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jeudi 9 mars 2017

Qui est M. Emmanuel Macron… (billet invité)

Billet invité de l’œil de Brutus



Il ne m’est gère courant de reproduire dans son intégralité un article provenant d’une autre source, mais celui qui suit paraît tellement bien illustrer la personnalité qui se cache derrière le sourire du sieur Macron qu’il m’a semblé indispensable de le transmettre dans son intégralité.

mardi 13 janvier 2015

Macron vante l’envie d’être milliardaire


L’actualité l’a fait un peu oublier, mais c’est une déclaration tellement révélatrice qu’il faut revenir dessus : le ministre de l’économie a dit à Las Vegas (sic) : « il faut des jeunes qui aient envie d’être milliardaires ». C’est le moment Rolex d’Emmanuel Macron, que l’actualité a bien protégé.



Dis-moi qui tu nommes à Bercy

Parler de milliards et non de millions a un sens : celui de la démesure d’une certaine élite. Pire, Macron est un énarque qui s’est mis en disponibilité à peine quatre ans après sa sortie de l’ENA pour devenir banquier d’affaire chez Rothschild. A quoi bon former sur fonds publics des hauts fonctionnaires qui partent aussi vite dans le privé ? Il n’est pas innocent non plus qu’il vienne de la finance. Dire qu’il y a cinq ans, les politiques dénonçaient les excès de cette finance qui nous avait plongé dans la pire crise économique depuis 80 ans. Aujourd’hui, ils tergiversent sur la taxe Tobin. Et faut-il s’étonner de la désindustrialisation quand on confie l’économie à un financier qui ne connaît rien à l’économie réelle ?

Son choix est également très révélateur d’un point de vue idéologique. En 2007, Emmanuel Macron a été le rapporteur de la commission pour la libération de la croissance française de Jacques Attali, mise en place par Nicolas Sarkozy. Quel meilleur exemple de cette proximité idéologique trop grande qui existe entre le PS et l’UMP que cet homme qui a servi un ancien conseiller de François Mitterrand qui servait Nicolas Sarkozy, puis qui devient ministre de l’économie quelques années après. Comment s’étonner ensuite que la loi qui porte son nom ressemble étrangement aux recommendations de la commission Attali, réalisant une partie de ce que l’ancienne majorité de droite n’avait pas osé faire.

L’impasse euro-mondialo-néolibérale

lundi 6 décembre 2021

Zemmour et Pécresse compliquent la tâche de Macron

La semaine dernière a permis une clarification du paysage politique en vue de l’élection présidentielle, entre l’annonce officielle et attendue de la candidature d’Eric Zemmour et la victoire de Valérie Pécresse lors des élections primaires de LR. Deux éléments qui viennent singulièrement compliquer la réélection d’Emmanuel Macron, qui est probablement le grand perdant de la séquence.

 


Un profond rejet des favoris

 

mardi 30 mai 2017

Macron-Philippe, Le Grand renouvellement, vraiment ? (billet invité)

Billet invité de l’œil de Brutus



Nous avions eu « la Rupture » (Sarkozy, 2007, entré en politique avec Charles Pasqua en 1974 …)), puis « le changement » (Hollande, 2012, disciple de François Mitterrand à l’entrée de celui-ci à l’Elysée en 1981), Emmanuel Macron nous annonce maintenant « le Grand renouvellement », auquel souscrivent, bien évidemment, les médias à la botte de ses amis des multinationales (dans les délires macromaniaques, L’Express va même jusqu’à titrer « La Nouvelle Vague »). Nonobstant « l’affaire Ferrand » qui démontre que les vieilles combines n’empêchent toujours pas d’accéder à un maroquin ministériel, regardons alors d’un peu plus près la composition de son gouvernement.

lundi 2 octobre 2017

2018 : le budget des riches et du CAC40

Ce n’est sans doute pas pour rien qu’Emmanuel Macron, alors ministre, vantait l’envie d’être milliardaire. Le premier budget de son ère est donc, aussi tristement que logiquement, un budget qui comblera ses amis les milliardaires. Et s’il daigne jeter quelques piécettes au peuple ce n’est que pour détourner l’attention du caractère socialement injustifiable et révoltant de sa politique.


