Mardi soir,
c’était Arte qui diffusait un très
bon reportage sur « l’évasion
fiscale, hold up du siècle ». Hier soir, c’était au tour de D8
avec l’émission En quête d’actualité
sur le sujet « fraudes
et paradis fiscaux : où sont les milliards qui nous échappent ? ».
Il semble que l’austérité rende ces pratiques insupportables.
Vol et
mondialisation
C’est un
sujet qui me tient à cœur et que
je traite régulièrement depuis début 2008. Le
reportage de Arte est une bonne
synthèse des pratiques de ces états sangsues et des multinationales, que
laissent faire nos dirigeants, malgré leurs beaux discours. Il montre ces
immeubles vides des Caïman où sont immatriculées des milliers d’entreprises. Il
montre des extraits d’une audtion par le parlement britannique du patron
d’Amazon, qui
paye la TVA luxembourgeoise de 15% à ses consommateurs tout en leur facturant
le taux du pays d’origine, sans que le produit passe par le Luxembourg bien
entendu.
Est
évoquée également la banane de Dole, acheté 10 centimes en République
Dominique mais revendu 51 centimes en domiciliant artificiellement 41 centimes
dans des parasites fiscaux.Tous les hommes politiques en prennent pour leur
grade, notamment Nicolas Sarkozy qui avait affirmé que « les
paradis fiscaux, c’est fini »
en 2009, alors
que les mesures prises étaient totalement dérisoires et contournables.
Bref, le reportage est absolument affligeant et on reste effaré devant l’apathie
de nos dirigeants, d’autant plus que les sommes en jeu seraient considérables
(on parle de 60 milliards en France). On y voit aussi clairement que les
parasites fiscaux sont les enfants de la mondialisation et de la fin des
frontières.
Une
question de vocabulaire










