Pour moi, la démocratie nécessite des média libres et pluralistes et une ingérence minimale du pouvoir.

Mais sur Europe 1 samedi matin, une citoyenne Polonaise critiquait les médias publics, qu’elle jugeait à la solde du pouvoir précédent. Car aussi critiquable (et cela l’est) que soient les interventions du gouvernement actuel, ne peut-on pas imaginer qu’il s’agisse aussi d’un mouvement de balancier, pas si surprenant, si les média publics roulaient avant les législatives, contre la majorité qui l’a emporté aux législatives ? Car s’il est parfaitement légitime de critiquer un tel interventionnisme de l’équipe actuelle, il serait tout aussi légitime de se demander comment fonctionnaient ces médias auparavant et s’ils traitaient l’actualité de manière si libre, et plus encore pluraliste, ce qui n’est pas forcément assuré.

De la démocratie et du journalisme