Prendre au peuple pour donner aux oligarques

dimanche 14 mai 2017

Propagande de L’Express et de BFM pour Emmanuel Macron ? (billet invité)

Billet invité de l’œil de Brutus



A la veille du scrutin du 1er tour des présidentielles, le magazine l’Express[i] et BFM  Business ont conjointement publié un dossier d’analyse des conséquences économiques des programmes des (supposés) principaux candidats[ii]. Trois semaines plus tard, avec le recul des résultats, il n'est pas inutile de revenir sur ces analyses pas si anodines.

lundi 13 octobre 2014

Macron, Mennucci et Attali : la lente dérive du PS vers le thatchérisme


Quelle meilleure illustration de la dérive actuelle du débat public que l’évolution idéologique de certains membres du Parti « Socialiste ». Ces derniers jours, Emmanuel Macron, ministre de l’économie, Patrick Mennucci et Jacques Attali tiennent un discours que Thatcher ne renierait pas.



Doubler la droite par la droite

Le discours tenu aujourd’hui par une partie de la majorité est absolument stupéfiant. Emmanuel Macron, adoubé par le Medef, annonce qu’il ne doit pas y avoir de tabou ni de posture pour réduire le déficit de l’assurance chômage. Bref, alors que le gouvernement a échoué à inverser la courbe du chômage, il souhaite faire payer les pots cassés aux chômeurs ! Ces nouvelles coupes ne feront qu’affaiblir plus encore la demande et donc la croissance, contribuant à détériorer plus encore notre situation économique. Pire, Patrick Mennucci, qui a carrément osé parler de « privilèges corporatistes » au sujet des allocations que touchent les chômeurs. Le point Thatcher est alors bien atteint.

On se souvient alors qu’Emmanuel Macron avait été le rapporteur du rapport Attali, commandé par Nicolas Sarkozy, et que le Parti « Socialiste » semble désormais plus enclin à appliquer que l’ancienne majorité dans une dérive effarante de notre débat public. Il faut dire que Jacques Attali en est une des meilleures illustrations, cet ancien conseiller de François Mitterrand, qui a fait un rapport droitier pour un président de droite et qui vient de sortir un livre qui semble être un hommage absolument effarant à l’individualisme libéral le plus dogmatique et caricatural, selon lequel le destin de chacun ne dépendrait que de soi. Le titre « prenez le pouvoir sur votre vie » est tout un programme…

Un débat politique dans l’impasse

mardi 21 octobre 2014

Macron et Sapin à Berlin : le Munich économique de la France


Quelle humiliation pour Paris ! Le gouvernement se comporte comme le mauvais élève qui vient quémander à Berlin le soutien du meilleur élève pour amadouer la maîtresse, la Commission, qui est paradoxalement repréésentée par celui qui a mené notre pays dans cette situation, Pierre Moscovici.



La France, sans la grandeur, et même l'honneur

Il est tout de même extrêmement humiliant pour notre pays que François Hollande ait carrément envoyé à Berlin Emmanuel Macron et Michel Sapin pour tenter d'allumer un contre-feu aux menaces que font peser sur notre pays les accords européens qu'il a acceptés. A minima, pour la forme, il aurait pu trouver un terrain plus neutre pour une telle rencontre. Là, le fait que les ministres de l'économie et du budget se déplacent de concert à Berlin pour quémander le soutien de notre voisin face au front de critiques créé par la présentation du budget 2015, qui affiche un déficit de 4,3% du PIB, comme en 2013, alors que Pierre Moscovici avait promis de le réduire à 3% du PIB au printemps 2013...

