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mercredi 26 octobre 2016

CETA : pourquoi s’y opposer

Alors qu’il semble que la signature de l’accord de libre-échange entre le Canada et l’Union Européenne ne pourra pas avoir lieu demain, du fait de l’opposition de la Wallonie, voici une sélection d’articles sur le sujet, notamment centrée sur les tribunaux d’arbitrage et le traité transatlantique (le TAFTA), qui est le grand frère du CETA. Vous y trouverez à la fin une synthèse du très bon livre de Danièle Favari sur le sujet :



dimanche 23 octobre 2016

vendredi 6 mai 2016

Les dessous du TAFTA révèlent la nocivité de l’UE

Malheureusement, ce n’est pas surprise, tant le monstre européen préfère ses dogmes ultralibéraux et la défense des intérêts des multinationales depuis sa création et la défense de peuples européens trop divers et loin de leur bulle. Mais les révélations de la semaine démontrent une nouvelle fois tous les travers de cette construction européenne dans la négociation avec les Etats-Unis.



Le vampire enfin exposé à la lumière du jour ?

samedi 1 août 2015

Les révélations de Moscovici sur le TAFTA




Les bisounours du commerce

Déjà, comme l’avait relevé Marianne la semaine dernière, Pierre Moscovici avait osé soutenir publiquement que « le TAFTA est plus dans l’intérêt de l’Europe que des Etats-Unis », au motif que le marché étasunien est moins ouvert que le marché européen. En clair, le commissaire européen nous révèle que le bilan de décennies de négociation d’accords de libre-échange, c’est que l’Union Européenne a bien plus ouvert ses marchés que les Etats-Unis. Et on ne voit pas pourquoi l’UE ne les aurait pas plus ouverts que tous les autres pays du globe, pour qui connaît le modèle de développement des pays asiatiques, protectionnistes, ou le mode de fonctionnement de bien des pays d’Amérique Latine.

Voici donc un hiérarque européen qui nous révèle que l’UE, en charge des négociations commerciales depuis longtemps, a très mal négocié depuis des décennies et que nos pays sont les bisounours du libre-échange, la partie du globe où presque tout le monde peut vendre ce qu’il produit sans réciproque. Et il faudrait faire confiance à cette même commission, qui a si mal négocié, pour la nouvelle négociation ! D’ailleurs, Pierre Moscovici a quelque peu corrigé le tir une semaine après, Bruxelles ayant sans doute compris les implications de son discours, annonçant, toujours dans une logique bisounours, que le TAFTA serait un accord gagnant-gagnant pour l’UE et les Etats-Unis !

Le libre échange comme religion

vendredi 17 octobre 2014

TISA, cet autre traité libre-échangiste qui vous veut du bien … (billet invité)


Billet invité de l'Oeil de Brutus


Moins connues que les négociations relatives au traité transatlantique (également nommé TAFTA et TTIP, lire ici, là  et là), celles qui devraient accoucher du TISA (Trade in Service Agreement) n’en sont pas moins fortement déterminantes sur l’avenir de nos sociétés[i].

Comme ses frères et sœurs et dans ce qui est maintenant une habitude en ère néolibérale post-démocratique, le TISA se négocie dans la plus grande discrétion à l’abri des murs de l’ambassade d’Australie en Suisse (!). Chaque citoyen en sera pourtant concerné au premier chef. Cinquante Etats, dont les 28 membres de l’Union européenne tous représentés par la Commission européenne, participent aux négociations[ii].

Pour comprendre le TISA, il faut bien en cerner l’origine. En 1994, dès sa création l’Organisation mondiale du commerce (OMC) se lance dans la négociation d’Accord Général sur le commerce des services (AGCS) qui vise, déjà, à libéraliser tous les services (y compris, et surtout, les services publics). Souhaitant préserver leurs marchés intérieurs des prédations financières du Nord, les pays émergents (Russie, Chine, Brésil, Inde, Afrique du Sud), qui ont bien retenu les leçons du capitalisme prédateur, parviennent à susciter un large consensus des pays du Sud (90 Etats) pour faire échouer l’accord.

vendredi 2 mai 2014

Gagner la guerre des mots contre le traité transatlantique


C’est Eric Hazan, dans un livre passionnant, qui m’avait sensibilisé à l’importance du choix des mots dans le débat. Gageons que l’euro fort est plus populaire que l’euro cher… D’où mon choix de parler d’anarchie néolibérale, de parasites fiscaux, de désertion fiscale ou de camisole budgétaire. Le livre de Danièle Favari sur le traité transatlantique démontre que la guerre des mots aura lieu aussi sur ce sujet.


Les termes que j’ai choisis font tous partie du mandat de négociation de la Commission Européenne rapporté par Danièle Favari dans son livre, sur la base des travaux de Magali Pernin.

La guerre des normes nationales

Obstacles non tarifaires : la novlangue néolibérale veut connoter de manière négative tout ce qui peut freiner les échanges entre pays. C’est pourquoi elle choisit le terme obstacle. Mais en réalité, il s’agit des normes qui protègent notre santé et notre savoir-faire. Notez que si on utilisait ces termes, l’envie de les démanteler passerait sans doute assez vite…

Barrières : tout obstacle au commerce ou aux flux de capitaux doit absolument être disqualifié. Il faut donc donner envie de les supprimer, comme toutes les frontières. En réalité, il ne s’agit que de sas, qui s’ouvrent et se ferment, et permettent ainsi de contrôler ce que l’on laisse entrer.

Coûts inutiles : en ces temps d’austérité, le motif économique doit lever toute envie d’avoir des normes nationales. Elles sont donc qualifiées de coûts inutiles, comme si tous les contrôles étaient inutiles, balayant le fait que les Français ne veulent pas consommer d’hormones de croissance dans leur viande, au contraire des étasuniens. Pour mieux les défendre, préférer tests qui garantissent notre sécurité.

Réduire les essais redondants et onéreux : encore une belle astuce sémantique des défenseurs du TAFTA pour biaiser le débat. Qui pourrait souhaiter maintenir des essais redondants et onéreux ? Mais, parions que l’opinion sera défavorable au fait de réduire la sécurité et l’inocuité de ce que nous consommons

Vers un nouvel ordre mondial