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lundi 13 avril 2020

Derrière les milliards, cette grave crise de l’euro à venir


D’un point de vue communication, l’UE a superficiellement réussi son coup. Après des passes d’arme assez acides entre dirigeants européens, le plan de jeudi soir, qui affiche 540 milliards d’euros, donne le change, pour qui ne rentre pas dans son détail. Mais, avec la crise du coronavirus, c’est probablement une nouvelle crise européenne qui se met en place, potentiellement plus grave que la précédente.




Des apparences à peine sauvées



lundi 6 avril 2020

Quand le coronavirus accable l’UE et l’euro


Il n’y a pas que Macron qui va sortir affaibli de cette crise sanitaire qu’il a si mal gérée. L’Union Européenne, une fois encore, ne sort pas grandie de la crise que le continent traverse, entre son rôle dans la coupe des budgets des systèmes de santé, son incapacité à permettre des actions communes et ses choix à contre-temps, provoquant notamment la colère de l’Italie. Elle n’en sortira pas indemne.




Déplaire à tous et affaiblir les pays européens



samedi 27 octobre 2018

Le ridicule, anti-démocratique mais aussi très intéressant rejet du budget Italien

Tout de même, il fallait l’imaginer : confier à Mocovici le soin de rejeter le budget italien dépasse les limites de l’absurde. Voici donc un ancien ministre du budget, qui assurait en 2012 tenir les 3% du PIB de déficit dès 2013, puis qui a repoussé l’objectif à 2015, avant de le rejeter à 2017, qui interpelle un pays qui reste sous ce seuil ! Nouvelle démonstration éclatante de la folie de l’UE…


Règles folles, arbitraire effarant et agenda caché

lundi 18 juin 2018

mardi 5 juin 2018

Italie : ces marchés, mauvais juges et parties

La semaine dernière, les évènements en Italie nous ont fait renouer avec l’état de nervosité des marchés pendant les pics de cette crise de la zone euro qui ne finit jamais : une hausse de 1,5 points de l’emprunt d’Etat Italien à 10 ans et une baisse des bourses. Mais plus insidieux, le discours selon lequel celui qui provoquerait cela serait un « charlatan » dans un effarant jugement de valeur.


Les marchés peuvent-ils être une boussole pour l’humanité ?

dimanche 22 mars 2015

Un nouveau pas vers la fin de l’hégémonie de l’Oncle Sam ?

C’est une annonce qui est passée relativement inaperçue mais qui représente pourtant une nouvelle faille dans l’hégémonie des Etats-Unis, après la décisions de la Chine, de l’Inde, du Brésil et de la Russie de concurrencer le FMI : les 4 principaux européens ont rejoint une initiative de la Chine en Asie.



Washington n’est plus seul

Après la chute de l’URSS, pendant quelques années, les Etats-Unis ont été la seule super-puissance. Et déjà que leur comportement avait été souvent très critiquable pendant la Guerre Froide, soutenant des dictatures militaires contre des démocraties penchant vers Moscou, le fait de se retrouver un peu seul au monde ne les a pas rendu plus responsables, déclenchant des guerres bien plus pour protéger leurs intérêts que par altruisme, faisant des centaines de milliers de morts. Et les Etats-Unis ont aussi la fâcheuse habitude de prendre leurs règles pour les règles du monde, n’hésitant pas à les appliquer par delà les frontières, pour l’impôt, comme pour sanctionner BNP-Paribas.

Si UE n’a pas permis aux pays européens de peser dans les relations internationales, semblant même les affaiblir plus qu’autre chose, l’ascension économique des pays émergents, au premier rang desquels la Chine, semble devoir redessiner les rapports de force à l’échelle de la planète. Il y a moins d’un an, la Chine, l’Inde, le Brésil et la Russie ont monté une banque concurrente du FMI, dotée de 100 milliards de dollars. Pour être honnête, à moins qu’elle finisse par intervenir en Grèce, si Tsipras voulait enfin desserrer le nœud coulant européen du cou de son peuple, elle n’a pas encore véritablement changé les rapports de force économiques de la planète, mais il s’agissait d’un premier pas.