Bien sûr, les ministres, ces communicants de la pensée néolibérale, ont trouvé une bonne grosse ficelle pour essayer de faire passer la pillule. Emmanuel Macron propose une baisse des dépenses de 50 milliards en France et un plan de 50 milliards d'investissements en Allemagne, façon de faire comme s'il s'agissait d'un 50/50. Mais la rustine est un peu grosse. On peut d'ors et déjà soupçonner que les 50 milliards d'investissements de l'Allemagne ne seront pas 100% additionnels, comme le dérisoire plan de croissance européen négocié par Hollande contre la ratification du TSCG en juin 2012 (dont on a bien vu l'effet...) et qu'il portera sur plusieurs années. Et on peut imaginer que le plan Allemand profitera essentiellement à Berlin, notre voisin n'étant pas le dernier en matière de protectionnisme subtil.

L'UE, c'est l'Europe de la loi du plus fort

jeudi 23 novembre 2017

Trump, Macron : deux couleurs d’une même politique fiscale oligarchique

Forte baisse de la fiscalité des entreprises (qui passerait de 35 à 20%), forte baisse de la fiscalité des plus riches à travers des dispositifs plus ou moins discrets : voilà le programme fiscal que Donald Trump et les Républicains ont présenté. Quelle ironie de constater la proximité de ce projet fiscal avec la politique mise en place par Emmanuel Macron depuis son arrivée au pouvoir…


Des 1%, par les 1% et pour les 1%

jeudi 12 novembre 2015

Macron peut-il asphyxier les Républicains ?

Mardi matin, le ministre de l’économie était l’invité d’Europe 1 pendant deux heures. Une auditrice avait du mal à voir des différences entre ce qu’il dit et François Fillon, dont elle notait pourtant qu’on le qualifier de tchatchérien. Un constat qui en dit long sur ce gouvernement.



Toujours plus loin dans le néolibéralisme



Réduire l’espace politique de l’adversaire

mardi 15 mai 2018

Les dérisoires postures de Macron à Aix La Chapelle

Le discours de Macron pour la réception du prix Charlemagne par Angela Merkel a ranimé la flamme entre le président et ses média supporters, dont les éditoriaux dégoulinants d’éloges rappellent les heures les plus extravagantes de la campagne présidentielle. Naturellement, tous les angles morts et les postures outrancières de son discours sont passés sous silence…


Communion dans la foi union-européiste

lundi 20 octobre 2014

Emmanuel Macron fait ce que Sarkozy n’avait pas osé faire !


Dans quelques années, quand on prendra un peu plus de recul sur ce qu’il se passe, on regardera sans doute avec étonnement cette majorité prétenduement de gauche, qui parie son mandat sur la libéralisation de l’économie, après 10 ans de pouvoir de droite !



Je libéralise, tu libéralises, il libéralise, nous libéralisons

Il est tout de même effarant que les médias ne notent pas davantage l’effarant paradoxe qu’il y a à ce qu’une majorité dite de gauche ponde une loi de libéralisation de l’économie après dix années de majorité de droite. Après tout, François Hollande n’avait pas reproché à Nicolas Sarkozy d’’avoir été trop dirigiste pendant son mandat et de ne pas avoir fait assez d’effort pour libérer les entreprises pendant la campagne de 2012. Il l’avait, logiquement, plutôt attaqué par la gauche. Et voilà que deux ans et demi après, la majorité dite de gauche, par la voix d’Emmanuel Macron, nouveau ministre de l’économie, dénonce les « trois maladies de la France : la défiance, la complexité et le corporatisme ».

Un tel discours semblerait plus cohérent dans la bouche de Margaret Thatcher, après avoir repris les rênes de la Grande-Bretagne que dans celle d’un ministre d’une majorité « socialiste » qui a récupéré le pays deux ans auparavant, après dix années de pouvoir de la droite. Au programme : facilitation du travail le dimanche et le soir, dérégulation des professions dites protégées avec ouveture du capital des pharmacies, ouverture du transport par autocar, qui pousse la SNCF dans un sens toujours plus élitiste et éloigné du service public et poursuite des cessions d’actifs de l’Etat. Mais après tout, cela est dans la continuité pour un PS qui a plus privatisé que la droite et dérégulé la finance comme personne.

La dérive thatchérienne du PS se poursuit