L’Europe défie Washington en Asie

lundi 6 janvier 2014

Italie, Lettonie : ces peuples qui rejettent l’euro


Les partisans de l’UE se sont réjouis de l’arrivée de la Lettonie comme 18ème membre de la zone euro. Mais tout ceci ressemble à une machine folle qui s’emballe quand on sait que 60% de la population y était opposée. Cela craque aussi en Italie, où une majorité souhaite désormais le retour de la lire.


Le scandale letton

Certes, en liant sa monnaie à l’euro, le gouvernement avait de facto déjà abandonné toute souveraineté monétaire, expérimentant avant la Grèce l’horreur des politiques d’ajustements structurelles où l’on fait baisser les salaires plutôt que la monnaie pour regagner en compétitivité. Mais cela avait été un tout petit peu moins violent qu’en Grèce dans la mesure où le pays avait connu une très forte croissance dans les années précédentes. Mais l’abandon du lats et le passage à l’euro au 1er janvier se sont faits d’une manière particulièrement choquante d’un point de vue démocratique.

En effet, comme cela était rapporté en juillet 2013, le gouvernement a refusé un référendum à son peuple sur le passage à la monnaie unique européenne ! Il est tout de même assez culotté de la part d’un Etat d’abandonner la monnaie nationale sans demander l’avis de sa population, qui n’était alors que 38% à le souhaiter. Le ministre des finances espérait que ce chiffre progresserait d’ici la fin de l’année. Mais les nouveaux sondages montrent l’exact inverse puisque seulement 20% des lettons se réjouissent de ce choix aujourd’hui et 60% ne s’en réjouissent. L’UE et la démocratie, cela fait 2.

En Italie, le divorce avec l’idée européenne progresse

dimanche 24 novembre 2013

Fin de l’euro : les options espagnoles et italiennes avancent aussi


Le calme des marchés depuis plus d’un an est trompeur. De manière souterraine, les forces qui vont tôt ou tard mener au démontage de la monnaie unique continuent à se renforcer. Outre l’éloignement progressif de l’Allemagne vis à vis de l’euro, le même phénomène est en marche à Rome et Madrid.



L’Espagne et l’Italie à la dérive

Bien sûr, certains observateurs à courte vue voient dans le rééquilibrage rapide des balances commerciales des deux pays un signe que la situation va mieux. Néanmoins, il s’agit presque du seul rayon de soleil dans une situation très difficile. En outre, cette amélioration vient d’abord de la baisse de la demande intérieure, qui provoque une baisse des importations. Beaucoup de signaux restent extrêmement inquiétants, entre la hausse continue des créances douteuses en Espagne, qui ont atteint un nouveau record en septembre ou surtout le maintien d’un niveau de chômage absolument colossal.

D’ailleurs, à l’occasion de la mise en place de la surveillance des budgets nationaux décidée avec le TSCG, la Commission Européenne a émis des doutes sur la situation de l’Espagne et de l’Italie. Elle a contesté l’hypothèse de croissance de Rome pour 2014. Il faut dire que 1,1%, cela semble optimiste. Et cela pose problème car le manque de croissance a fait exploser la dette, à plus de 130% du PIB. L’Espagne est visée pour ses déficits qui tardent décidemment à se réduire, avec 6,8% cette année. Les marches seront hautes pour atteindre l’objectif de 3% du PIB, fixé actuellement pour 2016.

La 2ème phase de la crise européenne

vendredi 4 octobre 2013

Le débat sur la légitimité de la dette publique arrive en Italie


Grâce, entre autres, au travail d’André-Jacques Holbecq et Philippe Derudder, le débat sur la légitimité de la dette publique et la création de la monnaie a pris en France. Il semble qu’il arrive en Italie, où il a été calculé que le montant des intérêts payés depuis 1980 équivaut à deux fois le PIB !



Les intérêts boules de neige

Le cas italien est encore plus spectaculaire que notre cas. Le PIB du pays était de 1 566 milliards d’euros fin 2012, et dont la dette était de 1 988 milliards, soit 127% du PIB, une hausse de 10 points en seulement deux ans, malgré des déficits plus faibles qu’en France. Ceci montre que les politiques austéritaires sont aussi responsables de la hausse de la dette. Mais le chiffre qui interpelle, c’est le montant des intérêts payés par le pays depuis 1980 : 3 100 milliards, deux fois le PIB, plus d’une fois et demi le montant de la dette. Cela fait 20 ans que le pays a un excédent primaire en vain.

Le problème du pays, ce sont les déficits colossaux des années 1980, qui ont fait explosé le poids de la dette, au-delà de 100% du PIB à partir de 1992. Il faut noter que les intérêts ont englouti jusqu’à 12% du PIB du PIB en 1993. Pour mémoire, cela représenterait 240 milliards d’euros dans la France de 2013… Ce qui est intéressant avec l’Italie, c’est que ce pays montre qu’il est extrêmement difficile de réduire le poids de la dette une fois qu’elle atteint un certain niveau, même en accumulant 740 milliards d’excédents primaires (hors intérêts) depuis 1992. Inquiétant pour la zone euro.

Un problème de monnaie et de banque centrale

lundi 30 septembre 2013

L’Italie en pleine crise politique


Coup de théâtre samedi : Silvio Berlusconi a annoncé la démission des ministres de son parti, le PDL, du gouvernement d’Enrico Letta. L’explosion de cette fragile coalition fait de nouveau entrer l’Italie dans une période d’instabilité dont l’issue est extrêmement incertaine.



Comme un air de 4ème République

La situation de l’Italie n’est pas sans ressembler à la situation de la France de l’après-guerre où il était impossible de former des majorités stables, où les gouvernements duraient moins d’un an en moyenne et où il était très difficile au pays de trouver des réponses aux questions qui se posaient. En fait, l’issue était assez prévisible. En effet, les élections de février avait un produit un parlement très instable avec trois grands blocs, le centre-gauche, arrivée légèrement en tête, ce qui lui avait permis d’obtenir une légère majorité au Parlement, devant le bloc de centre-droit, puis le parti de Beppe Grillo.

Du coup, même si Silvio Berlusconi avait exclu pendant la campagne de s’allier avec le centre-gauche, le refus de Beppe Grillo d’épauler quiconque avait imposé une telle solution. Mais les soucis judiciaires du Cavaliere ont précipité la fin de la coalition. Après une nouvelle condamnation judiciaire, le Sénat examine son exclusion, casus belli pour l’ancien Premier Ministre. Tout ceci montre une nouvelle fois que la principale motivation de Silvio Berlusconi en politique est la défense de ses intérêts et de se protéger de ses innombrables soucis judiciaires et en aucun cas le sort des Italiens.

Quel avenir pour l’Italie ?

vendredi 23 août 2013

Renault Trucks, motif d’espoir ou arbre qui cache la forêt ?


Volvo a annoncé il y a quelques jours qu’il rappatriait la productionde camions Renault qui était faite en Turquie dans une usine française. Faut-il y voir un motif d’espoir pour le « fabriqué en France », comme le soutient Jack Dion dans Marianne, ou s’agit-il d’une exception qui confirme la règle ?



Pourquoi Volvo a pris cette décision ?

Jack Dion a bien raison de souligner qu’il n’y a pas que le coût de la main d’œuvre dans les critères de sélection d’une implantation industrielle, tout comme quand il rappelle que « la France est à peu près au même niveau de revenus salariaux » que nos principaux partenaires européens. En effet, les entreprises s’attachent également aux infrastructures, au prix de l’énergie, à la qualification et la productivité de la main d’œuvre, au cadre de vie… Et sur tous ces critères, l’hexagone est en bonne position. En outre, notre pays est au cœur des 5 principaux marchés européens.

Cependant, à y regarder de plus près, il n’est pas sûr que ce soit cela qui ait motivé la décision de Volvo. En effet, ce papier du Figaro évoque des raisons différentes. Les camions produits en Turquie ne l’étaient pas par une usine Renault mais par un partenaire. Or, le marché européen a baissé de 13%, faisant chuter la capacité d’utilisation des usines, et donc la rentabilité. En outre, Renault commercialise une nouvelle génération de camions, qui a nécessité pas moins de 2 milliards d’euros d’investissement. Il est donc probable que ce choix est davantage une rationalisation industrielle, le partenaire turc étant une soupape de sécurité pour ne pas augmenter les capacités en interne.

Le « fabriqué en France » est-il condamné ?